Chronique Terrienne n° 154
Depuis des années, je creuse deux sillons : la transition et l'entrepreneuriat. Ils se recoupent lorsque un des clients que j'accompagne lance sa propre entreprise, reprend ou s'associe.
Sur ces deux thématiques, j'ai beaucoup d'échantillons sur moi et "rebond", "résilience", "projet", "engagement" sont les mots clefs de ces combats.
"Si nous nous levons le matin avec pour seul objectif d'empêcher notre petit MOI de se faire égratigner, nous trouverons partout des obstacles" dit Alexandre Jollien.
En effet, "quand faut y aller"... "faut y aller" dirait l'autre ! Courage et bonne foi font aussi partie des vertus mise en avant par Comte Spontville.
Courage de faire des choix, de les annoncer, de les mettre en œuvre et de les assumer. Bonne foi de celui qui, a priori, cherche à construire, voit l'autre comme un partenaire avant de voir un adversaire.
L'homme de bonne foi possède l'amour de la vérité, toujours selon André ! Et comme déjà cité "La vérité n'existe que dans l'expérience" (Goa Xingjian) je crois également, comme "ACS", que l'humour est une très grande vertu. Les choses compliquées, la transition et l'entrepreneuriat en font partie, ne devraient en effet pas être abordées par des personnes dénuées d'humour !
Alors comme un grand frère compatissant, car éprouvé en toutes choses sur ces questions là, je guide mes clients vers leur voie, et je sème en toute légèreté.
"Là où vous voulez aller, JMP y est déjà passé !" JMP
Transitions de carrière et accompagnement du changement : Communication, management, efficacité pro., coaching, croissance identitaire... L'Entrepreneuriat, la relation au travail, l'évolution et la mobilité professionnelle... L'Entreprise, les Hommes, la Vie : bref, le CyberCarnet de JMP ! (depuis 2007)
mercredi 30 novembre 2016
mercredi 16 novembre 2016
Ronron thérapie
Chronique Terrienne n° 153
Moi qui disais préférer les chiens, ma douce m'a fait aimer les chats. La larme à l’œil, je vous parlerai de Lutin, de Joyeux ou alors de Lilas. Un ronron, c'est trop bon ! Un chat dans une maison, "c'est un amour sur pattes" (dixit quelqu'un que je connais bien).
En les acceptant, puis (forcément) en les fréquentant, j'ai trouvé des compagnons attachants. Apaisants, amusants, une vie de chat nous renvoie à nos préoccupations à nous, parfois bien bizarres. Mes chats m'ont peut-être appris à "habiter ma vie d’une paisible densité humaine"... Me voilà certainement atteint de "bovarisme" (cette maladie textuellement transmissible) car cette expression est de Cécilia Dutter. Cette romancière et essayiste nous dit que l’essentiel est d’être à l’écoute de son rythme propre et d’essayer de vivre en le respectant. D’être à l’écoute de ce qui monte de soi. Dans le tourbillon de la vie, l'extériorité, fait que nous suivons, sans même nous en apercevoir, des chemins qui nous éloignent de notre propre route. Quand nous écoutons notre voix intérieur, le dedans s’épanouit, irradiant à son tour vers l’extérieur !
Depuis 20 ans, mes chats m'ont rappelé qu'il faut moi-aussi me "pauser" et que l'instant est peut-être éternité. Expert en connaissance se soi, le chat est un coach en bien-être.
A Scoubidou, Gourmand, Gemilli et les autres, pour ce que ces petits êtres nous ont apporté, qu'ils reposent en paix au paradis des chats ! JMP
A lire : "La ronron thérapie, ces chats qui nous guérissent..." Véronique Aïache - Edition Le courrier du livre 2009
Moi qui disais préférer les chiens, ma douce m'a fait aimer les chats. La larme à l’œil, je vous parlerai de Lutin, de Joyeux ou alors de Lilas. Un ronron, c'est trop bon ! Un chat dans une maison, "c'est un amour sur pattes" (dixit quelqu'un que je connais bien).
En les acceptant, puis (forcément) en les fréquentant, j'ai trouvé des compagnons attachants. Apaisants, amusants, une vie de chat nous renvoie à nos préoccupations à nous, parfois bien bizarres. Mes chats m'ont peut-être appris à "habiter ma vie d’une paisible densité humaine"... Me voilà certainement atteint de "bovarisme" (cette maladie textuellement transmissible) car cette expression est de Cécilia Dutter. Cette romancière et essayiste nous dit que l’essentiel est d’être à l’écoute de son rythme propre et d’essayer de vivre en le respectant. D’être à l’écoute de ce qui monte de soi. Dans le tourbillon de la vie, l'extériorité, fait que nous suivons, sans même nous en apercevoir, des chemins qui nous éloignent de notre propre route. Quand nous écoutons notre voix intérieur, le dedans s’épanouit, irradiant à son tour vers l’extérieur !
Depuis 20 ans, mes chats m'ont rappelé qu'il faut moi-aussi me "pauser" et que l'instant est peut-être éternité. Expert en connaissance se soi, le chat est un coach en bien-être.
A Scoubidou, Gourmand, Gemilli et les autres, pour ce que ces petits êtres nous ont apporté, qu'ils reposent en paix au paradis des chats ! JMP
A lire : "La ronron thérapie, ces chats qui nous guérissent..." Véronique Aïache - Edition Le courrier du livre 2009
Libellés :
besoins psychologiques,
lenteur,
rythme biologique
lundi 17 octobre 2016
Moins de technique, plus d'éthique
Chronique Terrienne n° 152
Si le syndrome de l'imposteur est assez courant (il bien connu des personnes en reconversion professionnelle), il est une attitude fréquente et opposée qui consiste à s'auto-légitimer un peut trop vite, à s'improviser en quelques mois (et souvent quelques clics) "spécialiste" de ceci ou "expert" de cela !
Une faiblesse passagère de sa confiance en soi est légitime lorsque l'on sort de sa zone de confort mais l'arrogance et/ou la méconnaissance de certains me fait parfois penser à des éléphants dans une boutique de porcelaine ! Aborder son nouveau job/posture/statut avec humilité (humble ne veut pas dire être modeste) permet plus sûrement de développer son assertivité, qui est le chemin vers l'autonomie, c'est à dire la saine interdépendance entre humains. Nous en avons particulièrement besoin pour être entreprenant, tel ce petit groupe de professionnels indépendants que j’accompagne actuellement. Certains montent aujourd'hui leur société, d'autres sont déjà depuis quelques temps en activité; leur point commun : accélérer pour décoller.
