Chronique Terrienne n° 179
Je pense que la plus grande tragédie de la vie n'est pas forcément la mort, mais ce qui meurt en nous pendant que nous vivons. Et c'est souvent notre âme d'enfant qui disparait (souvent avec la quarantaine, parfois bien avant), une forme d'enthousiasme, de créativité, d'insouciance bien sûr mais surtout d'ouverture inconditionnelle au monde. "L'homme pense, Dieu rit", pour citer Milan Cundera, et nous humains sur-utilisons trop souvent notre néo-cortex avec ses capacités à classer, évaluer et juger tout et tous. Ceci se faisant au détriment de notre cerveau limbique, celui où l'on devrait puiser indéfiniment ce sentiment de joie, si cher à Spinoza ! A critiquer, jalouser, se comparer, coller des étiquettes, généraliser, reprocher, exiger, culpabiliser, moraliser etc., on en devient soi-même aigris. Et on ne peut proposer ainsi à l'autre le meilleur de nous-mêmes. "Deux sortes d'êtres que je ne peux pas supporter, disait Gustave THIBON*, ceux qui ne cherchent pas Dieu et ceux qui s'imaginent l'avoir trouvé." Il ajoutait : "Dans l'ordre économique, les affamés cherchent la nourriture ; dans l'ordre spirituel, c'est la nourriture, étalée à profusion, qui s'offre en vain aux affamés." Ecouter son cœur, s'élever, se focaliser sur l'essentiel, l'amour, la voie est spiri-tu-elle ! "Le Divin parle dans le silence du cœur. L'écoute est le début de la prière." (Rumi**). JMP
* Gustave Thibon (Métaphysicien et poète, ami de la philosophe Simone Weil ; 1903-2001) in "L'ignorance étoilée"
** Djalâl ad-Dîn Rûmî est un mystique musulman persan du XIIIème siècle : "Hier j'étais intelligent, alors je voulais changer le monde. Aujourd'hui je suis sage, alors je veux changer ma personne."
Transitions de carrière et accompagnement du changement : Communication, management, efficacité pro., coaching, croissance identitaire... L'Entrepreneuriat, la relation au travail, l'évolution et la mobilité professionnelle... L'Entreprise, les Hommes, la Vie : bref, le CyberCarnet de JMP ! (depuis 2007)
samedi 30 novembre 2019
mardi 29 octobre 2019
Avoir une pratique
Chronique Terrienne n° 178
Avec l'arrivée de nombreux "bébés coaches" toutes les années sur le marché Français, depuis 12 ans que je suis dans le métier, je constate que pour beaucoup d'impétrants, peu d'élus... qui pratiquent vraiment le coaching. Avoir une activité qui nous amène quotidiennement à accompagner des clients (volontaires et solvables) n'est en effet plus très aisé, tant l'offre d'accompagnement est aujourd'hui pléthorique. Le référentiel de compétences de l'EMCC (Conseil Européen du Coaching), ma fédération professionnelle, la plus importante en France aujourd'hui, retient huit catégories de compétences du coach à développer via une pratique régulière : la conscience de soi, l'engagement pour le développement personnel et professionnel, la gestion du contrat, la construction de la relation, l'accompagnement de l’émergence de prises de conscience et d’enseignements, l'orientation sur le résultat et l’action, l'utilisation des modèles et techniques et enfin l'évaluation. On peut aussi parler d'hygiène du coach d'ailleurs quand à l'espace de supervision, et de thérapie, dont le coach pro doit faire une utilisation régulière au bénéfice d'une relation ajustée vis-à-vis de ses clients. Clients à qui il doit offrir la stabilité par sa stabilité intérieure, sa stabilité familiale, sa stabilité sociale et économique... bref, l'équilibre est au cœur d'une vocation réussie. Donc, choisir un coach aligné (entre ses valeurs et une activité réelle), ce qui se voit à travers sa congruence ; c'est un coach qui épaule vraiment, en inoculant l'énergie positive et l'enthousiasme qui font avancer ! JMP
Avec l'arrivée de nombreux "bébés coaches" toutes les années sur le marché Français, depuis 12 ans que je suis dans le métier, je constate que pour beaucoup d'impétrants, peu d'élus... qui pratiquent vraiment le coaching. Avoir une activité qui nous amène quotidiennement à accompagner des clients (volontaires et solvables) n'est en effet plus très aisé, tant l'offre d'accompagnement est aujourd'hui pléthorique. Le référentiel de compétences de l'EMCC (Conseil Européen du Coaching), ma fédération professionnelle, la plus importante en France aujourd'hui, retient huit catégories de compétences du coach à développer via une pratique régulière : la conscience de soi, l'engagement pour le développement personnel et professionnel, la gestion du contrat, la construction de la relation, l'accompagnement de l’émergence de prises de conscience et d’enseignements, l'orientation sur le résultat et l’action, l'utilisation des modèles et techniques et enfin l'évaluation. On peut aussi parler d'hygiène du coach d'ailleurs quand à l'espace de supervision, et de thérapie, dont le coach pro doit faire une utilisation régulière au bénéfice d'une relation ajustée vis-à-vis de ses clients. Clients à qui il doit offrir la stabilité par sa stabilité intérieure, sa stabilité familiale, sa stabilité sociale et économique... bref, l'équilibre est au cœur d'une vocation réussie. Donc, choisir un coach aligné (entre ses valeurs et une activité réelle), ce qui se voit à travers sa congruence ; c'est un coach qui épaule vraiment, en inoculant l'énergie positive et l'enthousiasme qui font avancer ! JMP
Libellés :
coaching,
congruence,
stabilité intérieure
lundi 16 septembre 2019
Déontologie, mon amie
Chronique Terrienne n° 177
Un coach pro. certifié par une école sérieuse et reconnue, doit ensuite pour pratiquer, proposer un "écosystème professionnel sain" à ses clients. Il doit notamment adhérer à une des Fédérations Professionnelles du Métier. Celle-ci, au-delà de son référentiel de compétences, peut être un "tiers de confiance médiateur" pour les éventuels recours clients. Mais devenir membre d'une communauté-métier représentative est surtout un acte objectif fort sur des engagements de bonne pratique, via le respect d'un code de déontologie : discrétion et confidentialité, parité et confrontation, travail sur soi et supervision, formation et progression permanente etc... (des points de repère qui nous éloignent ainsi du gourou autoproclamé).
Si je suis membre de l'EMCC France (Conseil Européen du Coaching, du Mentorat et de la Supervision), c'est pour exercer selon des protocoles conçus pour sécuriser mon activité et mes clients. Je me suis également investi dans le développement de l'Antenne Dauphiné-Savoie, faisant passer le nombre de coachs pro. adhérents EMCC de 5 à 75 -entre 2013 et 2019-. J'ai organisé et/ou supervisé plus de 30 évènements locaux et notamment des "ateliers de professionnalisation". J'ai animé celui sur "l'éthique et la déontologie du coach pro." à plusieurs reprises où l'on décortique notre code (partagé par plus de 18 000 coachs pro., rien qu'en Europe) et l'on travaille sur des dilemmes, propre à nourrir notre réflexion éthique personnelle.
