dimanche 30 août 2009

Enfin 1 an !

Bonjour et bienvenue sur ce blog !
Depuis le 1er septembre 2008, j'ai rejoint le Groupe BPI au sein de Leroy Consultants, plus ancien Cabinet d'outplacement français.
Coach et formateur en management sur le bureau de Grenoble, j'accompagne au changement des individus et des équipes dans leurs transitions et challenges professionnels.
jean-michel.poncet@groupe-bpi.com

dimanche 31 août 2008

Anniversaire

Blog Day 2008

1 an déjà, 21 000 mots sous les mers, 1 visiteur chaque demi-journée... ces "chroniques terriennes" (qui ont pris un ton très léger durant ces deux mois d’été d’ailleurs) me permettent de formaliser mes réflexions et autres constats durant mes pérégrinations professionnelles.
A l’instar du Blog Day (aujourd’hui), je vous propose de vous "renvoyer", en cette rentrée, à mes 5 lectures actuelles (et sérieuses), non sur le net mais dans des ouvrages papier bien imprimés :
- "Les Fondamentaux humains du leadership" de Christophe Le Buhan et Jacques Santini chez Demos Editions (mars 2008) déjà évoqué dans ma chronique du 11 mai 2008 "J
e t'envisage".
- "C’est (vraiment) moi qui décide ?" de Dan Ariely chez Flammarion (Mai 2008). Le regard d’un spécialiste d’économie comportementale sur les raisons cachées de nos choix.
- "Au cœur de la relation d’aide", le dernier livre de Vincent Lenhardt chez InterEditions (Mai 2008) est une synthèse de son expérience sur les fondamentaux de la thérapie et du coaching.
- "Le dictionnaire des coachings", ouvrage collectif chez Dunod (Février 2007) présente un panorama des concepts incontournables et novateurs de l’accompagnement professionnel, rédigé par les plus grands praticiens français : parmi eux Angel, Amar, Devillard, Tencé, Boulart, Bellanger, Blanc-Sahnoun, Warnez et Lenhardt (évidemment).
- Le fameux "Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs)" de Marshall B. Rosenberg, le génial inventeur de la Communication Non Violente. Paru à La Découverte, cette nouvelle édition de juillet 2008 comporte une préface inédite de Arun Gandhi (le petit-fils).
... Bonnes lectures de rentrée !

mardi 26 août 2008

Pas trop Nîmes…

… mais plutôt Avignon. Ceci étant, avez-vous prêté attention aux pa-tro-nymes de certains de nos contemporains ? J’évoquais déjà dans ma chronique du 12 09 07 (voir "Les douze patronymes") cette souffrance identitaire que pouvait représenter dans la vie le fait de porter un nom facétieux.
La presse, par exemple, via les signatures des journalistes et rédacteurs, les personnes citées, regorge de noms délicieusement troublants. Certains sont carrément inquiétants. Comme le pauvre footballeur David Sommeil qui vient de tomber dans un profond… coma. Et que dire de Jean Bancal qui vient de décéder ? A 90 ans passés, il l’était peut-être devenu. "Le nom grandit quand l’homme tombe" disait Hugo (Les misérables)…

Cette Madame Leloup qui a épousé Monsieur Sauvaget est psycho-thérapeute ; le syndrome PCR (petit chaperon rouge) commence sans doute comme cela !
Dans mon quotidien préféré, je constate cependant aujourd’hui que Marie Dancer ne rédige pas la rubrique Musique, pas plus que Benjamin Quenelle la rubrique Culinaire et Laurent Larcher la rubrique Sport. La vie est parfois mal faite.
"Il reste d’un homme, ce que donne à songer son nom" écrivait Paul Valéry. C’est alors que je trouve au courrier un mailing d’une maison de champagne prestigieuse : il est signé Isabelle Boillot ! Pas très gouleyant pour une Directrice des Ventes n’est-ce pas ? Cependant ici, Aline Perrier n’aurait sans doute jamais été embauchée ! Bref, patronyme, mais un peu quand même.

