Chronique Terrienne n° 116
L’été est enfin là et mes week-ends sont à nouveau remplis de virées en duo et autres sorties rando. en troupeaux. Je suis en effet "addict" de belles courbes ! Mon adage étant que "l’abus de virage ne peut nuire à la santé", je réalise mes trajectoires dans des massifs aussi majestueux que proches de chez nous : Chartreuse, Belledonne, Vercors, Dévoluy, Bauges, Beaufortain, Jura…
Parce que la confiance est une composante essentielle des relations humaines, et que lorsqu’elle existe, nous gagnons à la fois en efficacité et en sérénité, je vais prendre la situation du tandem en moto. La confiance - fierre (avoir foi), cum (avec) - est une conviction complexe qui suppose plusieurs zones d’appui. Parmi celles-ci, confiance en soi et confiance en l’autre se nourrissent mutuellement. Dans l’atelier "Piloter ma trajectoire en confiance" que j’anime, à travers un processus original, en moto en montagne, mon objectif est double : faire comprendre les erreurs classiques de conception et donner les clefs pour créer les conditions de la confiance.
Comment conscientiser que la confiance n’est ni un état, ni ne tient seulement à une personne, qu’elle ne confère pas directement un sentiment de sécurité, qu’elle ne se renforce pas systématiquement avec le temps… Autant d’idées reçues à combattre… en prenant le risque de rouler sur l’équivalent de deux cartes bancaires (la surface des 2 pneus en contact avec le sol) !
Subir ou coopérer (?)... en lâchant prise, telle est certainement la voie.
Reprendre en quelque sorte la route de Soi, grâce à l’autre et aux lacets, un beau parcours non ? JMP
Transitions de carrière et accompagnement du changement : Communication, management, efficacité pro., coaching, croissance identitaire... L'Entrepreneuriat, la relation au travail, l'évolution et la mobilité professionnelle... L'Entreprise, les Hommes, la Vie : bref, le CyberCarnet de JMP ! (depuis 2007)
mardi 9 juillet 2013
samedi 15 juin 2013
Qui a piqué mon fromage ?
Chronique
Terrienne n° 115
Ceux qui me connaissent bien savent que je suis Bi : je suis fromage ET dessert !
Ceux qui me connaissent bien savent que je suis Bi : je suis fromage ET dessert !
Le
best-seller de Spencer Johnson, traduit en 26 langues (dont
le nom de cette chronique reprend le titre) a été publié en 1998 www.whomovedmycheese.com. C’est un
petit ouvrage à conseiller vivement (dans sa version française, aux Editions
Michel LAFON – 2000 réédité en 2008 - environ 14 euros).
C’est
une parabole décapante pour découvrir que tout vient à point, à qui sait…
changer.
A
travers 4 sympathiques personnages, Flair et Flèche, Polochon et Baluchon, qui
ont (vous l’avez compris) une approche différente du changement, l’ouvrage
aborde notamment les 3 questions suivantes : "Renoncer à quoi, et pour aller
où ?" "Que ferais-je, si je n’avais pas peur ?" "Quand
je parviens à surmonter mes craintes, est-ce que je ne me sens pas plus libre ?"
En
guise de dessert, je vous livre les 7 enseignements de Johnson : le changement
est inévitable, se préparer, anticiper, s’adapter, changer, mais profiter du
changement, et être prêt à repartir pour profiter de la vie... Il
nous exhorte à "renifler régulièrement le Fromage pour savoir quand il devient
trop vieux". "A bouger avec le Fromage". A se remettre en question, car "ce
n’est pas avec de vieilles certitudes qu’on trouve le Nouveau Fromage". Mais
aussi "à prendre goût à l’aventure et découvrir la saveur du nouveau Fromage".
"La
meilleure des sécurités est, d'après lui, de mesurer l’étendue des possibilités offertes
plutôt que se calfeutrer dans un petit nid douillet." La vie EST changement... Et derrière le fromage, il y a le dessert ! JMP
Libellés :
changement,
résistance au changement,
transition
lundi 27 mai 2013
14 leviers pour redonner du sens à sa vie
Chronique Terrienne n° 114
"Ceux qui ne rêvent pas d’aventure sont ceux qui la vivent", disait une publicité de Honda moto.