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. JMP
Lien code déontologie EMCC France : https://www.emccfrance.org/deontologie-coach-mentors
... et relire ma CT 126 : "Tous coachs ? " : http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2014/02/tous-coachs.html
Un coach pro. certifié par une école sérieuse et reconnue, doit ensuite pour pratiquer, proposer un "écosystème professionnel sain" à ses clients. Il doit notamment adhérer à une des Fédérations Professionnelles du Métier. Celle-ci, au-delà de son référentiel de compétences, peut être un "tiers de confiance médiateur" pour les éventuels recours clients. Mais devenir membre d'une communauté-métier représentative est surtout un acte objectif fort sur des engagements de bonne pratique, via le respect d'un code de déontologie : discrétion et confidentialité, parité et confrontation, travail sur soi et supervision, formation et progression permanente etc... (des points de repère qui nous éloignent ainsi du gourou autoproclamé).
Si je suis membre de l'EMCC France (Conseil Européen du Coaching, du Mentorat et de la Supervision), c'est pour exercer selon des protocoles conçus pour sécuriser mon activité et mes clients. Je me suis également investi dans le développement de l'Antenne Dauphiné-Savoie, faisant passer le nombre de coachs pro. adhérents EMCC de 5 à 75 -entre 2013 et 2019-. J'ai organisé et/ou supervisé plus de 30 évènements locaux et notamment des "ateliers de professionnalisation". J'ai animé celui sur "l'éthique et la déontologie du coach pro." à plusieurs reprises où l'on décortique notre code (partagé par plus de 18 000 coachs pro., rien qu'en Europe) et l'on travaille sur des dilemmes, propre à nourrir notre réflexion éthique personnelle.
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. JMP
Lien code déontologie EMCC France : https://www.emccfrance.org/deontologie-coach-mentors
... et relire ma CT 126 : "Tous coachs ? " : http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2014/02/tous-coachs.html
samedi 31 août 2019
Qui coache qui ? (Le contrat)
Chronique Terrienne n° 176
Vous souvenez-vous du film "Le Coach" avec le tandem Richard Berry et Jean-Paul Rouve ? (il y a déjà 10 ans). C'est l'histoire d'un coach renommé, par ailleurs accablé de dettes de jeu et quitté par sa femme, qui accepte de se faire passer pour un stagiaire, à la demande de son commanditaire (le PDG). Dans la grande entreprise où il va donc intervenir, il est ainsi question de "qui veut changer l'autre à l'insu de son plein gré"! Mensonges et dissimulations aboutissent alors à instrumentalisation et manipulation...
Ce scénario, bien relevé, est une farce forte agréable à visionner (et qui finira bien); mais on est cependant pour moi bien à l'opposé de notre métier. En effet, chez AdC un coaching débute systématiquement par un contrat écrit co-rédigé avec mon client. S'il s'appuie bien entendu sur une demande de sa part, celle-ci est analysée et contextualisée pour être traduite en objectif. Ce contrat est complété par une charte relationnelle qui est formalisée au paper-board lors de notre première séance de travail. Cette approche, c-à-d un coaché volontaire et clairement engagé, évite malentendus voire imposture. Avant tout, prenons garde aux interventions dommageables qui découlent d'accompagnants non-professionnels ou mal intentionnés. "Primum non nocere"* est la locution latine qui signifie "en premier ne pas nuire" : si un coach "amateur" sait peut-être ce qu’il faut faire, un coach professionnel et expérimenté, lui, sait ce qu’il ne faut surtout pas faire. JMP
* Dans un cadre général, non limité à la médecine, le principe de non malfaisance "Primum non nocere" peut s'exprimer d'une autre façon : face à un problème particulier, il peut être préférable de ne pas faire quelque chose ou même de ne rien faire du tout que de risquer de faire plus de mal que de bien.
Vous souvenez-vous du film "Le Coach" avec le tandem Richard Berry et Jean-Paul Rouve ? (il y a déjà 10 ans). C'est l'histoire d'un coach renommé, par ailleurs accablé de dettes de jeu et quitté par sa femme, qui accepte de se faire passer pour un stagiaire, à la demande de son commanditaire (le PDG). Dans la grande entreprise où il va donc intervenir, il est ainsi question de "qui veut changer l'autre à l'insu de son plein gré"! Mensonges et dissimulations aboutissent alors à instrumentalisation et manipulation...
Ce scénario, bien relevé, est une farce forte agréable à visionner (et qui finira bien); mais on est cependant pour moi bien à l'opposé de notre métier. En effet, chez AdC un coaching débute systématiquement par un contrat écrit co-rédigé avec mon client. S'il s'appuie bien entendu sur une demande de sa part, celle-ci est analysée et contextualisée pour être traduite en objectif. Ce contrat est complété par une charte relationnelle qui est formalisée au paper-board lors de notre première séance de travail. Cette approche, c-à-d un coaché volontaire et clairement engagé, évite malentendus voire imposture. Avant tout, prenons garde aux interventions dommageables qui découlent d'accompagnants non-professionnels ou mal intentionnés. "Primum non nocere"* est la locution latine qui signifie "en premier ne pas nuire" : si un coach "amateur" sait peut-être ce qu’il faut faire, un coach professionnel et expérimenté, lui, sait ce qu’il ne faut surtout pas faire. JMP
* Dans un cadre général, non limité à la médecine, le principe de non malfaisance "Primum non nocere" peut s'exprimer d'une autre façon : face à un problème particulier, il peut être préférable de ne pas faire quelque chose ou même de ne rien faire du tout que de risquer de faire plus de mal que de bien.
dimanche 21 juillet 2019
Entrepreneuriat/salariat, le loup ou le chien ?
Chronique Terrienne n° 175
Il y a quelques mois, lors d'un "coffee business" (entendez "petit-déjeuner réseau") je suis coopté dans un Club d'affaires via ma minute de gloire lors de laquelle je me présente à mes congénères. La présidente me félicitant, me remet un... collier (à badge), signe que je fais partie de la confrérie ! Ce cadeau symbolique me fait penser à la fable "le loup et le chien" de La Fontaine. En effet, me mettre autour du cou un collier d'appartenance, n'est-ce pas contradictoire avec l'image que je porte sur l'entrepreneuriat (stature dont ce Club se revendique) ? Il s'avère que nombre des adhérents sont free-lance et veulent sortir de l'isolement en participant à ces rencontres. Cependant, entreprendre pour moi, c'est creuser son propre sillon, autrement dit sortir de la flottille (au sens maritime) et voguer vers son propre cap. Aujourd'hui, la démocratisation et la généralisation de l'entrepreneuriat, avec les outils nomades accessibles à tous, les nombreuses aides à la création dont les micro-statuts, les pratiques de sourcing des entreprises (tout sauf recruter et augmenter la masse salariale) et la féminisation des métiers (avec l'aspiration au travail à domicile) nous amènent vers une surpopulation de solo, qui se révèle avoir besoin de rompre leur solitude. Situation pesante car exigeante en terme de pro-activité (vs le volet commercial de toute activité à son compte) mais aussi d'une forme de précarité financière.