mardi 12 août 2008

Appelle-moi Blaise

Plus au sud, je viens de traverser la canicule. Un jour de début août, les chaleurs m'ont touché à l'heure de la sieste. J’ai déliré sur Marc-Aurèle puis sur Pascal. J’ai rêvé que ce blog s’appellait « Pensées ».
Ces chroniques, telles les petites fleurs odorantes que ma grand-mère adorait, sont des pensées que je couche sur mon Pré-Carré, l’écran de mon PC, mon Blog-Notes, tels les goûters de ma jeunesse, avec des BN…
Le clocher Saint-Blaise, lui, à Bellecombe me ramène au temps Pascal.
Dès 1080, la première mention de l’existence d’une église sur ce promontoire dominant la belle combe de Savoie, aux confins du Dauphiné, permit de penser que les habitantes de Bellecombe ne sont pas les bellecomblaises mais bien les bellecombèses…

PS : pendant que vous riez, je m'en vais prendre un Aspro ;-)

jeudi 31 juillet 2008

Press & people

A l’heure où je passe concrètement d’un monde (professionnel) à l’autre, il est clair que deux années dans la presse m’ont permis de croiser quelques "people". Je vous livre ici mes 15 VIP :
Dans la catégorie Présidents de grands Groupes, j’ai croisé Henri Lachmann (Schneider), Patrick Thomas (Hermès), Henri Giscard d’Estaing (Club Med), Alain Mérieux (bioMérieux) et Jean-Pascal Tricoire (Schneider).
Dans la catégorie Ministres : Brice Hortefeux (actuel Ministre de l’intégration et de l’identité nationale) et Michel Giraud (ancien Ministre du Travail). Dans la catégorie Grands Journalistes : Bruno Frappat (Bayard Presse), Stéphane Paoli (France Inter), Jean-François Kahn (Marianne) et Emmanuel de La Taille (Press Club). Dans la catégorie Penseurs : Edgar Morin, Axel Kahn et Dominique Wolton. Et enfin hors catégorie : Anne-Sophie Pic (3 étoiles au Michelin)
.
La presse est le miroir de notre société. Je le traverse.
Je reviens aujourd’hui dans la vraie vie. Dans la pâte humaine.
Comme le souligne l’excellent magazine GEO : "Il est temps de voir le monde autrement". Du monde, j’en ai vu, des "people" je n'en veux plus !

samedi 26 juillet 2008

What else ?

(En me noyant dans ma tasse) ou plutôt en nous enfonçant dans l’été, je repense à mon compatriote grenoblois Stendhal qui écrivait il y a 170 ans "Mémoires d’un touriste" -1838-. Ce n’est point de hamac au long cours ou de compétition de chaise longue dont je veux vous entretenir néanmoins, mais de cette "libération" que j’ai ressenti ce mois-ci.
Notre Ingrid Betancourt n’est pas la seule à avoir été libéré en juillet.
Votre bête à concours n’a pas lésiné sur son énergie en 6 ans de "captivité".
Au bac de philo, ma fille a planché sur "Peut-on désirer sans souffrir ?"
(Non El Gringo, ne nous offre plus de nouvelles arômes à découvrir)
Sur cette question, en touriste, j’ai ma petite idée.
(Vous prendrez encore un café ? -nommé désir-)
Elle me ferait presque dire (mon idée) : un bon boulot. What else ?

vendredi 18 juillet 2008

You rock my life

C’est vraiment un étrange retour vers le futur que nous vivons collectivement depuis quelques temps. Les idoles musicales des années 60, 70 ou 80 réapparaissent dans le décor, avec un vrai succès d’audience à la clef. Revoir actuellement fleurir les concerts (voire les tournées) de groupes comme Kiss, Police et autres Deep Purple en Rhône-Alpes me rend songeur. Songe d’une nuit d’été avec ZZ Top, ce n’est certes pas banal, mais quelque part bel et bien surprenant !
Phénomène de nostalgie collective globalisé démultiplié par un marketing affûté. Certainement aussi un besoin de s’évader dans un passé plus sécurisant que notre futur à venir. Mais que dire de ma fille de 19 ans qui apprécie les chansonnettes de ma prime jeunesse ? Un peu troublant tout ça quand même non ?
La question de savoir vivre l’instant présent, de savourer l’ici et maintenant nous est souvent posée. Evitons de nous replier vers le passé, d’être anxieux de l’avenir et vivons pleinement le moment. Le bon moment, c’est maintenant !