Je suis convaincu que l'adéquation personnalité/projet, sa légitimité objective avec les points d'appui de l'expérience terrain, l'état d'esprit et la posture personnelle sont les facteurs clefs de réussite d'un lancement d'activité entrepreneuriale. Et ceci est à travailler en profondeur car ne s’impose pas de fait, en général.
Alors que faire face aux imposteurs ? Certainement les confronter sur leur parcours et son véritable fil rouge, mais aussi sur leur pratique et leur déontologie. Enfin, sur ce qu'ils portent comme "force constructive" me semble le plus important. Y'en a marre ainsi des "techniciens" dans nos métiers incarnés où la complexité demande de la subtilité. Les outils ne sont pas l'essentiel. L'éthique se cache aussi derrière la fameuse question de Sénèque : "Pourquoi es-tu plus courageux dans tes paroles que dans ta vie ?" JMP
Si le syndrome de l'imposteur est assez courant (il bien connu des personnes en reconversion professionnelle), il est une attitude fréquente et opposée qui consiste à s'auto-légitimer un peut trop vite, à s'improviser en quelques mois (et souvent quelques clics) "spécialiste" de ceci ou "expert" de cela !
Une faiblesse passagère de sa confiance en soi est légitime lorsque l'on sort de sa zone de confort mais l'arrogance et/ou la méconnaissance de certains me fait parfois penser à des éléphants dans une boutique de porcelaine ! Aborder son nouveau job/posture/statut avec humilité (humble ne veut pas dire être modeste) permet plus sûrement de développer son assertivité, qui est le chemin vers l'autonomie, c'est à dire la saine interdépendance entre humains. Nous en avons particulièrement besoin pour être entreprenant, tel ce petit groupe de professionnels indépendants que j’accompagne actuellement. Certains montent aujourd'hui leur société, d'autres sont déjà depuis quelques temps en activité; leur point commun : accélérer pour décoller.
Je suis convaincu que l'adéquation personnalité/projet, sa légitimité objective avec les points d'appui de l'expérience terrain, l'état d'esprit et la posture personnelle sont les facteurs clefs de réussite d'un lancement d'activité entrepreneuriale. Et ceci est à travailler en profondeur car ne s’impose pas de fait, en général.
Alors que faire face aux imposteurs ? Certainement les confronter sur leur parcours et son véritable fil rouge, mais aussi sur leur pratique et leur déontologie. Enfin, sur ce qu'ils portent comme "force constructive" me semble le plus important. Y'en a marre ainsi des "techniciens" dans nos métiers incarnés où la complexité demande de la subtilité. Les outils ne sont pas l'essentiel. L'éthique se cache aussi derrière la fameuse question de Sénèque : "Pourquoi es-tu plus courageux dans tes paroles que dans ta vie ?" JMP
lundi 29 août 2016
Ma place (dans le trafic)
Chronique Terrienne n° 151
En reprenant la "plume" pour le Blog de JMP, après 2 mois de break estival, je fais ainsi un flash-back dans le film récent de ma vie. Elle est dense de rencontres avec des personnages souvent passionnants et attachants. J'aime en effet écouter quelqu'un raconter sa passion, tout comme un pro. parler de son métier.
Comme ce moine fromager parler de biosphère, cet ami boucher parler de son domaine forestier, ce dirigeant parler de solidarité (dans son usine), ce retraité parler de fertilité (ce qu'a été sa vie), ce nouveau voisin, de potager, ce client, de modélisme, ce copain, de catéchisme.*
Et que dire de ce motard et son poulailler, qui me donnera la phrase de l'été : répondant à l'une des questions parmi les plus essentielles pour chacun "Où est ma place ?"
"Sur 2 roues" répondit celui qui venait de randonner plus de 14000 km dans l'année, au guidon de sa BMW ! Adepte de "philomoto", comme certain le savent, nous avons échangé une partie de la nuit, comme les relais motards nous le permettent. Je lis d'ailleurs en ce moment du Matthew B. Crawford (le philosophe-mécanicien) et vous en dirai des nouvelles prochainement.
"La vérité n'existe que dans l'expérience" dit Goa Xingjian, l'écrivain français de langue chinoise né en 1940, Prix Nobel de littérature en 2000.
Je crois que ma place, c'est bien être à côté de mes contemporains dans leur vie ici-bas (dans notre trafic !) En les inspirant cependant suffisamment pour qu'ils pensent à s'intéresser aussi dès maintenant aux "choses d'en haut". JMP
*... et ce restaurateur, cet assureur, ce danseur, cet éleveur, cet ingénieur, cet avocat, ce peintre, ce pèlerin, cet anonyme sur le chemin...
En reprenant la "plume" pour le Blog de JMP, après 2 mois de break estival, je fais ainsi un flash-back dans le film récent de ma vie. Elle est dense de rencontres avec des personnages souvent passionnants et attachants. J'aime en effet écouter quelqu'un raconter sa passion, tout comme un pro. parler de son métier.
Comme ce moine fromager parler de biosphère, cet ami boucher parler de son domaine forestier, ce dirigeant parler de solidarité (dans son usine), ce retraité parler de fertilité (ce qu'a été sa vie), ce nouveau voisin, de potager, ce client, de modélisme, ce copain, de catéchisme.*
Et que dire de ce motard et son poulailler, qui me donnera la phrase de l'été : répondant à l'une des questions parmi les plus essentielles pour chacun "Où est ma place ?"
"Sur 2 roues" répondit celui qui venait de randonner plus de 14000 km dans l'année, au guidon de sa BMW ! Adepte de "philomoto", comme certain le savent, nous avons échangé une partie de la nuit, comme les relais motards nous le permettent. Je lis d'ailleurs en ce moment du Matthew B. Crawford (le philosophe-mécanicien) et vous en dirai des nouvelles prochainement.
"La vérité n'existe que dans l'expérience" dit Goa Xingjian, l'écrivain français de langue chinoise né en 1940, Prix Nobel de littérature en 2000.
Je crois que ma place, c'est bien être à côté de mes contemporains dans leur vie ici-bas (dans notre trafic !) En les inspirant cependant suffisamment pour qu'ils pensent à s'intéresser aussi dès maintenant aux "choses d'en haut". JMP
*... et ce restaurateur, cet assureur, ce danseur, cet éleveur, cet ingénieur, cet avocat, ce peintre, ce pèlerin, cet anonyme sur le chemin...
lundi 16 mai 2016
Bien vivant, bien veillant !