Si la morale de la fable se résume ainsi : mieux vaut être pauvre, affamé et libre que riche, bien nourri mais esclave ; votre serviteur y voit les enjeux d'une situation douillette (de salarié) vs l'aventure de la liberté (entrepreneuriat). Combien sont en effet prêts à assumer vraiment une certaine frugalité dans leur confort de vie en refusant un collier... (sans être dépendant d’un seul client, ce qui n’est pas facile, mais aussi interdit, ou d'une autre façon, dépendant de son conjoint, ingénieur à gros salaire par ex. ?) JMP
"Le loup et le chien" de Jean de La Fontaine :
https://education.toutcomment.com/article/quelle-est-la-morale-de-la-fable-le-loup-et-le-chien-13039.html
Il y a quelques mois, lors d'un "coffee business" (entendez "petit-déjeuner réseau") je suis coopté dans un Club d'affaires via ma minute de gloire lors de laquelle je me présente à mes congénères. La présidente me félicitant, me remet un... collier (à badge), signe que je fais partie de la confrérie ! Ce cadeau symbolique me fait penser à la fable "le loup et le chien" de La Fontaine. En effet, me mettre autour du cou un collier d'appartenance, n'est-ce pas contradictoire avec l'image que je porte sur l'entrepreneuriat (stature dont ce Club se revendique) ? Il s'avère que nombre des adhérents sont free-lance et veulent sortir de l'isolement en participant à ces rencontres. Cependant, entreprendre pour moi, c'est creuser son propre sillon, autrement dit sortir de la flottille (au sens maritime) et voguer vers son propre cap. Aujourd'hui, la démocratisation et la généralisation de l'entrepreneuriat, avec les outils nomades accessibles à tous, les nombreuses aides à la création dont les micro-statuts, les pratiques de sourcing des entreprises (tout sauf recruter et augmenter la masse salariale) et la féminisation des métiers (avec l'aspiration au travail à domicile) nous amènent vers une surpopulation de solo, qui se révèle avoir besoin de rompre leur solitude. Situation pesante car exigeante en terme de pro-activité (vs le volet commercial de toute activité à son compte) mais aussi d'une forme de précarité financière.
Si la morale de la fable se résume ainsi : mieux vaut être pauvre, affamé et libre que riche, bien nourri mais esclave ; votre serviteur y voit les enjeux d'une situation douillette (de salarié) vs l'aventure de la liberté (entrepreneuriat). Combien sont en effet prêts à assumer vraiment une certaine frugalité dans leur confort de vie en refusant un collier... (sans être dépendant d’un seul client, ce qui n’est pas facile, mais aussi interdit, ou d'une autre façon, dépendant de son conjoint, ingénieur à gros salaire par ex. ?) JMP
"Le loup et le chien" de Jean de La Fontaine :
https://education.toutcomment.com/article/quelle-est-la-morale-de-la-fable-le-loup-et-le-chien-13039.html
Libellés :
entrepreneuriat,
relation au travail,
réseau
lundi 8 juillet 2019
"Mon parcours est atypique"...
Chronique Terrienne n° 174
Quand une personne qui doit se présenter en quelques mots démarre ainsi, je ressens (je vous l'avoue bien volontiers) une forme d'exaspération tant cette expression est pour moi un lieu commun et une périphrase pour se cacher... Commencer en qualifiant son profil au lieu de parler de qui on est, et de ce qu'on a fait, est souvent l'apanage des amateurs. "Ne vous souciez pas d'être sans emploi, souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi" aurait déjà dit Confucius. Dites rapidement en quoi vous êtes unique bon sang ! Atypique par rapport à quoi ? à qui ?... en vérité, si ces gens là savaient combien de profils "atypiques" je croise dans mon métier ?
"Ingénieur à Grenoble (sic), j'ai travaillé 5 ans dans une SSI puis 20 ans chez Schneider (re-sic). Je suis de la région parisienne, je suis venu pour mes études, et pour les montagnes aussi..." ;-)
A cela je préfère nettement le pitch d'une de mes clientes qui commence ainsi : "Je me prénomme Isabelle, je suis une jeune diplômée de 58 ans ! ... avec un profil à double dimension (ingénieur + marketing) et une formation de 10 mois en cybersécurité" (...) Isabelle, elle, a fait le point sur son parcours et a élaboré un projet, travaillé sa bande-annonce avec son coach (qui lui a proposé également un atelier collectif d'une journée complète avec appui vidéo), elle a rédigé par écrit plusieurs versions, a demandé des feed-back, s'est entraînée pendant plusieurs semaines (ps : elle a retrouvé un job depuis).
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. Attention à nous croire le nombril du monde, ou à méconnaitre le marché de l'emploi et sa sélectivité. Travail et humilité valent mieux qu'approximation et arrogance. JMP
Quand une personne qui doit se présenter en quelques mots démarre ainsi, je ressens (je vous l'avoue bien volontiers) une forme d'exaspération tant cette expression est pour moi un lieu commun et une périphrase pour se cacher... Commencer en qualifiant son profil au lieu de parler de qui on est, et de ce qu'on a fait, est souvent l'apanage des amateurs. "Ne vous souciez pas d'être sans emploi, souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi" aurait déjà dit Confucius. Dites rapidement en quoi vous êtes unique bon sang ! Atypique par rapport à quoi ? à qui ?... en vérité, si ces gens là savaient combien de profils "atypiques" je croise dans mon métier ?
"Ingénieur à Grenoble (sic), j'ai travaillé 5 ans dans une SSI puis 20 ans chez Schneider (re-sic). Je suis de la région parisienne, je suis venu pour mes études, et pour les montagnes aussi..." ;-)
A cela je préfère nettement le pitch d'une de mes clientes qui commence ainsi : "Je me prénomme Isabelle, je suis une jeune diplômée de 58 ans ! ... avec un profil à double dimension (ingénieur + marketing) et une formation de 10 mois en cybersécurité" (...) Isabelle, elle, a fait le point sur son parcours et a élaboré un projet, travaillé sa bande-annonce avec son coach (qui lui a proposé également un atelier collectif d'une journée complète avec appui vidéo), elle a rédigé par écrit plusieurs versions, a demandé des feed-back, s'est entraînée pendant plusieurs semaines (ps : elle a retrouvé un job depuis).