"Hier, c’est l’histoire. Demain, c’est le mystère. Aujourd’hui, c’est un cadeau." Alors si les groupes d’antan nous aident à y parvenir avec leurs morceaux…
Même si "on passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu'on aimera et l'autre moitié à quitter ceux qu'on aime" (Victor Hugo).

mercredi 25 juin 2008

Le Moi(s) de l’entrepreneuriat

Juin est décidément le mois de l’entrepreneuriat à Lyon (LVE).
Il s'est ouvert (le 3) par les "Prix de l’esprit d’entreprendre" (du magazine Acteurs de l’économie Rhône-Alpes) qui ont été couronnés du double succès de la qualité de la diversité des parcours des 8 lauréats, et de la présence de près de 400 personnalités dans la magnifique salle de la Corbeille de la CCI de Lyon (57 m de plafond, ou plus exactement de verrière).
Puis vint sur place le "Salon des entrepreneurs", la semaine dernière (les 18 et 19 juin). J’y ai passé une pleine journée. Mon constat est que la démocratisation est en route ! J’y ai en effet croisé des jeunes, des vieux, des "presque SDF", des shorts, des tongues et Monsieur le Maire (de son nom Collomb, sans doute l’arrière-arrière petit rejeton de Christophe, l’aventurier).
Ma seule certitude, finalement, parmi tous ces prétendants à l’aventure de l’entreprise fut la suivante : les femmes enceintes, vues ce jour là sur ce salon, vont certainement créer un organisme dans les mois à venir !
Le supplément des Echos "L’art d’entreprendre" vient contredire mon pessimisme : le rythme de 200 000 créations par an il y a 10 ans est actuellement passé à 300 000. Mais au-delà de ces chiffres (qui comportent nombre d'activités unipersonnelles) les deux questions suivantes ont "raisonné" en Moi : "Et si entreprendre était une science ?" (La science de créer les conditions du succès…) Et en ce Mois : "Quels compromis pour composer l’équipe entrepreneuriale ?" (La composition de l’équipe idéale dépend de l’appétence au risque…)

vendredi 13 juin 2008

E=MC²

Efficacité = Motivation x Compétences²
Et si la clef de l’efficacité résidait dans l’équation consistant à "décupler" la motivation (faire sens) par les compétences "en synergie" (savoir-faire & savoir être) ? Et complétons notre savant modèle mathématique par les deux "théorèmes" suivants :
1) Sachant que les deux conditions de la réussite d’une équipe sont avant tout un haut degré du sentiment d'appartenance et un leadership clair.
2) Dans la mesure où une équipe performante (d'après William Schutz) est celle qui ose exprime ses besoins et ses peurs, en ayant renoncé à toujours avoir toujours raison à priori.
On atteindra ainsi l’efficacité maximale.
Reste à évoquer encore qu’une organisation performante sait surtout précisément sur quels critères elle est évaluée (les KPI*), et qu’elle possède une saine écologie des relations entre chacun de ses membres, entre chacun et le leader, entre chacun et le groupe, et entre le groupe et l’extérieur…
Tout cela est finalement plus "alchimie" que "calculs" ! Au delà des théories, ne vaut cependant sur le terrain que la multiplication du courage par le respect, de la créativité par la convivialité et de la compétitivité par la profitabilité (et si possible au ²) !

* KPI : Key Performance Indicators

dimanche 25 mai 2008

Engagement

Dans les TPE-PME, "on bosse" davantage que dans les grandes entreprises.
L'information est confirmée par l'enquête emploi de l'INSEE. Les cadres des sociétés de moins de 10 salariés travaillent 131 heures de plus par an que les autres ; soit plus de 3 semaines d’écart.
Je ne regrette pas les 35 heures dans ma précédente grosse société mais quand même ! Cadres de TPE, c’est le prototype de l’homme à tout faire, compte-tenu de la polyvalence réclamée et de l’absence de services généraux. Les bosseurs tournent ainsi à plus de 50 heures par semaine.
Si dans les petites structures l’investissement énergétique est conséquent, il va concerner de plus en plus de monde. Ces 20 dernières années, on a connu en France une croissance de 35 % des effectifs dans les PME, pour une population active en hausse seulement de 10%. Et que dire des entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants indépendants…
Trop de tâches ne sont en effet pas valorisables lorsque l’on est à son compte. La rentabilité de nombre d’activités ne peut souffrir de l’imputation des temps de trajets, du travail administratif, de la veille concurrentielle et recherche d’informations par exemple. Souvent dans les TPE, c’est même évidemment la maintenance du matériel, le nettoyage des locaux, le rangement etc... Pas étonnant que l’investissement temps corresponde à un total engagement. A méditer quand on reparle de RTT !