Chronique Terrienne n° 150
Depuis la création en 2007 d’accélérateur-de-croissance.com "AdC Le Blog de JMP" que j’alimente à un rythme mensuel depuis 4 ans, j’ai eu du mal à trouver le sujet de mon 150ème post. Pas un manque d'idées, mais plutôt de choix dans un avril-mai bien rempli. (Savez-vous d’ailleurs que 56% de nos projets naissent au printemps ? - étude AFP 2015)
Parlons alors livres : j’en achète en permanence. Parus cet hiver : « Trois amis en quête de sagesse » (Christophe André/Alexandre Jollien/Matthieu Ricard) est un échange de conversations que je vous conseille tant c’est un condensé (480 p.) de belles et bonnes choses, mais je vous propose également un détour par le « Petit Dico de la gentillesse » de Larousse. J’y retrouve, au-delà des définitions et explicitations de 120 mots clés, des citations telles celle-ci que j’aime beaucoup : "Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tiens" (Platon). "Gratitude", "sincérité", "compassion", la "CNV" est en bonne place avec la "bienveillance" qui va avec !
La bienveillance dit Ch. André "devrait être notre attitude relationnelle par défaut. Ensuite on ajuste ses intentions, ses attentes ; on peut reculer, se rétracter ou donner plus, mais c’est la meilleur position de départ pour effectuer un véritable choix de véritable humain".
Des ouvrages de ce type* répondent à l’enjeu : vivre mieux vs vivre meilleur. De vrais "cours de conduite" à usage du plus grand nombre, pour rester aussi bien vivant... quand on lit que 47% des Français disent passer à côté de leur vie (sondage Ipsos 2015). JMP
* "La sagesse comme art de vivre; abécédaire de la vie spirituelle" de Benoît Standaert (99 mots pour rendre la vie possible !)
Depuis la création en 2007 d’accélérateur-de-croissance.com "AdC Le Blog de JMP" que j’alimente à un rythme mensuel depuis 4 ans, j’ai eu du mal à trouver le sujet de mon 150ème post. Pas un manque d'idées, mais plutôt de choix dans un avril-mai bien rempli. (Savez-vous d’ailleurs que 56% de nos projets naissent au printemps ? - étude AFP 2015)
Parlons alors livres : j’en achète en permanence. Parus cet hiver : « Trois amis en quête de sagesse » (Christophe André/Alexandre Jollien/Matthieu Ricard) est un échange de conversations que je vous conseille tant c’est un condensé (480 p.) de belles et bonnes choses, mais je vous propose également un détour par le « Petit Dico de la gentillesse » de Larousse. J’y retrouve, au-delà des définitions et explicitations de 120 mots clés, des citations telles celle-ci que j’aime beaucoup : "Fais preuve de gentillesse envers tous ceux que tu rencontres, leur combat est peut-être plus dur que le tiens" (Platon). "Gratitude", "sincérité", "compassion", la "CNV" est en bonne place avec la "bienveillance" qui va avec !
La bienveillance dit Ch. André "devrait être notre attitude relationnelle par défaut. Ensuite on ajuste ses intentions, ses attentes ; on peut reculer, se rétracter ou donner plus, mais c’est la meilleur position de départ pour effectuer un véritable choix de véritable humain".
Des ouvrages de ce type* répondent à l’enjeu : vivre mieux vs vivre meilleur. De vrais "cours de conduite" à usage du plus grand nombre, pour rester aussi bien vivant... quand on lit que 47% des Français disent passer à côté de leur vie (sondage Ipsos 2015). JMP
* "La sagesse comme art de vivre; abécédaire de la vie spirituelle" de Benoît Standaert (99 mots pour rendre la vie possible !)
Libellés :
bienveillance,
développement personnel,
sagesse
mercredi 16 mars 2016
Ben allo quoi !
Chronique Terrienne n° 149
Avez-vous fait ce constat ? Plus on a de téléphone dans les poches, moins on appelle.
Libérés de l'obligation de l'échange vocal avec l'avènement du SMS et des outils de communication internet (twitter, instagram et autres snapchat), nos contemporains (notamment les jeunes générations) ne passent plus de "coups de fil" (comme on disait dans ma jeunesse).
Moindre effort, gain de temps à court terme, possibilité de faire deux choses à la fois... on ressemble à nos machines ! "On a appris à parler, pas à communiquer" disait Rosenberg, mais qui a appris parmi nous, non à simplement écrire, mais à communiquer par écrit ?
Avec l'électronique, le message est envoyé coûte que coûte, c'est à dire souvent sans connaître le contexte dans lequel est l'interlocuteur, ce qui est de nature à développer incompréhensions et malentendus.
J'aimerais vous inviter à reprendre le chemin de la relation, celui de l'altérité. Investir 5' pour tenter de joindre votre interlocuteur de "vive voix" lorsque le sujet est délicat ou nécessite de prendre un RDV par exemple. C'est tellement plus efficace, plus respectueux aussi, car signe de reconnaissance. Communiquer, c'est pour moi dialoguer (parler en duo), avec la spontanéité qui y est liée. Communiquer c'est échanger nos points de vues, nos représentations, ce qui nous permet de nous enrichir respectivement. Il est facile de "balancer" un message depuis son PC ou son smartphone sans contradicteur "en live". Pas très courageux aussi, diront certains ; sans parler des "Cc" à tout va que connaissent nos mails en entreprise.
Communiquer de manière pertinente avec les différents outils à notre disposition aujourd'hui est un vrai défi, en effet, notamment pour les plus jeunes. Moins on communique par téléphone (not. avec un inconnu), moins on est à l'aise pour le faire. Et la recherche d'emploi, elle, ne se passe pas souvent du téléphone.
AdC possède un enregistrement "formateur", alors n'hésitez-pas, formez-vous pour être plus respectueux de vous-même et des autres. Pour être plus efficient, finalement c'est simple... comme un "coup de fil" : 04 80 80 50 80. JMP
Avez-vous fait ce constat ? Plus on a de téléphone dans les poches, moins on appelle.
Libérés de l'obligation de l'échange vocal avec l'avènement du SMS et des outils de communication internet (twitter, instagram et autres snapchat), nos contemporains (notamment les jeunes générations) ne passent plus de "coups de fil" (comme on disait dans ma jeunesse).
Moindre effort, gain de temps à court terme, possibilité de faire deux choses à la fois... on ressemble à nos machines ! "On a appris à parler, pas à communiquer" disait Rosenberg, mais qui a appris parmi nous, non à simplement écrire, mais à communiquer par écrit ?