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. Attention à nous croire le nombril du monde, ou à méconnaitre le marché de l'emploi et sa sélectivité. Travail et humilité valent mieux qu'approximation et arrogance. JMP
mardi 14 mai 2019
Quel est le coût émotionnel d'une transition professionnelle ?
Chronique Terrienne n° 173
"53% des français de plus de 40 ans subissent une évolution non choisie. Les carrières linéaires sont de plus en plus rares, alors autant choisir sa trajectoire et le timing … Mais pas facile d’initier le changement car c’est un processus qui demande de l’énergie, du temps et qui comporte des risques... mais aussi énormément de satisfaction s’il se fait dans la juste direction." Ce qu'évoque l'extrait de cet article récemment lu par votre serviteur, c'est qu'une transition professionnelle non anticipée nous engloutit un maximum d'énergie. Faire face lucidement à ses enjeux, aborder le changement sereinement, prendre de la distance par rapport au quotidien, bien se connaître, développer ses compétences relationnelles, osez être soi... requiert de (re)trouver un équilibre émotionnel, exercices quotidiens grands dévoreurs d'énergie. En effet quand notre sécurité ontologique est re-questionnée, que c'est difficile !
Pour atteindre une forme de sérendipité (ouverture, curiosité, esprit positif...) idéale pour rebondir, un lâcher-prise certain est nécessaire. Il s'agit en fait de se faire confiance et de faire confiance à la vie. En accompagnant depuis plus de 10 ans des professionnels en transition, je vois combien l'acceptation est une des clefs de la transformation.
"Votre meilleur futur arrive, a dit Frédéric Hudson, quand vous avez le courage d’être : saisissez, formez-vous, risquez, osez, faites le saut. Étreignez l’inconnu à venir. Vivez à l’extrême de vos possibilités et non au maximum de votre sécurité."
Parce que je crois qu'accroître sa confiance est de notre responsabilité personnelle, pour conduire nos changements, le lâcher-prise peut transformer nos vulnérabilités en forces et éviter ainsi une débauche d'émotions négatives. JMP
Soirée AdC le 17 juin 2019 avec atelier expérientiel (dans le Club House d'un haras en Grésivaudan) :
https://www.eventbrite.com/e/changement-et-si-le-lacher-prise-transformait-mes-vulnerabilites-en-forces-tickets-61492054390
"53% des français de plus de 40 ans subissent une évolution non choisie. Les carrières linéaires sont de plus en plus rares, alors autant choisir sa trajectoire et le timing … Mais pas facile d’initier le changement car c’est un processus qui demande de l’énergie, du temps et qui comporte des risques... mais aussi énormément de satisfaction s’il se fait dans la juste direction." Ce qu'évoque l'extrait de cet article récemment lu par votre serviteur, c'est qu'une transition professionnelle non anticipée nous engloutit un maximum d'énergie. Faire face lucidement à ses enjeux, aborder le changement sereinement, prendre de la distance par rapport au quotidien, bien se connaître, développer ses compétences relationnelles, osez être soi... requiert de (re)trouver un équilibre émotionnel, exercices quotidiens grands dévoreurs d'énergie. En effet quand notre sécurité ontologique est re-questionnée, que c'est difficile !
Pour atteindre une forme de sérendipité (ouverture, curiosité, esprit positif...) idéale pour rebondir, un lâcher-prise certain est nécessaire. Il s'agit en fait de se faire confiance et de faire confiance à la vie. En accompagnant depuis plus de 10 ans des professionnels en transition, je vois combien l'acceptation est une des clefs de la transformation.
"Votre meilleur futur arrive, a dit Frédéric Hudson, quand vous avez le courage d’être : saisissez, formez-vous, risquez, osez, faites le saut. Étreignez l’inconnu à venir. Vivez à l’extrême de vos possibilités et non au maximum de votre sécurité."
Parce que je crois qu'accroître sa confiance est de notre responsabilité personnelle, pour conduire nos changements, le lâcher-prise peut transformer nos vulnérabilités en forces et éviter ainsi une débauche d'émotions négatives. JMP
Soirée AdC le 17 juin 2019 avec atelier expérientiel (dans le Club House d'un haras en Grésivaudan) :
https://www.eventbrite.com/e/changement-et-si-le-lacher-prise-transformait-mes-vulnerabilites-en-forces-tickets-61492054390
dimanche 10 mars 2019
Avec Jean-Michel, pas que du virtuel !
Chronique Terrienne n° 172
Le marché de l'emploi se transforme fortement sous mes yeux et depuis quelques temps déjà l'emploi industriel s'écroule alors que le tertiaire explose (et ne parlons pas du primaire car l'amour n'est plus vraiment dans le pré depuis longtemps...). Le secteur des services explose donc, et hormis les start'up qui ne "start and stop" pas, il se précarise souvent.
Voila 35 ans que j'ai démarré ma carrière et moi qui ai monté ma première boîte (dans le conseil et le service) il y a un quart de siècle, j'ai vu arriver en entrepreneuriat bien des profils. Car nombre de personnes, qu'elles conduisent ou subissent, doivent ainsi, de "simples" salariés, devenir à leur compte "des professionnels recommandables". Non pas qu'elles n'étaient pas au point avant, en tant que "suiveur", mais l'entrepreneuriat c'est être entreprenant et donc leader (même de sa micro-entreprise). Cela est bien souvent différent du contexte du salariat. Notre identité pro. et notre personnalité deviennent clefs, et notre comportement évidemment !
L'enjeu fondamental étant toujours le même avec un prospect (et de manière général dans toutes nos relations), sécuriser et en même temps donner envie. Comment alors envisager, surtout dans les métiers incarnés (conseil et accompagnement particulièrement) d'entreprendre essentiellement, voire uniquement via les réseaux sociaux comme je le vois de plus en plus pour un certain nombre de nouveaux impétrants ? Certes, internet est incontournable (je pratique assidûment depuis 1996), mais ce n'est qu'un outil parmi d'autres. Un "professionnel" est pour moi une personne qualifiée dans son métier et sérieuse (fiable) d'une part, qui va se comporter de manière ouverte et bienveillante d'autre part. A cette double condition, elle sera recommandée durablement. Et sans le présentiel, tout est donc seulement... virtuel ?
Alors après le "paiement sans contact", "l'entrepreneuriat sans contact" ? JMP
Mon post LinkedIn, JMP café 1500ème relation mars 2019 :
Le marché de l'emploi se transforme fortement sous mes yeux et depuis quelques temps déjà l'emploi industriel s'écroule alors que le tertiaire explose (et ne parlons pas du primaire car l'amour n'est plus vraiment dans le pré depuis longtemps...). Le secteur des services explose donc, et hormis les start'up qui ne "start and stop" pas, il se précarise souvent.