dimanche 11 mai 2008

Je t’envisage

Dans notre univers professionnel, beaucoup nous dévisagent.
Parfois même malheureusement notre propre manager.
Le coach, et particulièrement le coach CT (l’école de Vincent Lenhardt), est là pour m’envisager. Car c’est un regard positif qui est fondateur de la relation de coaching. Ce que nous imageons, nous CT, comme "l’alliance des Princes" :
Nous avons tous trois couches dans notre personnalité : le Prince ou la Princesse (notre partie positive), le crapaud ou la grenouille (le lieu de nos blessures), le masque (la convention sociale). C’est en tombant la masque, et dépassant nos fragilités que nous accédons à notre Prince. Celui qui possède en nous le potentiel positif pour grandir.
Il est vrai de dire que le coaching est, avant tout, la rencontre de deux subjectivités et de deux fragilités. C’est dans cette intersubjectivité que nous trouvons un espace de confrontation à l’altérité. L’exigence accompagnée de bienveillance est alors source de fertilité.
Je rejoins complètement le RCV (Regard Créateur de Valeurs) de Christophe Le Buhan et Jacques Santini, concept qu'ils développent dans l’ouvrage "Les Fondamentaux humains du leadership" chez Demos Editions (mars 2008)*.
« Traitez un homme pour ce qu’il est et il restera ce qu’il est. Traitez un homme pour ce qu’il peut être et il deviendra ce qu’il peut être et devrait être." C’est de Goethe.


* Au fait, ce livre est sous-titré : "Le plus humain c’est le plus efficace durablement."

jeudi 1 mai 2008

Choisir son coach ?

L’accès à la profession étant ouvert, la vigilance est évidemment recommandée. Je vous propose ici 7 recommandations pour faire le meilleur choix m’inspirant d’un propos de Lydie Colders (journaliste économique, dont j'aimerais avoir les cordonnées).
Anciens managers, psychologues, consultants... les coaches viennent d’horizons variés. Rencontrez-en plusieurs, faites-vous expliquer leurs méthodes de travail et vérifiez les points suivants :
Ses connaissances théoriques. Le coaching prend sa source dans différents courants de la psychologie et des sciences sociales : analyse transactionnelle, PNL (programmation neurolinguistique), approche systémique... Le coach doit être formé à l’une de ces disciplines et aux méthodes de coaching, de préférence dans une des écoles renommées.
Son parcours. Un solide itinéraire en entreprise, un passé de manager et une expertise dans l’accompagnement humain sont indispensables.
Sa déontologie. Le coach s’interdit toute influence sur le salarié et il est tenu au secret professionnel. Au cours de votre entretien, testez sa discrétion. S’il commence à citer des noms d’anciens coachés, c’est mauvais signe !
Sa maturité. Faire du coaching suppose de bien se connaître et d’être au clair avec ses motivations. Le coach doit avoir réalisé un travail sur lui-même (une thérapie ou un processus de développement personnel).
Sa supervision. Un coach supervisé est lui-même suivi par l’un de ses pairs. Un garde-fou nécessaire pour maîtriser tout risque de dérapage et de transfert affectif dans la conduite d’un coaching.
Le feeling. Au-delà de l’expérience du coach, c’est l’aspect le plus important. Vous devez vous sentir en parfaite confiance pour envisager un accompagnement.

