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jeudi 6 septembre 2007

Du mal à l’aise au malaise

Selon l'Observatoire du stress de la CFE-CGC, le stress en milieu professionnel touche aujourd'hui près d'un Français sur deux ; soit 44% exactement, dont 18% sont gravement atteints. Les quadras sont d’ailleurs les plus touchés des différentes catégories d’âge.
Le déficit de reconnaissance, le défaut de sens, mais aussi la surcharge de travail constituent la trilogie des motifs évoqués par les Cadres (comme globalement les autres salariés) pour justifier le haut niveau de malaise en entreprise. Si l’on en croit Bernard Salengro, médecin du travail, responsable santé au travail à la CFE-CGC (et auteur d’un ouvrage sur le sujet *) nombre de dirigeants imputeraient aux seuls aspects personnels cet état de fait sans jamais remettre en cause leurs méthodes managériales.
On revient là à l’impact du management des équipes sur la qualité de l’ambiance, du climat social et l’« Okness » de chaque individu. Les pratiques managériales dans lesquelles la gestion des signes de reconnaissance est absente (je ne parle pas de gratification comme vous l’avez compris – cf. ma chronique précédente) sont significativement responsables du « mal à l’aise » , voire du malaise de nombre de collaborateurs.
Même si d’autres aspects du contexte interviennent aussi, bien évidemment, ayons la sagesse d’œuvrer sur un levier qui est à notre portée d’Individu, de Manager Professionnel, de Responsable porteur de sens.
Lueur d’espoir ? Les stages de formation, dans le nouveau cadre du DIF, peuvent me permettre de me réjouir un peu car nous constatons que la formation au management arrive aujourd’hui en tête des demandes.

* « Le Stress des cadres » Editions L’Harmattan 2006 - Selon l’auteur, le stress serait responsable de plus de décès que les accidents du travail.

lundi 3 septembre 2007

Ne laissons pas rentrer le stress

Aujourd'hui, 3 septembre, la rentrée 2007-2008 est bien là.
Il pleut (à nouveau) sur Paris (...)
Le mot « stress » vient immédiatement à l’esprit de 78% des actifs français quand on évoque « le boulot », d’après un sondage TNS Sofrès-Pèlerin.
Les deux causes majeures citées (par la moitié) de nos contemporains travailleurs sont « l’incertitude face à l’avenir professionnel » et « le manque de reconnaissance ».
Concernant la première difficulté, nous ne pouvons que constater que notre époque se caractérise par ce que certains spécialistes en sociologie d’entreprise appellent le « KO management ».
L’incertitude est certainement le premier des 7 aspects de ce KO qui comporte en outre nos peurs (notamment imperfections), nos ambiguïtés, ambivalences, paradoxes, frustrations, et bien entendu notre (in)capacité au changement.
Tels les 7 nains, ils reviennent en chantant à la rentrée !
Vivre avec de tels compagnons ne relève pas vraiment du conte de fée, en effet. Pourtant c’est là notre challenge professionnel à tous.
Quand un style de management permet de diminuer, voire lever l’incertitude, on a déjà fait un pas de géant vers la sérénité… et par conséquent vers l’efficacité. Ceci dit, la responsabilité de chacun aujourd’hui est de travailler continuellement à son employabilité, démarche constructive pour mieux anticiper le changement.

Je vous propose d’aborder le second aspect de ce sondage (le manque de reconnaissance) dans ma prochaine chronique, car il me semble être l’un des éléments essentiels du « circuit confiance » que se doit d’initier tout manager avec son équipe.