Avec l'électronique, le message est envoyé coûte que coûte, c'est à dire souvent sans connaître le contexte dans lequel est l'interlocuteur, ce qui est de nature à développer incompréhensions et malentendus.
J'aimerais vous inviter à reprendre le chemin de la relation, celui de l'altérité. Investir 5' pour tenter de joindre votre interlocuteur de "vive voix" lorsque le sujet est délicat ou nécessite de prendre un RDV par exemple. C'est tellement plus efficace, plus respectueux aussi, car signe de reconnaissance. Communiquer, c'est pour moi dialoguer (parler en duo), avec la spontanéité qui y est liée. Communiquer c'est échanger nos points de vues, nos représentations, ce qui nous permet de nous enrichir respectivement. Il est facile de "balancer" un message depuis son PC ou son smartphone sans contradicteur "en live". Pas très courageux aussi, diront certains ; sans parler des "Cc" à tout va que connaissent nos mails en entreprise.
Communiquer de manière pertinente avec les différents outils à notre disposition aujourd'hui est un vrai défi, en effet, notamment pour les plus jeunes. Moins on communique par téléphone (not. avec un inconnu), moins on est à l'aise pour le faire. Et la recherche d'emploi, elle, ne se passe pas souvent du téléphone.
AdC possède un enregistrement "formateur", alors n'hésitez-pas, formez-vous pour être plus respectueux de vous-même et des autres. Pour être plus efficient, finalement c'est simple... comme un "coup de fil" : 04 80 80 50 80. JMP
mercredi 17 février 2016
DRH : et moi, et moi, et moi...
Chronique Terrienne n° 148
Présenter la semaine dernière à 20 DRH de ma connaissance les enseignements de l'étude "DRH à mi-parcours" (OasYs-ANDRH-Nomination) était le fruit d'un constat : les DRH ne sont pas plus préparés que les autres professionnels pour conduire leur carrière.
Certains sont aussi "dépendants" de leur organisation que leurs collègues, "le nez dans le guidon" n'étant pas un syndrome "métier".
D'autres pensent, souvent à tort, que leur connaissance du marché de l'emploi via leur position de recruteur et leur connaissance des acteurs, les met à l'abri des vicissitudes. Il n'en est évidemment rien, et tous les professionnels des RH doivent, comme les autres, travailler leur orientation, leur employabilité et leur mobilité. Preuve en est ces 5 ou 6 personnes de ma connaissance ayant quitté leur poste ces derniers temps et n'ayant pas "rebondi" comme ils l'auraient souhaité.
Dans Outplacement, il y a OUT (qui n'est plus IN) mais il y a surtout des méconnaissances des RH eux-mêmes sur ce qu'ils peuvent en tirer. Alors l'occasion m'a été donné de mettre en exergue les bénéfices d'un "chemin de transformation" nécessaire pour rebondir, à la maturité. L'enjeu étant de passer au mieux, étape par étape dans sa transition pour accéder à cette sérendipité, qui elle, permet de "matcher" !
Vous êtes DRH, vous pensez qu'anticiper est une chance que vous allez vous donner pour la suite de votre parcours : je tiens à votre disposition la synthèse des résultats de l'étude et surtout les 7 conseils de ma boussole de carrière. JMP
Présenter la semaine dernière à 20 DRH de ma connaissance les enseignements de l'étude "DRH à mi-parcours" (OasYs-ANDRH-Nomination) était le fruit d'un constat : les DRH ne sont pas plus préparés que les autres professionnels pour conduire leur carrière.
Certains sont aussi "dépendants" de leur organisation que leurs collègues, "le nez dans le guidon" n'étant pas un syndrome "métier".
D'autres pensent, souvent à tort, que leur connaissance du marché de l'emploi via leur position de recruteur et leur connaissance des acteurs, les met à l'abri des vicissitudes. Il n'en est évidemment rien, et tous les professionnels des RH doivent, comme les autres, travailler leur orientation, leur employabilité et leur mobilité. Preuve en est ces 5 ou 6 personnes de ma connaissance ayant quitté leur poste ces derniers temps et n'ayant pas "rebondi" comme ils l'auraient souhaité.
Dans Outplacement, il y a OUT (qui n'est plus IN) mais il y a surtout des méconnaissances des RH eux-mêmes sur ce qu'ils peuvent en tirer. Alors l'occasion m'a été donné de mettre en exergue les bénéfices d'un "chemin de transformation" nécessaire pour rebondir, à la maturité. L'enjeu étant de passer au mieux, étape par étape dans sa transition pour accéder à cette sérendipité, qui elle, permet de "matcher" !
Vous êtes DRH, vous pensez qu'anticiper est une chance que vous allez vous donner pour la suite de votre parcours : je tiens à votre disposition la synthèse des résultats de l'étude et surtout les 7 conseils de ma boussole de carrière. JMP
lundi 4 janvier 2016
Grand par ses transitions ! *
Chronique Terrienne n° 147
Je viens de recevoir les deux feed-back suivants de clients 2015 en outplacement :
"L’an dernier, tu m'as aidé à franchir le seuil de la porte de ma "zone de confort" et à démarrer ma deuxième vie professionnelle. J'ai apprécié particulièrement "l'espace protégé" proposé et ton regard neuf et neutre" m’écrit Denise. "Ce que j'ai apprécié dans notre relation, c'est ta sincérité, ta disponibilité et le partage d'expérience. Plus globalement : ton "humanité" et ton humour. Tu m'as clairement permis d'arriver à un projet professionnel et à avoir confiance en mes compétences, ce qui n'était pas gagné d'avance ! Je suis amenée à rencontrer beaucoup de personnes en recherche d'emploi et beaucoup sont un peu "perdues". Je me rends compte à quel point il est précieux d'avoir les idées claires et d'y croire" me livre Sophia.
Au delà de ces deux témoignages, je repense à tous ces cadres en transition croisés au hasard de mes engagements et autres évènements. Avec quelques uns j'ai pu échanger, les autres ne m'ont pas consulté. Les revoir de longs mois, voire des années plus tard, sans emploi ni vocation me peine.
Mon parti-pris à moi est que le changement est un processus identitaire et que pour exploiter au mieux une transition, un accompagnement de qualité est nécessaire. Les bénéfices d’une transition réussie sont multiples : accéder à une meilleure connaissance se soi, développer ses compétences, faire grandir son réseau relationnel (…) mais surtout reprendre confiance en soi.