dimanche 20 avril 2008

Là où ça fait mal

Etre exigeant dans son engagement professionnel est certainement un gage de réussite. Adopter une attitude bienveillante me semble être la condition nécessaire à l’atteinte de bons résultats en équipe. Ceci implique notamment d’être conciliant. Ce qui ne veut pas dire se soumettre, mais bien faire preuve de sympathie et de diplomatie.
On en revient donc encore une fois à la relation. L’empathie, qui consiste à se mettre à la place de l’autre, permet une puissante relation interpersonnelle lorsqu’elle comporte les 4 conditions suivantes : écoute neutre et clairvoyante, sens du service, satisfaction de ses propres besoins, volonté de concilier nos sensibilités.
Installer une relation chaleureuse, unificatrice, c’est la sympathie. L’empathie est beaucoup plus exigeante ! Alors qu’est-ce que l’exigence d’un dirigeant, qui sur le plan de la relation interpersonnelle lorsque vous lui parler d’écoute et de ressenti, vous dit tout de go qu’il n’est pas Mère Térésa ? Mère Térésa, toute Sainte soit-elle, avait aussi ses moments de doute (mais quelle opiniâtreté !) Qu’est-ce que l’exigence professionnelle d’un patron veut dire (surtout quand il tente souvent de faire grandir sa société), s’il ne se met pas à exiger de lui même à grandir dans la relation avec ses collaborateurs (à qui il demande tant par ailleurs) ?

Laisser souffrir ses compagnons d’infortune en ne satisfaisant pas à leurs besoins psychologiques primaires me semble être de nature à interroger ?
Les grandes douleurs sont muettes. C’est du moins ce qu’affirme mon dentiste qui est sourd !

dimanche 13 avril 2008

Sale ère

Le revenu annuel salarial net moyen (secteurs public et privé) a stagné depuis trente ans.
Sur la période 1978-2005 il se situe à 16 800 € *. Reflet de la précarisation de l'emploi (temps partiel et contrats courts) qui tire le salaire vers le bas, cet indice fait même apparaître un recul de 0,5% sur la période 2000-2005. Sale ère dans laquelle nous sommes…
Alors que le salaire moyen par tête augmente, ce nouvel indice, qui tient compte de la qualité de l'emploi, est pertinent. Ce n'est pas le pouvoir d'achat, heureusement, car il ne correspond qu'à 60 à 70 % du revenu total disponible. En effet, les prestations sociales, l'éventuel revenu du patrimoine et le fait de l'augmentation de la population salariée (majoritairement deux salaires dans un foyer**) ont réussi à faire augmenter le pouvoir d'achat des ménages.
Sachant que 2 583 € (brut mensuel) est le salaire moyen en France pour un poste à plein temps dans le privé ***, mieux vaut en avoir deux qu’un seul dans son foyer.
Que l’amélioration du niveau de vie de nombre de ménages soit surtout le fruit de la mise sur le marché des conjointes est un bien triste constat ! Certains sont à ce petit jeu financier là les grands gagnants (not. les 35% de femmes cadres) ; d’autres, en travaillant cependant tous les deux, ne permettent à leur famille que la survie.

* Source INSEE in Les Echos du 29 11 07
** Plus de 80% des conjointes ont un emploi contre moitié moins au début des années 60
*** Source INSEE in Agir et Entreprendre (Magazine de la CCI de Lyon n° mars-avril 08)

dimanche 6 avril 2008

Crise en thèmes

Ces dernières années m’ont vu opérer au sein de quatre entreprises en crise dans des secteurs différents : communication, packaging, immobilier, presse. Par ordre de taille, comme cité précédemment : la première a été liquidée, les seconde et troisième ont été rachetées, la quatrième s’en sort avec un plan de restructuration. Faut-il être gros pour échapper aux Chrysanthèmes ? Cela aide, certainement.
Il faut aussi savoir utiliser les bons mots… et pas seulement les gros !
"La crise en 100 mots" est un abécédaire que j’ai lu il y a quelques mois (La Documentation Française). Il recense les mots les plus significatifs pour désigner les ressorts de la gestion et de la communication de crise qui impactent les organisations. Si l’on y trouve précaution, cacophonie, chaos, engagements, psychose, transparence… je n’y ai pas trouvé névrose, tétanie des équipes, agressivité, filouterie, austérité relationnelle, parasitisme commercial… autant d’aspects que j’ai touché du doigt. Ces différents thèmes pourront faire l’objet de prochaines chroniques qui s’intituleraient "Les mots des maux"…
Au terme "sauvegarde", je citerais la loi portant ce vocable (application au 1er janvier 2006) sur la prévention des risques de l’entreprise. Les nouvelles dispositions de la législation sont là pour aider l’entrepreneur à éviter une crise grave. Je connais un guide pratique, très apprécié des professionnels, destiné à la vulgarisation du dispositif et permettant un prise de conscience du chef d’entreprise.

Un petit outil* qui peut éviter de bien grands maux.

* à trouver sur www.acteursdeleconomie.com (rubrique Guides)