"Ceux qui ne rêvent pas d’aventure sont ceux qui la vivent", disait une publicité de Honda moto.
Combien
sont-ils en ce moment nos contemporains qui sont las, ne perçoivent plus la
finalité de leur activité, ne se sentent plus à leur place, se questionne face
à un avenir qui n’est plus dégagé ? Que des épreuves personnelles ou une
usure professionnelle en soient la cause, il s’agit selon moi de prendre les
devants pour conduire sa trajectoire et profiter de cette transition pour
grandir. Dans
leur livre "Donner du sens à sa vie" Rosette Poletti & Babara
Dobbs nous proposent 14 actions avec lesquels je ne peux être que d’accord, moi
qui accompagne des personnes au changement depuis 2007 :
Faire
sens du passé, Affirmer une identité, Développer l’estime de soi.
S’intégrer
socialement, Créer un réseau et se relier aux autres, Prendre soin d’autrui.
Prendre
soin de soi, Maintenir sa santé, S’adapter positivement, Faire face au stress
et au changement.
Construire
des projets, S’ouvrir au futur, Espérer, Développer sa dimension spirituelle.
On
n’est pas tous taillé pour l’aventure, mais la vie est pour moi une aventure,
alors autant donc l’appréhender et l’apprécier telle quelle !
"Faites que
le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve" disait
Antoine de Saint-Exupéry. S’autoriser déjà à rêver (un grand pas pour certains…) mais je pense comme Rodenbach que "les rêves sont les
clés pour sortir de soi-même". JMPvendredi 10 mai 2013
CNV toi-même !
Chronique Terrienne n°113
"Dieu a créé
des hommes forts, et des hommes faibles. Samuel Colt les a rendus égaux." Ce
n’est pas forcément faux, mais heureusement qu’au siècle d’après un autre américain
(qui se prénomme Marshall !) inventait la CNV. La Communication Non
Violente (ou communication bienveillante) nous permet de mieux communiquer avec
autrui mais aussi et surtout avec soi. La méthode consiste en une
"danse" (relationnelle) en 4 pas qui doit nous aider à sortir du
jugement (sur soi et surtout sur l’autre) : 1) observation, 2) ressenti, 3)
besoin, 4) demande.
En d’autres termes : 1) relevons des faits objectifs et vérifiables (qui sont facilement partageables) ; 2) écoutons nos émotions, en les exprimant par des mots à la première personne ("Je"), l’autre ne se sentira pas agressé ; 3) nos ressentis nous parlent de notre besoin, quel est-il donc ? (écoute, respect, soutien etc…) ; 4) nous pouvons alors formuler une demande explicite (elle est toujours négociable ; ce n’est pas une injonction).
Marshall Rosenberg nous donne ainsi les clefs pour vivre des relations plus harmonieuses : moins colériques et plus constructives.
Les groupes de pratiques CNV sont ouverts à ceux qui ont participé aux 3 modules d’initiation (soit 6 journées) auprès de l’Association Française de CNV qui est reliée au Centre de M. Rosenberg. JMP
En d’autres termes : 1) relevons des faits objectifs et vérifiables (qui sont facilement partageables) ; 2) écoutons nos émotions, en les exprimant par des mots à la première personne ("Je"), l’autre ne se sentira pas agressé ; 3) nos ressentis nous parlent de notre besoin, quel est-il donc ? (écoute, respect, soutien etc…) ; 4) nous pouvons alors formuler une demande explicite (elle est toujours négociable ; ce n’est pas une injonction).
Marshall Rosenberg nous donne ainsi les clefs pour vivre des relations plus harmonieuses : moins colériques et plus constructives.
