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mardi 9 juillet 2013

Savoir (se) faire confiance

Chronique Terrienne n° 116
L’été est enfin là et mes week-ends sont à nouveau remplis de virées en duo et autres sorties rando. en troupeaux. Je suis en effet "addict" de belles courbes ! Mon adage étant que "l’abus de virage ne peut nuire à la santé", je réalise mes trajectoires dans des massifs aussi majestueux que proches de chez nous : Chartreuse, Belledonne, Vercors, Dévoluy, Bauges, Beaufortain, Jura…
Parce que la confiance est une composante essentielle des relations humaines, et que lorsqu’elle existe, nous gagnons à la fois en efficacité et en sérénité, je vais prendre la situation du tandem en moto. La confiance - fierre (avoir foi), cum (avec) - est une conviction complexe qui suppose plusieurs zones d’appui. Parmi celles-ci, confiance en soi et confiance en l’autre se nourrissent mutuellement. Dans l’atelier "Piloter ma trajectoire en confiance" que j’anime, à travers un processus original, en moto en montagne, mon objectif est double : faire comprendre les erreurs classiques de conception et donner les clefs pour créer les conditions de la confiance.
Comment conscientiser que la confiance n’est ni un état, ni ne tient seulement à une personne, qu’elle ne confère pas directement un sentiment de sécurité, qu’elle ne se renforce pas systématiquement avec le temps… Autant d’idées reçues à combattre… en prenant le risque de rouler sur l’équivalent de deux cartes bancaires (la surface des 2 pneus en contact avec le sol) !
Subir ou coopérer (?)... en lâchant prise, telle est certainement la voie.
Reprendre en quelque sorte la route de Soi, grâce à l’autre et aux lacets, un beau parcours non ? JMP

dimanche 6 avril 2008

Crise en thèmes

Ces dernières années m’ont vu opérer au sein de quatre entreprises en crise dans des secteurs différents : communication, packaging, immobilier, presse. Par ordre de taille, comme cité précédemment : la première a été liquidée, les seconde et troisième ont été rachetées, la quatrième s’en sort avec un plan de restructuration. Faut-il être gros pour échapper aux Chrysanthèmes ? Cela aide, certainement.
Il faut aussi savoir utiliser les bons mots… et pas seulement les gros !
"La crise en 100 mots" est un abécédaire que j’ai lu il y a quelques mois (La Documentation Française). Il recense les mots les plus significatifs pour désigner les ressorts de la gestion et de la communication de crise qui impactent les organisations. Si l’on y trouve précaution, cacophonie, chaos, engagements, psychose, transparence… je n’y ai pas trouvé névrose, tétanie des équipes, agressivité, filouterie, austérité relationnelle, parasitisme commercial… autant d’aspects que j’ai touché du doigt. Ces différents thèmes pourront faire l’objet de prochaines chroniques qui s’intituleraient "Les mots des maux"…
Au terme "sauvegarde", je citerais la loi portant ce vocable (application au 1er janvier 2006) sur la prévention des risques de l’entreprise. Les nouvelles dispositions de la législation sont là pour aider l’entrepreneur à éviter une crise grave. Je connais un guide pratique, très apprécié des professionnels, destiné à la vulgarisation du dispositif et permettant un prise de conscience du chef d’entreprise.

Un petit outil* qui peut éviter de bien grands maux.

* à trouver sur www.acteursdeleconomie.com (rubrique Guides)

samedi 24 novembre 2007

Echec… (brillant ou mat ?)

Enjeux, défis, risques… Notion de risque, gestion du risque…
Un homme qui veut avancer sait prendre un risque par jour paraît-il. Ce qui est certain c’est que moins d’un quart de risque dans la vie et vous stagnez !
Pour ma part, j’avais suivi la maxime de Kipling : "Prends toujours le maximum de risques, avec le maximum de précautions". Je suis convaincu qu’il faut être aventurier pour créer son entreprise. L’aventurier, au sens maritime, c’est le bateau qui quitte un convoi pour suivre sa propre route. J’aime cette définition qui correspond bien à cette faculté de différenciation, fondamentale dans un parcours d’entrepreneur.

Comme le disait Christophe Colomb à un haut aristocrate au tempérament couard : "Ce qui nous différenciera toujours, c’est que moi, je l’ai fait !".
L’adrénaline de l’entreprenariat : oui ; mais il convient de bien mesurer si le résultat de l’aventure tentée, succès voire échec, peut être assumé pour être véritablement surmonté. Créer ou reprendre une entreprise est un engagement fort. Prendre des risques, c’est effectivement risquer d’échouer.
On voit encore trop peu d’interviews de personnes ayant vécu (aussi) un "naufrage", car l'échec entrepreneurial en France, est encore trop exclusivement perçu comme totalement négatif et définitif. Ce n'est pas le cas aux Etats-Unis par exemple, où des expériences qui n'ont pas abouti positivement sont souvent reconnues comme formatrices. Bill Gates a recruté chez Microsoft des collaborateurs qui ont connu l’échec, car il les considère mieux armés pour le combat sur l’échiquier de l’entreprise.