samedi 22 février 2020

Qu'est-ce que l'échec nous apprend ?

Chronique Terrienne n° 183
Pour sécuriser son activité professionnelle, qu'est-ce que l'échec nous apprend donc ?
Parce que "Quand survient l'épreuve, il est trop tard pour préparer notre âme à l'assumer" disait Sénèque, je crois utile aux entreprenants, et particulièrement aux entrepreneurs, de creuser à la fois leur définition de l'échec et de conscientiser l'impact qu'il pourrait avoir sur leur vie, le jour où. Je les invite à lire par exemple "Vertus de l'échec" du philosophe Charles Pépin. Pour moi, en parler ne doit pas être tabou, car c'est salutaire. Notre vie n'étant "finalement" qu'une succession de "fins" ! Se donner le droit à l'erreur n'est-il pas en fait le premier pas vers l'audace et la confiance en soi (qui va avec) ? "La pierre précieuse ne peut être polie sans frottements, et l'homme ne s'accomplit pas sans subir d'épreuves." (Pensée bouddhiste)
"Avant d'être cassé, vous ne savez pas de quoi vous êtes fait" a également dit Ziad K. Abdelnour. C'est un fait que j'ai vérifié personnellement. Encore faut-il savoir tirer les enseignements de ses difficultés en osant se remettre un peu en question, pour rebondir durablement. JMP

"Rebondir après l'échec, les clefs" le lundi 30 Mars (12h00/13h15) à Crolles 38.
Une conférence de Jean-Michel PONCET (Entrepreneur & Coach Pro certifié CT)
S'inscrire : https://www.gresibusiness.fr/tempsforts/academie/le-programme-edition-2020/rebondir/ 

GRESI BUSINESS Académie : 2 jours pour lancer, développer et sécuriser son business (30/31 03 2020 Espace Andréa Vincent)

Ma Chronique du 24 novembre 2007 : "Échec… (brillant ou mat ?)"
http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/search/label/%C3%A9chec

dimanche 19 janvier 2020

Comme une fleur...

Chronique Terrienne n° 182
Dans ma Chronique Terrienne n° 173 de mai 2019 (Quel est le coût émotionnel d'une transition professionnelle ?) j'évoquais la consommation d'énergie d'une période de difficultés. Donner du sens à ce que nous vivons, pour rebondir, surtout en situation délicate, est un travail intérieur qui d'ailleurs nécessite quatre fois plus d’énergie pour "digérer" que pour "ingérer". Alors dans ces cas là, je choisis des "béquilles" (un canne ou un piolet si vous préférez*) : mes outils s'appellent méditation, sophrologie, ostéopathie, mais aussi homéopathie ou bien, j'y viens, les fleurs du Dr. Bach. En huiles essentielles, élixirs floraux et autres compositions, la naturopathie c'est bio., c'est bon ! Ces cocktails harmonisent nos humeurs (et évitent ainsi une forme de yoyo émotionnel) et certains compléments alimentaires naturels permettent de renforcer l'organisme lorsqu'il est fortement sollicité. Parfois, il suffit de quelques gouttes de lumière dans notre vie, avec les prises de conscience qui vont avec. Dire qu'il y a 15 ans, j'ai discuté d'un poste de Directeur Opérationnel au Laboratoire DEVA, l'acteur français du secteur, basé à Autrans dans le Vercors. Je n'y suis finalement pas rentré mais j'ai notamment retenu la phrase de Gandhi : "Prends soin de ton corps, pour que ton âme ait envie d’y rester." JMP

* A chacun de trouver ce qui est bon pour lui.

samedi 28 décembre 2019

Chanson(s) pour Alex.

Chronique Terrienne n° 181
"Nos vies sont dans les chansons, de Voulzy et Souchon" chantait Pascal Obispo en 2018. Il a écrit aussi "On n'est pas seuls sur la terre, me dit un jour l'homme de fer..." C'est ce j'évoquais récemment à Alex., un client, au parcours de résilient.
"Pour me comprendre, il faudrait savoir qui je suis. Pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie. Et pour l'apprendre, devenir mon ami..." composait Michel Berger. Mais résonnent aussi ces mots de Francis Cabrel dans "Les gens absents": "J'ai passé l'hiver... C'est comme le désert... Le cœur à l'envers... On voit au travers..." Et il poursuit : "On tombe chacun à son tour, entre les griffes du rapace, le seul remède, c’est l’amour, d’ailleurs, c’est pour ça qu’on court, d’un bout à l’autre de l’espace..." dans "Partis pour rester". "Écoutez d'où ma peine vient"... est un titre d'Alain Souchon qui a déjà 12 ans. Comme lui, j'aime la musique légère et les paroles profondes. "Derrière les mots" figure sur leur fameux album commun de 2015. Mais "Il y a quelque chose caché derrière..." dans "ce paradoxal système"... chantait Laurent Voulzy en 1992 ; et déjà des pochettes, dans la nature, des silhouettes... "On ne force pas les règles de la chance, la réussite, on l'appelle aussi patience..." a chanté (le talentueux pianiste) William Sheller dans Joker Poker ! JMP


dimanche 15 décembre 2019

Croissance (croix sens)