Les groupes de pratiques CNV sont ouverts à ceux qui ont participé aux 3 modules d’initiation (soit 6 journées) auprès de l’Association Française de CNV qui est reliée au Centre de M. Rosenberg. JMP
PS :
Cette technique, très aidante pour réguler nos relations professionnelles et
éviter toute forme de conflit a été imaginée dans les années 60 et promulguée
en France auprès du grand public il y a environ 10 ans par le Docteur David
Servan-Schreiber dans son best-seller "Guérir". Le Belge Thomas
D’Ansembourg, auteur du livre "Cessez d’être gentil, soyez vrai",
lui-même enseignant de cette discipline a bien contribué à sa promotion.
Libellés :
besoins psychologiques,
CNV,
communication,
relation
lundi 15 avril 2013
Talents... cachés
Chronique Terrienne n°112
Quand
300 dirigeants se retrouvent pour réfléchir ensemble sur "l’entreprise
lieu d’épanouissement des talents", on pourrait penser que dans le
contexte actuel ce thème est d’un optimisme béat. Et
pourtant, des témoins se succèdent toute la journée pour porter une parole
vraie sur la force de l’engagement, le pari sur les hommes et le rôle de
l’entrepreneur qui peut être un révélateur de talents.
Quand
Antoine Raymond (A. Raymond Group) nous dit que pour lui le bien-être au
travail est la clef du succès, Stéphanie Paix (Caisse d’Epargne R-A) nous parle
de sa mission : "réenchanter le métier de banquier" qui est
aujourd’hui "fracassé", Jean-Luc Petithuguenin (Paprec) lui, bien
qu’élu "Entrepreneur de l’année 2012" se présente comme un "imbécile heureux" parce qu’il mise sur l’homme (et l’optimisme, ça
marche !)
Avec
un peu plus de respect, de bienveillance et de gentillesse en entreprise on
réduirait déjà de manière conséquente les souffrances individuelles et les coûts
collectifs des risques psychosociaux(RPS).
Et
oui le talent a besoin d’un environnement favorable pour s’exprimer :
confiance, coopération positive, esprit de responsabilité et d’initiative,
droit à l’erreur…
Si
le talent se révèle sans doute à l’expérience, il est certainement "capacité à faire différemment". Au-delà de la compétence et du
savoir-faire, le talent est plus une aptitude, une habileté, une singularité... trop souvent caché. JMP
*
Assises régionales des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens) WTC Grenoble - 6 avril 2013.
mardi 2 avril 2013
CV comme Conseils Vér...
Chronique
Terrienne n° 111
Votre nom (et votre
surnom) : Jacques Bichounet "dit Popeye".
Votre état civil
(bon ou mauvais choisissez votre meilleur profil) : 90/60/90 si vous êtes une
femme, 128/85/110 si vous êtes un homme.
Votre adresse : 36,
impasse du mensonge 16200 Jarnac ou alors 1, rue du Bac 75012 San-Diplôme.
Vos diplômes
(qu'importe le titre pourvu que ça ronfle) : Bac XXL option X, diplôme de
maintenance des espaces cruciverbistes, Master de psychologie des nains de
jardin, Ingénieur des mines de crayon polytechnicien de surface, Docteur en
science et développement des grasses matinées...
Vos expériences
professionnelles : gestionnaire de contes, styliste chez Emmaüs, éleveur de schtroumpfs,
bêta-testeur chez Dunlopillo, contrôleur des vents et tempêtes, allumeur de
réverbères...
Compétences et
atouts (c'est le petit plus qui fait la différence) : grand répertoire de
contrepèterie, peau douce et cheveu brillant...
Vos hobbies (la
sincérité paye) : dressage d'escargots de course, traduction de poésie swahili,
percussionniste de triangle dans un orchestre symphonique...