Transition (bien) accompagnée, avenir transformé ! JMP
* "L'homme est grand, non par ses buts, mais par ses transitions". Ralph Waldo Emerson.
PS : les prénoms ont été changés
Je viens de recevoir les deux feed-back suivants de clients 2015 en outplacement :
"L’an dernier, tu m'as aidé à franchir le seuil de la porte de ma "zone de confort" et à démarrer ma deuxième vie professionnelle. J'ai apprécié particulièrement "l'espace protégé" proposé et ton regard neuf et neutre" m’écrit Denise. "Ce que j'ai apprécié dans notre relation, c'est ta sincérité, ta disponibilité et le partage d'expérience. Plus globalement : ton "humanité" et ton humour. Tu m'as clairement permis d'arriver à un projet professionnel et à avoir confiance en mes compétences, ce qui n'était pas gagné d'avance ! Je suis amenée à rencontrer beaucoup de personnes en recherche d'emploi et beaucoup sont un peu "perdues". Je me rends compte à quel point il est précieux d'avoir les idées claires et d'y croire" me livre Sophia.
Au delà de ces deux témoignages, je repense à tous ces cadres en transition croisés au hasard de mes engagements et autres évènements. Avec quelques uns j'ai pu échanger, les autres ne m'ont pas consulté. Les revoir de longs mois, voire des années plus tard, sans emploi ni vocation me peine.
Mon parti-pris à moi est que le changement est un processus identitaire et que pour exploiter au mieux une transition, un accompagnement de qualité est nécessaire. Les bénéfices d’une transition réussie sont multiples : accéder à une meilleure connaissance se soi, développer ses compétences, faire grandir son réseau relationnel (…) mais surtout reprendre confiance en soi.
Transition (bien) accompagnée, avenir transformé ! JMP
* "L'homme est grand, non par ses buts, mais par ses transitions". Ralph Waldo Emerson.
PS : les prénoms ont été changés
lundi 30 novembre 2015
Une équipe entrepreneuriale solide
Chronique Terrienne n° 146
"Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer." En effet l'entrepreneuriat en appelle à la notion de risque. Celui-ci est souvent partagé entre associés au sein des PME. Mais ce qui se veut "plus sécurisé", engendre régulièrement une part significative des liquidations. Un chiffre : 30 % des défaillances d’entreprises de moins de cinq ans seraient consécutives à des différents entre associés.
Mon apport à leur aventure consiste à aider le tandem (ou le trio) à mieux se connaître, à partager une vision réaliste et réalisable du projet, et à construire une relation saine sur la base de valeurs communes clairement identifiées. J'ai épaulé 4 équipes cette année : des amis et/ou des ex-collègues de travail qui se "marient professionnellement", la société étant déjà créée ou pas encore.
Pour travailler à une coopération positive durable entre associés, je creuse avec eux les conditions de la réussite d'une équipe entrepreneuriale compte-tenu de ma propre expérience d’entrepreneur et de mon métier de coach. Un mois de délai d'intervention suffit pour composer un bouquet de talents taillé pour durer ! Un indice ? Renoncer à la comparaison étant un élément précieux, il s'agit de méditer la phrase de Paul Eluard : "Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité"... JMP
Lire aussi : http://accelerateur-de-croissance.blogspot.fr/2014/05/associons-nous.html
"Dirige celui qui risque ce que les dirigés ne veulent pas risquer." En effet l'entrepreneuriat en appelle à la notion de risque. Celui-ci est souvent partagé entre associés au sein des PME. Mais ce qui se veut "plus sécurisé", engendre régulièrement une part significative des liquidations. Un chiffre : 30 % des défaillances d’entreprises de moins de cinq ans seraient consécutives à des différents entre associés.
Mon apport à leur aventure consiste à aider le tandem (ou le trio) à mieux se connaître, à partager une vision réaliste et réalisable du projet, et à construire une relation saine sur la base de valeurs communes clairement identifiées. J'ai épaulé 4 équipes cette année : des amis et/ou des ex-collègues de travail qui se "marient professionnellement", la société étant déjà créée ou pas encore.
Pour travailler à une coopération positive durable entre associés, je creuse avec eux les conditions de la réussite d'une équipe entrepreneuriale compte-tenu de ma propre expérience d’entrepreneur et de mon métier de coach. Un mois de délai d'intervention suffit pour composer un bouquet de talents taillé pour durer ! Un indice ? Renoncer à la comparaison étant un élément précieux, il s'agit de méditer la phrase de Paul Eluard : "Il n'y a pas d'enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité"... JMP
Lire aussi : http://accelerateur-de-croissance.blogspot.fr/2014/05/associons-nous.html
mardi 20 octobre 2015
Conduite d'entretien : le mode assertif !
Chronique Terrienne n° 145
Au delà de l’entretien "professionnel" bi-annuel obligatoire à mettre en œuvre dans chaque entreprise avant le 7 mars 2016 dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, je constate régulièrement que le "levier" du face à face n'est pas assez exploité par le manager.
Vu souvent comme une contrainte, l'entretien avec son collaborateur est pourtant symboliquement l’un des actes fondateurs du management !
Le terme "assertivité" est un néologisme construit à partir du verbe anglais "to assert" qui signifie s’affirmer, défendre ses droits. L’assertivité c’est donc oser et savoir exprimer son opinion, avec ce que l’on ressent, dans le respect de soi et de l'autre.
Oser signifier à l’autre qu’un comportement, un mode de communication, une méthode de travail ne nous convient pas, oser formuler des demandes lorsque nous ressentons un besoin, savoir poser ses limites, dire "non"... voici les possibilités que nous offre l’assertivité; mais aussi savoir donner des signes de reconnaissance positifs : féliciter, encourager, remercier...
"Nous avons appris à parler mais pas à communiquer" disait Marshall Rosenberg. J'utilise la CNV (communication non violente), méthode nous permettant de trouver cette "posture assertive" pour former les managers à la conduite de leurs différents entretiens : évaluation, évolution professionnelle, recadrage, motivation, délégation, etc...
Développer une pratique relationnelle assertive dans nos organisations et au sein de nos équipes permet la prévention des conflits, voire des contentieux futurs, plus de reconnaissance et de motivation, un mieux-être des collaborateurs et plus d’efficacité. JMP
Au delà de l’entretien "professionnel" bi-annuel obligatoire à mettre en œuvre dans chaque entreprise avant le 7 mars 2016 dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, je constate régulièrement que le "levier" du face à face n'est pas assez exploité par le manager.
