Dans les TPE-PME, "on bosse" davantage que dans les grandes entreprises.
L'information est confirmée par l'enquête emploi de l'INSEE. Les cadres des sociétés de moins de 10 salariés travaillent 131 heures de plus par an que les autres ; soit plus de 3 semaines d’écart.
Je ne regrette pas les 35 heures dans ma précédente grosse société mais quand même ! Cadres de TPE, c’est le prototype de l’homme à tout faire, compte-tenu de la polyvalence réclamée et de l’absence de services généraux. Les bosseurs tournent ainsi à plus de 50 heures par semaine.
Si dans les petites structures l’investissement énergétique est conséquent, il va concerner de plus en plus de monde. Ces 20 dernières années, on a connu en France une croissance de 35 % des effectifs dans les PME, pour une population active en hausse seulement de 10%. Et que dire des entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants indépendants…
Trop de tâches ne sont en effet pas valorisables lorsque l’on est à son compte. La rentabilité de nombre d’activités ne peut souffrir de l’imputation des temps de trajets, du travail administratif, de la veille concurrentielle et recherche d’informations par exemple. Souvent dans les TPE, c’est même évidemment la maintenance du matériel, le nettoyage des locaux, le rangement etc... Pas étonnant que l’investissement temps corresponde à un total engagement. A méditer quand on reparle de RTT !
Transitions de carrière et accompagnement du changement : Communication, management, efficacité pro., coaching, croissance identitaire... L'Entrepreneuriat, la relation au travail, l'évolution et la mobilité professionnelle... L'Entreprise, les Hommes, la Vie : bref, le CyberCarnet de JMP ! (depuis 2007)
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dimanche 25 mai 2008
mercredi 31 octobre 2007
Un travail sinon rien !
Contrairement aux idées reçues, les Français accordent plus d’importance au travail que la plupart des européens. Ils sont parmi les premiers à enseigner à leurs enfants à travailler dur. Selon la Sofres, pour 70% d’entre eux, les parcours les plus enrichissants sont de créer son entreprise ou d’exercer plusieurs métiers. On constate encore une fois que beaucoup en rêve, peu le font vraiment… Là où aujourd’hui il y a bien une volonté de travailler et un désir d’entreprendre, il y eu de l’antiquité au moyen-âge, beaucoup mieux que le travail : s’instruire, faire de la politique, mais aussi faire la guerre ! Le travail fut en effet servile pendant de nombreux siècles. Les premiers discours positifs sur le travail furent ceux des ordres monastiques et des corporations. Accéder à un certain épanouissement, c’est l’objectif assigné au travail aujourd’hui. Gagne pain certes, mais aussi source de croissance personnelle qui est remise en cause par certains 'objecteurs de croissance' tel Albert Jacquard (le célèbre généticien). Entendons-nous sur la 'décroissance' car l’homme a vocation à la croissance. Mais pour moi, les valeurs supérieures seules donnent sens à la croissance. Notre courage, c'est de donner un sens à notre vie professionnelle qui puisse éclairer notre travail au quotidien. Moins de biens, plus de liens. C’est très bien. Un travail, sinon rien !
PS : Je vous signale la publication, en septembre dernier, de l’ouvrage ‘Le travail’ aux PUF de Dominique Meda (chercheuse au Centre d'Etudes de l’Emploi). Fruit d'un travail centré sur l'emploi, sachez Meda m’ Messieurs, que pour être employée comme tête chercheuse au CEE, il faut avoir fait des études, beaucoup travailler, et surtout avoir la tête de l’emploi !
PS : Je vous signale la publication, en septembre dernier, de l’ouvrage ‘Le travail’ aux PUF de Dominique Meda (chercheuse au Centre d'Etudes de l’Emploi). Fruit d'un travail centré sur l'emploi, sachez Meda m’ Messieurs, que pour être employée comme tête chercheuse au CEE, il faut avoir fait des études, beaucoup travailler, et surtout avoir la tête de l’emploi !
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