CV
comme Conseils Véritables (ou bien alors Conseils Véreux pour un 1er avril !) JMP
lundi 11 mars 2013
Recherche d'emploi : les 3 qualités
Chronique
Terrienne n° 110
"Les emplois c’est comme les tigres, il n’y en a pour ainsi dire pratiquement plus." Cette formule de Jean Becker (Dialogue avec mon jardinier) me revient souvent en tête. Moi qui suis "Jobologue", c'est-à-dire qui aide les professionnels qui ont un problème dans leur job, mais aussi ceux qui ont un problème "avec" leur travail, je sais que le "bon poste-en CDI-à plein temps-bien payé-près de chez moi" se fait rare aujourd’hui. Ayant accompagné plus de 200 cadres en outplacement, je suis convaincu que 3 qualités doivent impérativement être développées.
"Les emplois c’est comme les tigres, il n’y en a pour ainsi dire pratiquement plus." Cette formule de Jean Becker (Dialogue avec mon jardinier) me revient souvent en tête. Moi qui suis "Jobologue", c'est-à-dire qui aide les professionnels qui ont un problème dans leur job, mais aussi ceux qui ont un problème "avec" leur travail, je sais que le "bon poste-en CDI-à plein temps-bien payé-près de chez moi" se fait rare aujourd’hui. Ayant accompagné plus de 200 cadres en outplacement, je suis convaincu que 3 qualités doivent impérativement être développées.
Mon credo c’est l’E.C.O. : Enthousiasme – Curiosité - Opiniâtreté.
- Tout d’abord l’Enthousiasme car il est communicatif ! Affirmer son envie à travers le fait que vous savez qui vous êtes et où vous allez ; que vous êtes constructif et que votre valeur ajoutée est pertinente.
- La Curiosité ensuite va grandement vous aider. La cultiver sera une force qui va nous permettre de vous ouvrir à de nouveaux contacts, d’aller vers l’autre pour le faire parler sur sa réalité professionnelle, ses besoins, ses contacts…
- L'Opiniâtreté enfin car la recherche d’emploi n’est pas un sprint mais souvent un marathon. Vous allez souffrir car avant d’avoir un "OUI", il faut affronter des dizaines de "NON".
Je conseillais récemment chez REBOND 38* où j’interviens chaque semaine, l’excellent ouvrage de Marc Traverson : "Lettre à ceux qui ont momentanément perdu leur emploi" (Payot 2010). Il permet notamment de cerner le coût émotionnel d’une transition professionnelle, de comprendre en quoi la "recherche d’un emploi" est un métier, et de savoir attendre son heure pour saisir sa chance. JMP
* www.rec38.com/rebond-38
- Tout d’abord l’Enthousiasme car il est communicatif ! Affirmer son envie à travers le fait que vous savez qui vous êtes et où vous allez ; que vous êtes constructif et que votre valeur ajoutée est pertinente.
- La Curiosité ensuite va grandement vous aider. La cultiver sera une force qui va nous permettre de vous ouvrir à de nouveaux contacts, d’aller vers l’autre pour le faire parler sur sa réalité professionnelle, ses besoins, ses contacts…
- L'Opiniâtreté enfin car la recherche d’emploi n’est pas un sprint mais souvent un marathon. Vous allez souffrir car avant d’avoir un "OUI", il faut affronter des dizaines de "NON".
Je conseillais récemment chez REBOND 38* où j’interviens chaque semaine, l’excellent ouvrage de Marc Traverson : "Lettre à ceux qui ont momentanément perdu leur emploi" (Payot 2010). Il permet notamment de cerner le coût émotionnel d’une transition professionnelle, de comprendre en quoi la "recherche d’un emploi" est un métier, et de savoir attendre son heure pour saisir sa chance. JMP
* www.rec38.com/rebond-38
lundi 18 février 2013
Affaires très peu étrangères
Chronique Terrienne n° 109
Hier un DRH m'a encore appelé "Jean-François", ce lapsus est fréquent avec mon patronyme. En effet je bénéficie depuis toujours de la notoriété de l'homme politique qui fut notamment Ministre des Affaires Etrangères sous VGE (1978-81) et qui est décédé l'été dernier. Nos deux seuls points communs, à ma connaissance : j’ai été élu comme lui (!) et j’ai travaillé pour le Groupe Wendel quelques années (sa femme était une descendante de la famille de Wendel).