Vu souvent comme une contrainte, l'entretien avec son collaborateur est pourtant symboliquement l’un des actes fondateurs du management !
Le terme "assertivité" est un néologisme construit à partir du verbe anglais "to assert" qui signifie s’affirmer, défendre ses droits. L’assertivité c’est donc oser et savoir exprimer son opinion, avec ce que l’on ressent, dans le respect de soi et de l'autre.
Oser signifier à l’autre qu’un comportement, un mode de communication, une méthode de travail ne nous convient pas, oser formuler des demandes lorsque nous ressentons un besoin, savoir poser ses limites, dire "non"... voici les possibilités que nous offre l’assertivité; mais aussi savoir donner des signes de reconnaissance positifs : féliciter, encourager, remercier...
"Nous avons appris à parler mais pas à communiquer" disait Marshall Rosenberg. J'utilise la CNV (communication non violente), méthode nous permettant de trouver cette "posture assertive" pour former les managers à la conduite de leurs différents entretiens : évaluation, évolution professionnelle, recadrage, motivation, délégation, etc...
Développer une pratique relationnelle assertive dans nos organisations et au sein de nos équipes permet la prévention des conflits, voire des contentieux futurs, plus de reconnaissance et de motivation, un mieux-être des collaborateurs et plus d’efficacité. JMP
jeudi 17 septembre 2015
Carrière : ma stratégie ?
Chronique Terrienne n° 144
"Avance sur ta route car elle n'existe que par ta marche" disait Saint-Augustin.
Si la période de vie 38-53 ans peut être celle de la pleine maturité professionnelle ("on péte le feu"), elle n'est pas forcément vécue avec bonheur en entreprise par tous. L'enjeu pendant la période d’avant est de se faire un maximum d'expériences opérationnelles pour se connaître. Ensuite, après 53 ans, on sera certainement plus dans une forme de transmission, une posture de leader psychologique, de formateur, de tuteur, d'accompagnateur... sagesse aidant !
Je vous soumets aujourd’hui 4 grands types de stratégies de carrière que j’ai identifiés. Selon que l’on soit à l’écoute des ses envies, avec un rêve fort, ou que l’on soit plutôt drivé par ses peurs, avec une prise de risque faible.
J’en ai élaboré une matrice : avec ‘Le PANTOUFLARD’ qui privilégie la sécurité de l’emploi et la continuité dans son parcours, ‘Le MASOCHISTE’ qui ne croit non seulement pas en ses capacités mais aussi pense ne pas avoir de rêves, ‘L’INCONSCIENT’ qui sur-réagit à son environnement selon son caractère et les évènements, et ‘L’ENTREPRENANT’ lui qui conduit sa carrière grâce à la promotion mais aussi avec les ruptures.
Au fait (j’ai 53 ans semaine prochaine !) et je fais régulièrement des conférences auprès de publics professionnels ; voulez-vous en faire profiter vos collaborateurs ou vos collègues ? JMP
"Avance sur ta route car elle n'existe que par ta marche" disait Saint-Augustin.
Si la période de vie 38-53 ans peut être celle de la pleine maturité professionnelle ("on péte le feu"), elle n'est pas forcément vécue avec bonheur en entreprise par tous. L'enjeu pendant la période d’avant est de se faire un maximum d'expériences opérationnelles pour se connaître. Ensuite, après 53 ans, on sera certainement plus dans une forme de transmission, une posture de leader psychologique, de formateur, de tuteur, d'accompagnateur... sagesse aidant !
Je vous soumets aujourd’hui 4 grands types de stratégies de carrière que j’ai identifiés. Selon que l’on soit à l’écoute des ses envies, avec un rêve fort, ou que l’on soit plutôt drivé par ses peurs, avec une prise de risque faible.
J’en ai élaboré une matrice : avec ‘Le PANTOUFLARD’ qui privilégie la sécurité de l’emploi et la continuité dans son parcours, ‘Le MASOCHISTE’ qui ne croit non seulement pas en ses capacités mais aussi pense ne pas avoir de rêves, ‘L’INCONSCIENT’ qui sur-réagit à son environnement selon son caractère et les évènements, et ‘L’ENTREPRENANT’ lui qui conduit sa carrière grâce à la promotion mais aussi avec les ruptures.
Au fait (j’ai 53 ans semaine prochaine !) et je fais régulièrement des conférences auprès de publics professionnels ; voulez-vous en faire profiter vos collaborateurs ou vos collègues ? JMP
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samedi 22 août 2015
Il fait chaud, ouvrons une parenthèse !
Chronique Terrienne n° 143
Cet été, ça a été notamment Morteau à Moto... ou l’inverse ! Parce que ma Ducati c'est aussi pour moi un formidable prétexte : en cumulant les virées, j'entretiens l'amitié. Comme dans le Haut-Doubs cette année, chez Thierry, ce vieux copain du 19ème Génie. Reparlons donc d’humilité. Fragile au cœur du trafic, ma concentration doit être forte, tous mes sens sont en éveil. Je ne conduis plus, je pilote : ma vigilance est extrême sur mon environnement : perspectives, bas côtés, rétroviseurs... Je calcule mes trajectoires pour maîtriser mon équilibre dans les courbes et j'observe en permanence la qualité du revêtement (trous, gravillons, pierres, ralentisseurs...). Je réagis à l'air, aux projections, aux insectes, à la pluie... J'adapte mes changements de vitesse, qui sont incessants notamment en montagne, j'anticipe le comportement de toutes les auto., mais aussi piétons, camping-cars, cyclo. ... c'est chaud ! Surtout que beaucoup de "caisseux" ne sont pas concentrés et la plupart n’ont aucune culture "2 roues". Alors il faut faire avec ceux qui gentiment font un petit écart à droite pour vous libérer la voie et ceux qui vous ignorent 2 km durant. Ou alors ceux qui stoppent à ras le feu tricolore (vous interdisant de vous y placer alors que vous démarrerez plus vite) en vous faisant profiter de leurs gaz d'échappement. Rouler en récitant la prière du motard demandant "l'humilité pour accepter mes propres limites, et la sobriété quand quelqu'un m'invite... sachant que je ne suis qu'un pauvre voyageur qui roule vers son dernier rendez-vous, mais ne doit pas, de lui-même, en devancer l'heure." JMP
Cet été, ça a été notamment Morteau à Moto... ou l’inverse ! Parce que ma Ducati c'est aussi pour moi un formidable prétexte : en cumulant les virées, j'entretiens l'amitié. Comme dans le Haut-Doubs cette année, chez Thierry, ce vieux copain du 19ème Génie. Reparlons donc d’humilité. Fragile au cœur du trafic, ma concentration doit être forte, tous mes sens sont en éveil. Je ne conduis plus, je pilote : ma vigilance est extrême sur mon environnement : perspectives, bas côtés, rétroviseurs... Je calcule mes trajectoires pour maîtriser mon équilibre dans les courbes et j'observe en permanence la qualité du revêtement (trous, gravillons, pierres, ralentisseurs...). Je réagis à l'air, aux projections, aux insectes, à la pluie... J'adapte mes changements de vitesse, qui sont incessants notamment en montagne, j'anticipe le comportement de toutes les auto., mais aussi piétons, camping-cars, cyclo. ... c'est chaud ! Surtout que beaucoup de "caisseux" ne sont pas concentrés et la plupart n’ont aucune culture "2 roues". Alors il faut faire avec ceux qui gentiment font un petit écart à droite pour vous libérer la voie et ceux qui vous ignorent 2 km durant. Ou alors ceux qui stoppent à ras le feu tricolore (vous interdisant de vous y placer alors que vous démarrerez plus vite) en vous faisant profiter de leurs gaz d'échappement. Rouler en récitant la prière du motard demandant "l'humilité pour accepter mes propres limites, et la sobriété quand quelqu'un m'invite... sachant que je ne suis qu'un pauvre voyageur qui roule vers son dernier rendez-vous, mais ne doit pas, de lui-même, en devancer l'heure." JMP
lundi 29 juin 2015
Vous avez dit intelligence collective ?