Voila 35 ans que j'ai démarré ma carrière et moi qui ai monté ma première boîte (dans le conseil et le service) il y a un quart de siècle, j'ai vu arriver en entrepreneuriat bien des profils. Car nombre de personnes, qu'elles conduisent ou subissent, doivent ainsi, de "simples" salariés, devenir à leur compte "des professionnels recommandables". Non pas qu'elles n'étaient pas au point avant, en tant que "suiveur", mais l'entrepreneuriat c'est être entreprenant et donc leader (même de sa micro-entreprise). Cela est bien souvent différent du contexte du salariat. Notre identité pro. et notre personnalité deviennent clefs, et notre comportement évidemment !
L'enjeu fondamental étant toujours le même avec un prospect (et de manière général dans toutes nos relations), sécuriser et en même temps donner envie. Comment alors envisager, surtout dans les métiers incarnés (conseil et accompagnement particulièrement) d'entreprendre essentiellement, voire uniquement via les réseaux sociaux comme je le vois de plus en plus pour un certain nombre de nouveaux impétrants ? Certes, internet est incontournable (je pratique assidûment depuis 1996), mais ce n'est qu'un outil parmi d'autres. Un "professionnel" est pour moi une personne qualifiée dans son métier et sérieuse (fiable) d'une part, qui va se comporter de manière ouverte et bienveillante d'autre part. A cette double condition, elle sera recommandée durablement. Et sans le présentiel, tout est donc seulement... virtuel ?
Alors après le "paiement sans contact", "l'entrepreneuriat sans contact" ? JMP
Mon post LinkedIn, JMP café 1500ème relation mars 2019 :
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création d'entreprise,
entrepreneuriat,
relation au travail
lundi 31 décembre 2018
En venir aux mains...
Chronique Terrienne n° 171
Un client, que j’accompagne depuis 18 mois, m'apporte un livre sur la résilience en clin d'œil à nos échanges lors de son outplacement.
Mathieu, développeur informatique dans de grands groupes internationaux durant 10 ans, se voit aujourd'hui en potier-céramiste à son compte à la suite d'une formation conséquente. A 35 ans, il fait partie de ces professionnels qui veulent donner plus de sens à leur quotidien. Il n'est pas le seul dans sa promotion, ils sont presque tous en reconversion et ils en viennent aux mains !
Des ouvrages tels "Éloge du carburateur" de Matthew B. Crawford (déjà cité), mais aussi "La révolte des premiers de la classe" de Jean-Laurent Cassely ont évoqué ce changement de la relation au travail : "Pour faire quoi, concrètement ? La plupart des jeunes révoltés se tournent vers des métiers ultra-concrets. D’après les chiffres de l’Institut Supérieur des Métiers, 30% des reprises de sociétés artisanales le seraient par d’anciens diplômés du supérieur, et jusqu’à 60% pour les créations parmi les nouveaux artisans."
Retour aux sources ? Certainement. Le manuel, le "je mets la main à la pâte" n’a jamais été aussi valorisé dans notre mutation sociétale actuelle. Mais laisser tomber son "bullshit job", abstrait et superficiel, pour passer un C.A.P. cuisine après un Bac+5 n'est parfois pas seulement l'envie du milieu de vie, mais une aspiration plus profonde liée à son Essentiel.
Au fait, le livre que Mathieu m'a permis de lire s'appelle "Kintsugi, l'art de la résilience" de Céline Santini (First Editions). J'y ai trouvé la phrase d'Hemingway : "Le monde brise les individus. Par la suite, certains sont plus forts à l'endroit de la fracture". JMP
Un client, que j’accompagne depuis 18 mois, m'apporte un livre sur la résilience en clin d'œil à nos échanges lors de son outplacement.
Mathieu, développeur informatique dans de grands groupes internationaux durant 10 ans, se voit aujourd'hui en potier-céramiste à son compte à la suite d'une formation conséquente. A 35 ans, il fait partie de ces professionnels qui veulent donner plus de sens à leur quotidien. Il n'est pas le seul dans sa promotion, ils sont presque tous en reconversion et ils en viennent aux mains !
Des ouvrages tels "Éloge du carburateur" de Matthew B. Crawford (déjà cité), mais aussi "La révolte des premiers de la classe" de Jean-Laurent Cassely ont évoqué ce changement de la relation au travail : "Pour faire quoi, concrètement ? La plupart des jeunes révoltés se tournent vers des métiers ultra-concrets. D’après les chiffres de l’Institut Supérieur des Métiers, 30% des reprises de sociétés artisanales le seraient par d’anciens diplômés du supérieur, et jusqu’à 60% pour les créations parmi les nouveaux artisans."
Retour aux sources ? Certainement. Le manuel, le "je mets la main à la pâte" n’a jamais été aussi valorisé dans notre mutation sociétale actuelle. Mais laisser tomber son "bullshit job", abstrait et superficiel, pour passer un C.A.P. cuisine après un Bac+5 n'est parfois pas seulement l'envie du milieu de vie, mais une aspiration plus profonde liée à son Essentiel.
Au fait, le livre que Mathieu m'a permis de lire s'appelle "Kintsugi, l'art de la résilience" de Céline Santini (First Editions). J'y ai trouvé la phrase d'Hemingway : "Le monde brise les individus. Par la suite, certains sont plus forts à l'endroit de la fracture". JMP
Libellés :
faire sens,
reconversion,
relation au travail
dimanche 4 novembre 2018
Spinoza, l'Ethique et moi...
Chronique Terrienne n° 170
Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, est l'un des historiens des religions des plus connus (il a dirigé "Le Monde des Religions"). Il est l'auteur de contes et romans mais surtout une bonne quinzaine d'essais à succès dont "La puissance de la joie", "L'âme du monde", "Le Christ philosophe"... (50 ouvrages au total pour plus de 6 millions d'exemplaires vendus).
J'apprécie sa façon de rendre accessible les questions philosophiques les plus ardues, aussi j'ai lu cet été son dernier ouvrage qui nous retranscrit ce qu'il appelle le "miracle" Spinoza *. En effet, en plein XVIIème siècle, cet homme élabore une œuvre révolutionnaire : pionnier d’une lecture historique et critique de la Bible, fondateur de la psychologie des profondeurs, initiateur de la philologie, de la sociologie et de l’éthologie, et surtout, l’inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur. A bien des égards, ce philosophe là est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.
Avant cette lecture, Baruch Spinoza, auteur notamment de "L’Éthique" (sa grande œuvre, un livre de "transformation de soi"), était pour moi ce philosophe controversé à la pensée foisonnante et un peu tendancieuse... J'ai eu confirmation, via les explications de Lenoir, que la vraie morale ne consiste plus à suivre des règles extérieures, mais à comprendre les lois de la nature universelle et de notre nature singulière afin d'augmenter notre puissance d'agir et notre joie... et c'est ainsi que nous serons le plus utiles aux autres.