Dans l'intimité du coaching -mon métier à moi-, mon client n'a souvent pas de préoccupations qui ne me soient vraiment étrangères. Dans le jeu des "Je" qu'il me livre, je distingue le stade professionnel, l'étape de vie, mais aussi la maturité qui est la sienne. Dans cette transition qu’il vit, je l’aide à passer du subjectif à son objectif.
Ce que je peux lui apporter à cet instant-là, c'est la lucidité nécessaire pour "éclairer" sa problématique."Lucidité" vient du latin "lucia" ; il s'agit bien pour moi de mettre en lumière la singularité de mon "champion". Un petit "coup de marteau" (comme on dit dans le jargon du coaching) et le voilà à nouveau armé pour le défi qu'il relève... Sa transition est accompagnée, travaillée, instruite, objectivement définie... "Rien des affaires humaines ne m'est plus étranger" disait l’humaniste éprouvé. JMP
Hier un DRH m'a encore appelé "Jean-François", ce lapsus est fréquent avec mon patronyme. En effet je bénéficie depuis toujours de la notoriété de l'homme politique qui fut notamment Ministre des Affaires Etrangères sous VGE (1978-81) et qui est décédé l'été dernier. Nos deux seuls points communs, à ma connaissance : j’ai été élu comme lui (!) et j’ai travaillé pour le Groupe Wendel quelques années (sa femme était une descendante de la famille de Wendel).
Dans l'intimité du coaching -mon métier à moi-, mon client n'a souvent pas de préoccupations qui ne me soient vraiment étrangères. Dans le jeu des "Je" qu'il me livre, je distingue le stade professionnel, l'étape de vie, mais aussi la maturité qui est la sienne. Dans cette transition qu’il vit, je l’aide à passer du subjectif à son objectif.
Ce que je peux lui apporter à cet instant-là, c'est la lucidité nécessaire pour "éclairer" sa problématique."Lucidité" vient du latin "lucia" ; il s'agit bien pour moi de mettre en lumière la singularité de mon "champion". Un petit "coup de marteau" (comme on dit dans le jargon du coaching) et le voilà à nouveau armé pour le défi qu'il relève... Sa transition est accompagnée, travaillée, instruite, objectivement définie... "Rien des affaires humaines ne m'est plus étranger" disait l’humaniste éprouvé. JMP
dimanche 3 février 2013
Choisir de choisir
Chronique Terrienne n° 108
Mes
clients, ceux qui m’ont choisi… et que j’ai choisis, décident de cerner leurs
limites pour développer leurs possibles. Ils laissent leur ego de côté et
écoutent leur cœur : "je ne fais rien sans les autres. Je vais prendre soin
de moi en bénéficiant de l’accompagnement d’un pro. car je suis moi-même un
pro." Tout comme un champion a besoin d’un entraîneur pour améliorer ses
performances et dépasser les épreuves. C’est
une démarche pertinente de se faire accompagner. Quand on ne le fait pas, trop souvent c’est par peur, complaisance et/ou méconnaissance. Déni d’une
situation trop dure pour être regardée en face. Pas d’exigence à tirer les
leçons des difficultés et des échecs. Ignorance des mécanismes de la
psycho-dynamique humaine du changement.
"Il
faut accepter de changer pour rester soi-même" disait Simone de Beauvoir. Ceux
qui rebondissent vite savent s’entourer, ils le doivent souvent à leurs
expériences passées. Travaillez à être ce que vous pouvez devenir est un vrai
travail, difficile à faire seul, de plus dans un timing limité. J'ai été mal payé pour le comprendre par moi-même il y a 10 ans !