Chronique Terrienne n° 142
Les moteurs de l'intelligence collective se résument pour moi en 3 mots-clés :
éthique, leadership et vision partagée.
Instaurer ou restaurer "l’agir éthique" c’est redonner à coup sûr, au-delà du climat et de l’ambiance qui s’en ressentiront, un sens au quotidien pour nos collaborateurs.
Le leadership, la première pierre d'une vision partagée : "faire autorité" est le challenge du leader. Sa construction identitaire professionnelle doit être pleinement assise.
La vision partagée est la condition de la mise en œuvre de l’intelligence collective d’une communauté. Elle ne nécessite pas forcément un visionnaire, mais plutôt un leader courageux qui va oser la confiance. Co-élaborée, cette vision fera passer l’organisation de la logique de la hiérarchie et de l’ordre à celle de la co-responsabilité, ingrédient essentiel dans la complexité de nos environnements. Mais la vision est surtout une dynamique d’acteurs pour qui la question du "pour quoi" est claire.
Elle comporte néanmoins 6 niveaux logiques : de la vocation aux plans d’actions, la stratégie n’en étant qu’une dimension.
Pour mettre en intelligence collective une organisation il est hasardeux de ne pas s’appuyer aussi sur des compétences extérieures et neutres, spécialisées et expérimentées. Au Cabinet AdC, nous accompagnons aussi les équipes de direction qui souhaitent rendre leur organisation plus performante, notamment en opérant un changement significatif.
Alors il devient possible d’élaborer, de déployer et d’aligner une vision au sein de l’organisation, comme cette structure que j’accompagne depuis avril et qui, ce vendredi, en outdoor, va se donner l'opportunité de "renaître" ! JMP
A disposition, sur demande, la fiche explicative de cette démarche.
Les moteurs de l'intelligence collective se résument pour moi en 3 mots-clés :
éthique, leadership et vision partagée.
Instaurer ou restaurer "l’agir éthique" c’est redonner à coup sûr, au-delà du climat et de l’ambiance qui s’en ressentiront, un sens au quotidien pour nos collaborateurs.
Le leadership, la première pierre d'une vision partagée : "faire autorité" est le challenge du leader. Sa construction identitaire professionnelle doit être pleinement assise.
La vision partagée est la condition de la mise en œuvre de l’intelligence collective d’une communauté. Elle ne nécessite pas forcément un visionnaire, mais plutôt un leader courageux qui va oser la confiance. Co-élaborée, cette vision fera passer l’organisation de la logique de la hiérarchie et de l’ordre à celle de la co-responsabilité, ingrédient essentiel dans la complexité de nos environnements. Mais la vision est surtout une dynamique d’acteurs pour qui la question du "pour quoi" est claire.
Elle comporte néanmoins 6 niveaux logiques : de la vocation aux plans d’actions, la stratégie n’en étant qu’une dimension.
Pour mettre en intelligence collective une organisation il est hasardeux de ne pas s’appuyer aussi sur des compétences extérieures et neutres, spécialisées et expérimentées. Au Cabinet AdC, nous accompagnons aussi les équipes de direction qui souhaitent rendre leur organisation plus performante, notamment en opérant un changement significatif.
Alors il devient possible d’élaborer, de déployer et d’aligner une vision au sein de l’organisation, comme cette structure que j’accompagne depuis avril et qui, ce vendredi, en outdoor, va se donner l'opportunité de "renaître" ! JMP
A disposition, sur demande, la fiche explicative de cette démarche.
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éthique,
intelligence collective,
leadership,
vision partagée
dimanche 31 mai 2015
Pour percer : persévérer
Chronique Terrienne n° 141
Opérer sa percée en entrepreneuriat nécessite souvent de mettre toutes ses compétences et son énergie dans un combat. L'homme valeureux devra en effet éprouver sa ténacité à l'aune de la réalité.
"Nos fidélités sont des citadelles" disait Charles Péguy. Face à l'accélération du réel, à l'inconstance des hommes et à l'imprévisibilité de la vie, la fidélité apparaît en effet comme une gageure... Qu'est-ce qui nourrit ma vie ? Qu'est-ce qui me porte ? C'est seulement avec les réponses à de telles questions que l'on peut faire preuve de persévérance. Croire suffisamment à son projet pour persister encore et encore. Se faire confiance suffisamment pour endurer les difficultés, encaisser les frustrations, mais en étant fidèle à ses valeurs.
Un ex-DRH de ma connaissance, qui évoquait publiquement l'an dernier être passé "du côté obscure de la force" (sic) en se lançant dans le conseil, me disait cette semaine qu'il abandonnait, "trop dur". Il ne persistera pas.
Se mettre à son compte nécessite d'avoir développé clairement une force de caractère !