Et comme je tente de le transmettre à mes clients : "être libre, c'est être pleinement soi-même; mais être soi-même c'est répondre pleinement aux déterminations de sa nature. Un homme restera toujours déterminé par ce qu'il est dans son essence singulière"... JMP
* "Le miracle Spinoza - Une philosophie pour éclairer notre vie" de F. Lenoir chez Fayard
Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, est l'un des historiens des religions des plus connus (il a dirigé "Le Monde des Religions"). Il est l'auteur de contes et romans mais surtout une bonne quinzaine d'essais à succès dont "La puissance de la joie", "L'âme du monde", "Le Christ philosophe"... (50 ouvrages au total pour plus de 6 millions d'exemplaires vendus).
J'apprécie sa façon de rendre accessible les questions philosophiques les plus ardues, aussi j'ai lu cet été son dernier ouvrage qui nous retranscrit ce qu'il appelle le "miracle" Spinoza *. En effet, en plein XVIIème siècle, cet homme élabore une œuvre révolutionnaire : pionnier d’une lecture historique et critique de la Bible, fondateur de la psychologie des profondeurs, initiateur de la philologie, de la sociologie et de l’éthologie, et surtout, l’inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur. A bien des égards, ce philosophe là est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.
Avant cette lecture, Baruch Spinoza, auteur notamment de "L’Éthique" (sa grande œuvre, un livre de "transformation de soi"), était pour moi ce philosophe controversé à la pensée foisonnante et un peu tendancieuse... J'ai eu confirmation, via les explications de Lenoir, que la vraie morale ne consiste plus à suivre des règles extérieures, mais à comprendre les lois de la nature universelle et de notre nature singulière afin d'augmenter notre puissance d'agir et notre joie... et c'est ainsi que nous serons le plus utiles aux autres.
Et comme je tente de le transmettre à mes clients : "être libre, c'est être pleinement soi-même; mais être soi-même c'est répondre pleinement aux déterminations de sa nature. Un homme restera toujours déterminé par ce qu'il est dans son essence singulière"... JMP
* "Le miracle Spinoza - Une philosophie pour éclairer notre vie" de F. Lenoir chez Fayard
dimanche 28 octobre 2018
Rester pour partir...
Chronique Terrienne n° 169
Célébrer mes 10 ans de pratique du coaching professionnel avec mes clients et anciens clients le mois dernier m'a permis de retracer le chemin parcouru depuis septembre 2008. Les revoir lors de ma journée "portes ouvertes", rue des Sources à Crolles (au sein d'un quartier intégralement refait) et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), a été une vraie joie. Tout comme recevoir les nombreux messages sympathiques par mail ou SMS.
Si j'ai dédicacé une cinquantaine d'exemplaires de mon ouvrage anniversaire "2008-2018 : Chemin disant", cela parle de nos relations, forcément uniques et parfois singulières.
En terme d'anniversaires, j'en ai eu plusieurs ces dernières semaines : le mien en effet, (mais passons, j'ai 10 ans hein !), 2 copains de lycée (40 ans de rires et d'amitié !) et tiens par contre, celui que je partage avec l'une de mes psychothérapeutes colocataires professionnelles, celle avec qui j'ai une relation fort singulière... puisque (motarde) nous sommes aujourd'hui mariés depuis 32 ans !
"On est loin d'être lassés / Rester, rester, rester / Dans un coin de mes pensées / Une vie à t'enlacer / Mille fois recommencée / Et c'est pour ça qu'on va rester (...) La niche où se cachent les clefs / De la mécanique éternelle / Mais l'horloge est hors de portée / Et ce n'est pas là l'essentiel / Elle peut continuer de tourner / Elle peut tout emporter / Je te trouve chaque jour plus belle"... Heureusement qu'on était "Partis pour rester" comme le chante Cabrel ! JMP
Message personnel : "Bref, mon rêve, c'était d'être le tiens" ;-)
Célébrer mes 10 ans de pratique du coaching professionnel avec mes clients et anciens clients le mois dernier m'a permis de retracer le chemin parcouru depuis septembre 2008. Les revoir lors de ma journée "portes ouvertes", rue des Sources à Crolles (au sein d'un quartier intégralement refait) et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), a été une vraie joie. Tout comme recevoir les nombreux messages sympathiques par mail ou SMS.
Si j'ai dédicacé une cinquantaine d'exemplaires de mon ouvrage anniversaire "2008-2018 : Chemin disant", cela parle de nos relations, forcément uniques et parfois singulières.
En terme d'anniversaires, j'en ai eu plusieurs ces dernières semaines : le mien en effet, (mais passons, j'ai 10 ans hein !), 2 copains de lycée (40 ans de rires et d'amitié !) et tiens par contre, celui que je partage avec l'une de mes psychothérapeutes colocataires professionnelles, celle avec qui j'ai une relation fort singulière... puisque (motarde) nous sommes aujourd'hui mariés depuis 32 ans !
"On est loin d'être lassés / Rester, rester, rester / Dans un coin de mes pensées / Une vie à t'enlacer / Mille fois recommencée / Et c'est pour ça qu'on va rester (...) La niche où se cachent les clefs / De la mécanique éternelle / Mais l'horloge est hors de portée / Et ce n'est pas là l'essentiel / Elle peut continuer de tourner / Elle peut tout emporter / Je te trouve chaque jour plus belle"... Heureusement qu'on était "Partis pour rester" comme le chante Cabrel ! JMP
Message personnel : "Bref, mon rêve, c'était d'être le tiens" ;-)
jeudi 13 septembre 2018
"2008-2018, CHEMIN DISANT"
Chronique Terrienne n° 168
L'ouvrage que je publie ce mois-ci : "2008-2018, CHEMIN DISANT"... c'est 10 ans de pratique professionnelle du coaching de transition et de l'outplacement, c'est à dire épauler des licenciés pour qu'ils rebondissent et puissent piloter leur trajectoire en confiance, foi de coach motard !
Les 41 "Chroniques Terriennes" éditées dans ce livret sont issues du "Blog de JMP" (AdC : www.accelerateur-de-croissance.com *) parmi plus de 160 actuellement : plus de 10 ans à s'étonner, 10 ans à contribuer. 10 ans à rédiger sur mes pérégrinations et mon métier : un Blog-Notes en somme. Celui qui m'inspira le nom de ces "mémos" s’appelait Ray Bradbury. Ce très prolifique auteur américain de science-fiction est le créateur des fameuses "Chroniques Martiennes" en 1950 qui le rendirent mondialement populaire.
Je dédicacerai ce recueil anniversaire lors de ma journée "portes ouvertes" au Cabinet à Crolles fin de ce mois. Au sein d'un quartier refait intégralement et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), ce sera "open bar" non-stop de 11h00 à 19h00 chez AdC ! Si vous ne pouvez passer un moment à cette occasion, vous pouvez télécharger "2008-2018, CHEMIN DISANT" en cliquant sur ce lien : http://eepurl.com/dG5kI9
Un livret de 64 pages qui permet une lecture chronologique mais également pour picorer.