Mes
clients font donc le choix de choisir de choisir, pour ne pas subir. "Nos
limites n'existent, que parce que nous n'avons pas travaillé à en faire des
possibles". JMP
"Nous ferons de nos
grilles des chemins. Nous changerons nos villes en jardins… (Il suffira)"
Libellés :
accompagnement,
choix,
résistance au changement
samedi 2 février 2013
Une journée en clinique
Chronique Terrienne n° 107
Un
jour, une clinique, deux être chers opérés en même temps et donc une longue
attente pour ma part. C’est là que dans le vaste hall de l’accueil je découvre
les noms des 11 "patrons" (comme on dit dans le milieu... de la santé). Une sacrée équipe
de pro. sur les plaques de leur panthéon : du Dr Vidal (encyclopédiste bien connu) au Dr Diamand (qui brille au firmament) je suis resté admiratif de 11 patronymes à la suite... à en tomber par terre !
Au-delà
du clin d’oeil, et parce que cette anecdote est véridique, comment imaginer que ces qualificatifs (car il s'agit de cela) n’aient pas eu d’influence sur les
personnalités respectives ? Et quelles interférences inconscientes avec
leurs patients ? Notre nom est bien une information susceptible d’affecter
le jugement d’autrui. Les études scientifiques prouvent même que certaines
personnes peuvent être conduites à varier leur comportement en raison de
certaines connotations symboliques associées à un nom de famille. Patronyme,
quand tu nous tiens… JMP
PS : Lire mes deux autres chroniques sur
le même sujet : le 26 août 2008 et le 20 septembre 2007
dimanche 20 janvier 2013
Vive 2013 !
Chronique Terrienne n°106
Le mental avant tout je vous dis : vive 2013 !
D’après les chiffres livrés* le 22 12 2012 : 69% des Français se disent pessimistes sur l'avenir de la société. Seuls 29% des Français se déclaraient optimistes.
Ce haut niveau de pessimisme est partagé par toutes les catégories de la population.
Les cadres, qui étaient encore majoritairement optimistes en novembre, enregistrent un recul de leur moral de 15 points en décembre. 62% d'entre eux se déclarent désormais pessimistes. En ce qui concerne leur avenir personnel, 54% des Français se déclarent encore optimistes. Les jeunes âgés de 18 à 24 ans sont plus optimistes (66%) que les personnes âgées de 65 ans et plus (48%).
Si l’on est donc près de deux fois plus optimiste pour son avenir à soi que pour celui de la collectivité, sachons que les personnalités optimistes vivent mieux et plus longtemps. L’optimisme est même un acteur protecteur contre la maladie : moins 50% de risques cardio-vasculaires, il augmente les chances de survie à un cancer…
Communiquons donc du positif autour de nous en cette période de vœux et notre environnement ne s’en portera pas plus mal, bien au contraire.
Car si l'optimiste voit le verre à moitié plein ; le pessimiste le voit à moitié vide… mais le daltonien voit le vert complètement rouge ! JMP
* Sondage (mensuel) de l'institut CSA réalisé en décembre pour BFM TV.
dimanche 6 janvier 2013
Epi...Fanny (Follow Her dixit Twitter)
Chronique Terrienne n°105
Un coach que j’apprécie beaucoup (que j’appellerais ici Fanny...) m’avait dit en 2007, juste après ma certification CT, que j’étais un homme de lien(s).
Restons donc en lien en 2013 avec le Blog de JMP :
1 page-écran, 1 info, 1 sourire… 2 fois par mois !
Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement par mail mes Chroniques Terriennes.
En cette Epiphanie, je vous souhaite une très belle année à chacun d’entre vous.
JMP
NB : Déroulez l’ascenseur de ce Blog et dans la colonne de droite (sous l’accès aux Chroniques par mots-clefs) tapez votre adresse mail dans « Follow by mail ».
mercredi 12 décembre 2012
Choisir son coach (2)
Dans
ma chronique du 1er mai 2008 j’abordais la délicate question du choix
de son coach.
La
recommandation par un de ses anciens clients que vous connaissez ou la
prescription par votre DRH au sein de l’entreprise étant faite, vous êtes face
à un professionnel, il vous consacre un entretien de prise de contact : qu’en
faites-vous ?
Pour
cela, posez-vous les bonnes questions avant l’entretien : Quelles craintes
avez-vous pour vous ? Quel est votre vrai besoin ? Quel écart entre
la situation actuelle perçue et votre désir ? Quelle pourrait être votre
demande explicite à ce professionnel pour cet accompagnement ?