Pour avoir échangé avec lui lors de sa décision, il y a 2 ans, il cumulait les changements professionnels mais aussi personnels. Délicat défi en effet. Si j'osais une prescription : ne pas faire tout changer en même temps. Car pour rester ferme et constant, il ne faut pas se sur-adapter en permanence à de nouveaux environnements, mais s'ajuster petit à petit à son but. Donc se donner aussi le temps de se transformer, pour avoir une chance de percer.
Le grand nageur Mark Spitz a dit : "Si je n'y arrive pas, ce ne sera pas parce que je n'étais pas assez motivé. Ce sera uniquement parce que ce n'était pas faisable", lui qui, après 7 médailles d'or aux J.O. de Munich en 1972, décida de stopper sa carrière (...) JMP
Opérer sa percée en entrepreneuriat nécessite souvent de mettre toutes ses compétences et son énergie dans un combat. L'homme valeureux devra en effet éprouver sa ténacité à l'aune de la réalité.
"Nos fidélités sont des citadelles" disait Charles Péguy. Face à l'accélération du réel, à l'inconstance des hommes et à l'imprévisibilité de la vie, la fidélité apparaît en effet comme une gageure... Qu'est-ce qui nourrit ma vie ? Qu'est-ce qui me porte ? C'est seulement avec les réponses à de telles questions que l'on peut faire preuve de persévérance. Croire suffisamment à son projet pour persister encore et encore. Se faire confiance suffisamment pour endurer les difficultés, encaisser les frustrations, mais en étant fidèle à ses valeurs.
Un ex-DRH de ma connaissance, qui évoquait publiquement l'an dernier être passé "du côté obscure de la force" (sic) en se lançant dans le conseil, me disait cette semaine qu'il abandonnait, "trop dur". Il ne persistera pas.
Se mettre à son compte nécessite d'avoir développé clairement une force de caractère !
Pour avoir échangé avec lui lors de sa décision, il y a 2 ans, il cumulait les changements professionnels mais aussi personnels. Délicat défi en effet. Si j'osais une prescription : ne pas faire tout changer en même temps. Car pour rester ferme et constant, il ne faut pas se sur-adapter en permanence à de nouveaux environnements, mais s'ajuster petit à petit à son but. Donc se donner aussi le temps de se transformer, pour avoir une chance de percer.
Le grand nageur Mark Spitz a dit : "Si je n'y arrive pas, ce ne sera pas parce que je n'étais pas assez motivé. Ce sera uniquement parce que ce n'était pas faisable", lui qui, après 7 médailles d'or aux J.O. de Munich en 1972, décida de stopper sa carrière (...) JMP
mercredi 22 avril 2015
Rupture conventionnelle (mais pas trop !)
Chronique Terrienne n° 140
Je suis rentré dans ce métier d’outplacer en 2008, année d’instauration de la "rupture conventionnelle". Nombre des professionnels que j’accompagne se séparent de leur employeur via ce biais. Cette forme de divorce à l’amiable comporte en effet beaucoup d’avantages lorsque la poursuite d’une collaboration n’est plus possible.
Si l’énorme majorité des RC est homologuée par la DIRECCTE, précisons bien que la preuve d’un conflit entre les parties et ainsi le non consentement complet du salarié reste l’écueil juridique.
Je me souviens avoir organisé en 2012, pour les dirigeants et DRH, un atelier-débat qui s’intitulait : "Accompagner la transition de carrière - Vers une rupture conventionnelle responsable". Devant le succès de ce process de rupture d’un CDI, on s’apercevait déjà 3 ans après sa mise en service d’un effet collatéral pernicieux : "Les chômeurs qui ont le plus de mal à retrouver un emploi -8 mois après leur inscription- sont les bénéficiaires d'une rupture conventionnelle (loin devant les licenciés économiques et autres types de ruptures). Pourquoi ces salariés qui acceptent une séparation à l'amiable ont en fait plus de difficultés que les autres à se recaser ? Sentiment de sécurité que leur a procuré le (gros) chèque qu'ils ont touché de leur employeur… ?" (Le Figaro 16.01.2012)
Ainsi se focaliser uniquement sur le montant du chèque est une erreur, les indemnités sont légales/conventionnelles, donc négocier les leviers permettant de rebondir est beaucoup plus pertinent (surtout avec le délai de carence de Pole-Emploi). Des exemples ? Votre téléphone portable (ou comment ainsi ne pas être coupé brutalement de tout son réseau), une formation renforçant son employabilité (si on a déjà les idées claires à ce stade), et pourquoi pas un accompagnement individualisé ? L'outplacement est un moyen de transformer la difficulté en avenir constructif, avec, cerise sur le gâteau, le fait de gagner souvent de précieux mois… JMP
Je suis rentré dans ce métier d’outplacer en 2008, année d’instauration de la "rupture conventionnelle". Nombre des professionnels que j’accompagne se séparent de leur employeur via ce biais. Cette forme de divorce à l’amiable comporte en effet beaucoup d’avantages lorsque la poursuite d’une collaboration n’est plus possible.
Si l’énorme majorité des RC est homologuée par la DIRECCTE, précisons bien que la preuve d’un conflit entre les parties et ainsi le non consentement complet du salarié reste l’écueil juridique.
Je me souviens avoir organisé en 2012, pour les dirigeants et DRH, un atelier-débat qui s’intitulait : "Accompagner la transition de carrière - Vers une rupture conventionnelle responsable". Devant le succès de ce process de rupture d’un CDI, on s’apercevait déjà 3 ans après sa mise en service d’un effet collatéral pernicieux : "Les chômeurs qui ont le plus de mal à retrouver un emploi -8 mois après leur inscription- sont les bénéficiaires d'une rupture conventionnelle (loin devant les licenciés économiques et autres types de ruptures). Pourquoi ces salariés qui acceptent une séparation à l'amiable ont en fait plus de difficultés que les autres à se recaser ? Sentiment de sécurité que leur a procuré le (gros) chèque qu'ils ont touché de leur employeur… ?" (Le Figaro 16.01.2012)
Ainsi se focaliser uniquement sur le montant du chèque est une erreur, les indemnités sont légales/conventionnelles, donc négocier les leviers permettant de rebondir est beaucoup plus pertinent (surtout avec le délai de carence de Pole-Emploi). Des exemples ? Votre téléphone portable (ou comment ainsi ne pas être coupé brutalement de tout son réseau), une formation renforçant son employabilité (si on a déjà les idées claires à ce stade), et pourquoi pas un accompagnement individualisé ? L'outplacement est un moyen de transformer la difficulté en avenir constructif, avec, cerise sur le gâteau, le fait de gagner souvent de précieux mois… JMP
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