Bonne dégustation ! JMP
* et abonnez-vous pour les recevoir les prochaines directement sur votre mail.
L'ouvrage que je publie ce mois-ci : "2008-2018, CHEMIN DISANT"... c'est 10 ans de pratique professionnelle du coaching de transition et de l'outplacement, c'est à dire épauler des licenciés pour qu'ils rebondissent et puissent piloter leur trajectoire en confiance, foi de coach motard !
Les 41 "Chroniques Terriennes" éditées dans ce livret sont issues du "Blog de JMP" (AdC : www.accelerateur-de-croissance.com *) parmi plus de 160 actuellement : plus de 10 ans à s'étonner, 10 ans à contribuer. 10 ans à rédiger sur mes pérégrinations et mon métier : un Blog-Notes en somme. Celui qui m'inspira le nom de ces "mémos" s’appelait Ray Bradbury. Ce très prolifique auteur américain de science-fiction est le créateur des fameuses "Chroniques Martiennes" en 1950 qui le rendirent mondialement populaire.
Je dédicacerai ce recueil anniversaire lors de ma journée "portes ouvertes" au Cabinet à Crolles fin de ce mois. Au sein d'un quartier refait intégralement et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), ce sera "open bar" non-stop de 11h00 à 19h00 chez AdC ! Si vous ne pouvez passer un moment à cette occasion, vous pouvez télécharger "2008-2018, CHEMIN DISANT" en cliquant sur ce lien : http://eepurl.com/dG5kI9
Un livret de 64 pages qui permet une lecture chronologique mais également pour picorer.
Bonne dégustation ! JMP
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dimanche 26 août 2018
Zorro ce héro
Chronique Terrienne n° 167
"Un cavalier, qui surgit hors de la nuit court vers l'aventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épée d'un Z qui veut dire Zorro". (France 3 diffuse toujours cette série culte)
Il faut que je vous l'avoue aujourd'hui, Zorro a aussi joué un grand rôle... dans ma vie !
Don Diego de la Vega à la ville, un aimable et élégant jeune notable, devient la nuit venue "le renard", justicier et défenseur des citoyens d'un Los Angeles alors Californie espagnole.
Si les 82 épisodes télévisuels initiaux ont "fait un tabac" juste avant mon arrivée sur terre (1957-1961), j'ai été ensuite bercé dans mon enfance par ce personnage au double visage : oisif le jour et intrépide la nuit !
Fils du respectable Don Alejandro de la Vega, avec son fidèle serviteur muet Bernardo, son cheval Tornado, un superbe étalon noir, Zorro ne perd pas une occasion de ridiculiser le sergent García, que le Commandant Monastorio lance à ses trousses. Don Diego "masque" donc en société ses préoccupations ultimes (ainsi que son habileté à l'escrime), se faisant volontiers passer pour un érudit, feignant de s'intéresser aux choses politiques; ceci pour mieux observer et enquêter sur les vils desseins du Commandant corrompu.
Et dire que ce personnage, qui a inspiré d'autres héros masqués (par ex. Batman, du propre aveu du dessinateur Bob Kane) était interprété dans la série TV par Armando Catalano, alias Guy Williams, un acteur italo-américain qui effectuait lui-même ses cascades. Quand j'appris que cet "homme parfait" qu'il était dans la série (intelligent, sociable, fringant, mais surtout honorant ses valeurs de justice et de liberté avec audace et courage) est mort en 1989, seul et alcoolique à 65 ans dans un hôtel à Buenos Aires, j'ai compris que l'idole de ma jeunesse, Zorro, mon héro, n'existait pas. Il n'était en fait qu'une de mes "petites voix du passé" ! JMP
Lire la Chronique Terrienne n° 160 (11 09 2017) :
http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2017/09/ces-petites-voix-du-passe.html
"Un cavalier, qui surgit hors de la nuit court vers l'aventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épée d'un Z qui veut dire Zorro". (France 3 diffuse toujours cette série culte)
Il faut que je vous l'avoue aujourd'hui, Zorro a aussi joué un grand rôle... dans ma vie !
Don Diego de la Vega à la ville, un aimable et élégant jeune notable, devient la nuit venue "le renard", justicier et défenseur des citoyens d'un Los Angeles alors Californie espagnole.
Si les 82 épisodes télévisuels initiaux ont "fait un tabac" juste avant mon arrivée sur terre (1957-1961), j'ai été ensuite bercé dans mon enfance par ce personnage au double visage : oisif le jour et intrépide la nuit !
Fils du respectable Don Alejandro de la Vega, avec son fidèle serviteur muet Bernardo, son cheval Tornado, un superbe étalon noir, Zorro ne perd pas une occasion de ridiculiser le sergent García, que le Commandant Monastorio lance à ses trousses. Don Diego "masque" donc en société ses préoccupations ultimes (ainsi que son habileté à l'escrime), se faisant volontiers passer pour un érudit, feignant de s'intéresser aux choses politiques; ceci pour mieux observer et enquêter sur les vils desseins du Commandant corrompu.
Et dire que ce personnage, qui a inspiré d'autres héros masqués (par ex. Batman, du propre aveu du dessinateur Bob Kane) était interprété dans la série TV par Armando Catalano, alias Guy Williams, un acteur italo-américain qui effectuait lui-même ses cascades. Quand j'appris que cet "homme parfait" qu'il était dans la série (intelligent, sociable, fringant, mais surtout honorant ses valeurs de justice et de liberté avec audace et courage) est mort en 1989, seul et alcoolique à 65 ans dans un hôtel à Buenos Aires, j'ai compris que l'idole de ma jeunesse, Zorro, mon héro, n'existait pas. Il n'était en fait qu'une de mes "petites voix du passé" ! JMP
Lire la Chronique Terrienne n° 160 (11 09 2017) :
http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2017/09/ces-petites-voix-du-passe.html
dimanche 12 août 2018
Tout-à-l'ego
Chronique Terrienne n° 166
Laurent Gounelle vit aujourd'hui à Cluny, lieu du roman que j'ai lu, en Poche, pendant mes congés d'été : "Et tu trouveras le trésor qui dort en toi". Il est consultant en relation humaine depuis plus de 15 ans et écrivain depuis 10 ans. J'avais lu "L’homme qui voulait être heureux" et "Dieu voyage toujours incognito", ses deux premiers livres (de gros succès de librairie parmi ses 5 titres d'ores et déjà publiés).