Profitez de ce temps initial de rencontre pour écouter votre ressenti. Osez découvrir la
personne derrière le coach. De quelle personnalité avez-vous besoin à votre
étape de vie ? Notez vos impressions sur un bloc-notes, elles sont
précieuses pour ne pas ensuite faire un choix soi-disant rationnel, càd uniquement
basé sur le cérébral.
Questionner
le coach sur sa pratique, ses clients, son parcours et ses valeurs. Trop peu de
personnes sont au clair sur les critères de choix qui seront les leurs. D’autres
évoquent le "fit" en étant incapables de le définir*. Vous ne
travaillerez pas par hasard avec cette personne-là. Alors quel est votre degré
de maturité sur ce type de choix. Il en dit déjà long sur votre prochaine étape
de croissance !
* une
clef : pouvez-vous vous envisager dans une relation de confiance avec
cette personne ; au-delà du superficiel évidemment ?
vendredi 23 novembre 2012
Avancer... son âge
Un débat
passionné a eu lieu sur Viadeo il y a un mois au sujet de l'annonce (ou
non) de son âge dans la recherche d'emploi et particulièrement le CV. Cette question
est très identitaire et liée à nos représentations individuelles. En recherche
d’emploi, annoncer son âge c’est en effet s’exposer à l’expression de
représentations souvent négatives.
Dans
ma pratique professionnelle de l'accompagnement de transitions de carrière, je
travaille notamment avec une "échelle" de 9 étapes de vie entre 23 et
67 ans. J'ai constaté sa validité avec 200 clients d’âges différents. Pourquoi
donc ne pas partager un référentiel commun dans les Ressources Humaines sur ce
type de base qui a le mérite d'être validée par le bon
sens et les statistiques ? L'objectif
ne serait-il pas d'objectiver un peu ces représentations (trop souvent liées à
des à priori, des généralisations excessives et autres ignorances). Avoir des
repères communs en terme de psycho-dynamiques liées aux étapes de vie me semble
de nature à faire progresser la non-discrimination.
Le
fait d'avoir 30, 40 ou 50 ans n'est pas en soit un problème, parce qu'à chacune
de ces étapes, la personne a de belles ressources ; celle-ci sont simplement
et généralement différemment exploitées par les personnes elles-mêmes. Si bien
vivre son âge est notre enjeu, on sera cependant toujours le senior de quelqu'un
!
Libellés :
emploi,
seniors,
système de représentation
dimanche 11 novembre 2012
Chômage, quelle durée ?
"359 jours : un chômeur inscrit sur les listes
de Pôle Emploi peut aujourd'hui s'attendre à rester au chômage presque 1
an" (L'Expansion 09/2012).
S’il faut donc entre 4 et 15 mois selon son
profil, son employabilité, sa mobilité, et surtout le type de projet
(continuation, évolution, formation, reconversion...), sachez que si vous êtes
plutôt jeune et souhaitez poursuivre dans le même domaine, c’est 9 mois de
transition pour accoucher d'un nouveau projet pro. (les femmes diront que c'est
bio-logique !)
Une transition réussie se déroule le plus
souvent en 3 temps (3 x 3 = 9).
Après l’atterrissage, où il s’agit de prendre
soin de soi pour traverser au plus vite son mico-deuil, notamment en mettant en
place les conditions d'une transition porteuse de valeur-ajoutée pour la suite
du parcours (accompagnement, moyens logistiques, développement
personnel...) on accède plus sereinement aux trois phases suivantes :
1 - Phase de réflexion pour faire émerger le
nouveau projet (bilan pro. et perso.)
2 - Phase de travail pour le valider et
décider in fine (en parallèle training communication)
3 - Phase de mise en oeuvre : campagne
de recherche de l'emploi (marché visible et marché immergé via la démarche réseau)
Si la transition est parfois une épreuve,
c’est aussi un défi personnel, celui de conduire le projet de sa propre
destinée professionnelle.
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