Je recommande cet ouvrage, pour ses différents aspects (questionnements spirituels et quête de vérité universelle pour le fond, lecture fluide et style enlevé pour la forme), mais parlons un peu de l'ego qui y est abondamment abordé, en s'inspirant d'un autre Laurent* (qui rédige des fiches de lecture d'ouvrages de développement personnel) :
Ne sachant pas vraiment qui nous sommes, car ce que nous sommes est trop abstrait, nous nous assimilons souvent à des choses plus palpables, comme par exemple notre intelligence, nos rôles (cool, sérieux, bourgeois...), notre job etc. Ce n’est pas forcément grave mais c’est très limitant. L’ego étant la représentation que l’on a de soi-même, cette fausse identité fait écran à notre vraie nature, un peu comme si une partie imaginaire de nous-même prenait le pouvoir en nous. Ayant souvent peur de ne pas être suffisamment ce que l’on croit être (ce rôle auquel on cherche à s’identifier), l’ego est donc aussi le fruit de la peur, et on le sait, les peurs infondées sont le fruit d’un processus mental. Le mental cultive l’égo. Se libérer du mental afin de vivre les choses telles qu'elles sont, dans l’instant présent (alors que le mental ne voit que le passé ou le futur) est la voie. Attention, mon ego s’attache seulement à ce qui me valorise, mais il n’est pas Moi. A la fois mon ego est constitutif de mon estime de moi-même (et c'est essentiel), mais lutter contre mon ego pour être vraiment moi-même est la grande question. Alors canalisons humblement notre tout-à-l'ego ! JMP
* www.laurentnizette.com
Laurent Gounelle vit aujourd'hui à Cluny, lieu du roman que j'ai lu, en Poche, pendant mes congés d'été : "Et tu trouveras le trésor qui dort en toi". Il est consultant en relation humaine depuis plus de 15 ans et écrivain depuis 10 ans. J'avais lu "L’homme qui voulait être heureux" et "Dieu voyage toujours incognito", ses deux premiers livres (de gros succès de librairie parmi ses 5 titres d'ores et déjà publiés).
Je recommande cet ouvrage, pour ses différents aspects (questionnements spirituels et quête de vérité universelle pour le fond, lecture fluide et style enlevé pour la forme), mais parlons un peu de l'ego qui y est abondamment abordé, en s'inspirant d'un autre Laurent* (qui rédige des fiches de lecture d'ouvrages de développement personnel) :
Ne sachant pas vraiment qui nous sommes, car ce que nous sommes est trop abstrait, nous nous assimilons souvent à des choses plus palpables, comme par exemple notre intelligence, nos rôles (cool, sérieux, bourgeois...), notre job etc. Ce n’est pas forcément grave mais c’est très limitant. L’ego étant la représentation que l’on a de soi-même, cette fausse identité fait écran à notre vraie nature, un peu comme si une partie imaginaire de nous-même prenait le pouvoir en nous. Ayant souvent peur de ne pas être suffisamment ce que l’on croit être (ce rôle auquel on cherche à s’identifier), l’ego est donc aussi le fruit de la peur, et on le sait, les peurs infondées sont le fruit d’un processus mental. Le mental cultive l’égo. Se libérer du mental afin de vivre les choses telles qu'elles sont, dans l’instant présent (alors que le mental ne voit que le passé ou le futur) est la voie. Attention, mon ego s’attache seulement à ce qui me valorise, mais il n’est pas Moi. A la fois mon ego est constitutif de mon estime de moi-même (et c'est essentiel), mais lutter contre mon ego pour être vraiment moi-même est la grande question. Alors canalisons humblement notre tout-à-l'ego ! JMP
* www.laurentnizette.com
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développement personnel,
ego,
spiritualité
jeudi 26 juillet 2018
Se savoir unique (vocation)
Chronique Terrienne n° 165
Sur LinkedIN hier matin : je découvre Nadine CANARD, Catherine GOUJON, Marjorie LATOUILLE, Etienne PEPIN, Philippe RAGOT... Si nos patronymes orientent certainement notre vocation, pour ma part je me dirigerais sur le PONT...SAIT ;-)
Celui qui "sait" construire des "ponts"... s'occupe en effet depuis 10 ans du projet de personnes en transition, entre deux... tel William BRIDGES, le bien nommé !
Mais trêve de jeux de mots, quand on sait qu'il n'y a qu'un seul et unique JMP sur terre, que parmi les quelques dizaines de milliards d'individus qui m'ont précédé et que parmi tous ceux qui me succéderont, aucun ne me ressemble vraiment et ne me ressemblera jamais, on peut se dire que je peux m'autoriser à travailler à être ce que je peux devenir !
J'aime dire à mes clients, avec qui je propose de travailler leur singularité, qu'on n'est un peu tous pareils mais que chacun est unique. Et que dire de ce client actuel qui porte un prénom très original et un patronyme tellement révélateur de son potentiel ! "Je me suis senti très tôt spécifique, différent" me disait-il. Je lui ai proposé son Profilscan. Sa personnalité est l'articulation de 3 dimensions essentielles : ses valeurs, ses motivations génériques et son fonctionnement cognitif. Elle est unique (22 millions de Profilscans différents possibles d'après l'éditeur) mais recèle de grandes orientations qu'il connaissait (sinon "intuitait") et a pu donc valider. Accueillir ses points d'appui, puis décider de travailler ses points de progrès.
Le rapport complet que je lui ai remis fait 20 pages et comporte de nombreuses évaluations -not. sous stress-, mais ce référentiel aide surtout à parler de soi avec professionnalisme et précision, donc à gagner en crédibilité. JMP
Sur LinkedIN hier matin : je découvre Nadine CANARD, Catherine GOUJON, Marjorie LATOUILLE, Etienne PEPIN, Philippe RAGOT... Si nos patronymes orientent certainement notre vocation, pour ma part je me dirigerais sur le PONT...SAIT ;-)
Celui qui "sait" construire des "ponts"... s'occupe en effet depuis 10 ans du projet de personnes en transition, entre deux... tel William BRIDGES, le bien nommé !
Mais trêve de jeux de mots, quand on sait qu'il n'y a qu'un seul et unique JMP sur terre, que parmi les quelques dizaines de milliards d'individus qui m'ont précédé et que parmi tous ceux qui me succéderont, aucun ne me ressemble vraiment et ne me ressemblera jamais, on peut se dire que je peux m'autoriser à travailler à être ce que je peux devenir !
J'aime dire à mes clients, avec qui je propose de travailler leur singularité, qu'on n'est un peu tous pareils mais que chacun est unique. Et que dire de ce client actuel qui porte un prénom très original et un patronyme tellement révélateur de son potentiel ! "Je me suis senti très tôt spécifique, différent" me disait-il. Je lui ai proposé son Profilscan. Sa personnalité est l'articulation de 3 dimensions essentielles : ses valeurs, ses motivations génériques et son fonctionnement cognitif. Elle est unique (22 millions de Profilscans différents possibles d'après l'éditeur) mais recèle de grandes orientations qu'il connaissait (sinon "intuitait") et a pu donc valider. Accueillir ses points d'appui, puis décider de travailler ses points de progrès.
Le rapport complet que je lui ai remis fait 20 pages et comporte de nombreuses évaluations -not. sous stress-, mais ce référentiel aide surtout à parler de soi avec professionnalisme et précision, donc à gagner en crédibilité. JMP
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