Chronique Terrienne n° 180
Pourquoi donc avoir baptisé ce Blog "Accélérateur de Croissance" en 2007 lors de sa création ? Si l'accélérateur vient en effet d'une analogie motarde, le terme croissance n'est pas économique, vous l'aurez compris. C'est de croissance intérieure donc je parle plutôt. Un développement identitaire et relationnel qui doit nous obliger à offrir au monde une personnalité à la fois unique et cependant équilibrée. Parce que la non-croissance conduit forcément pour moi à la résignation d'être pleinement et vraiment soi-même et à une forme de médiocrité (consistant à se satisfaire d'une vie "pas plus pire qu'une autre"); il convient d'avoir la volonté de se bonifier au fil du chemin. La frustration qui grignote de l'intérieur et qui rend les gens aigris, ou bien éteints avec le temps, ainsi que la victimisation d'être ce pauvre petit "Calimero" qui n'a pas eu de chance dans la vie, sont également deux conséquences significatives de cette non-croissance. Frédéric Lenoir, mon conscrit, dit que tout chemin de vie est de passer de l'inconscience à la conscience et de la peur à l'amour*. Alors, lorsque la bifurcation se présente dans nos parcours, à la croisée des chemins : changer de cap ! Ne continuez pas sur cette voie. D'autres chemins sont à prendre possiblement. Le sens de notre vie, notre orientation, est à 80% endogène. Ne l'attendez pas d'autrui. C'est un travail personnel que nul "être debout", autonome et contributeur, ne peut s'épargner. Faute de croissance, pas de sens pour irriguer sa trajectoire; comme partir sans essence dans son réservoir ! JMP


* "La Consolation de l’ange", Albin Michel, Novembre 2019.

samedi 30 novembre 2019

SPIRI-TU-ELLE

Chronique Terrienne n° 179
Je pense que la plus grande tragédie de la vie n'est pas forcément la mort, mais ce qui meurt en nous pendant que nous vivons. Et c'est souvent notre âme d'enfant qui disparait (souvent avec la quarantaine, parfois bien avant), une forme d'enthousiasme, de créativité, d'insouciance bien sûr mais surtout d'ouverture inconditionnelle au monde. "L'homme pense, Dieu rit", pour citer Milan Cundera, et nous humains sur-utilisons trop souvent notre néo-cortex avec ses capacités à classer, évaluer et juger tout et tous. Ceci se faisant au détriment de notre cerveau limbique, celui où l'on devrait puiser indéfiniment ce sentiment de joie, si cher à Spinoza ! A critiquer, jalouser, se comparer, coller des étiquettes, généraliser, reprocher, exiger, culpabiliser, moraliser etc., on en devient soi-même aigris. Et on ne peut proposer ainsi à l'autre le meilleur de nous-mêmes. "Deux sortes d'êtres que je ne peux pas supporter, disait Gustave THIBON*, ceux qui ne cherchent pas Dieu et ceux qui s'imaginent l'avoir trouvé." Il ajoutait : "Dans l'ordre économique, les affamés cherchent la nourriture ; dans l'ordre spirituel, c'est la nourriture, étalée à profusion, qui s'offre en vain aux affamés." Ecouter son cœur, s'élever, se focaliser sur l'essentiel, l'amour, la voie est spiri-tu-elle ! "Le Divin parle dans le silence du cœur. L'écoute est le début de la prière." (Rumi**). JMP

* Gustave Thibon (Métaphysicien et poète, ami de la philosophe Simone Weil ; 1903-2001) in "L'ignorance étoilée"
** Djalâl ad-Dîn Rûmî est un mystique musulman persan du XIIIème siècle : "Hier j'étais intelligent, alors je voulais changer le monde. Aujourd'hui je suis sage, alors je veux changer ma personne."


mardi 29 octobre 2019

Avoir une pratique

Chronique Terrienne n° 178
Avec l'arrivée de nombreux "bébés coaches" toutes les années sur le marché Français, depuis 12 ans que je suis dans le métier, je constate que pour beaucoup d'impétrants, peu d'élus... qui pratiquent vraiment le coaching. Avoir une activité qui nous amène quotidiennement à accompagner des clients (volontaires et solvables) n'est en effet plus très aisé, tant l'offre d'accompagnement est aujourd'hui pléthorique. Le référentiel de compétences de l'EMCC (Conseil Européen du Coaching), ma fédération professionnelle, la plus importante en France aujourd'hui, retient huit catégories de compétences du coach à développer via une pratique régulière : la conscience de soi, l'engagement pour le développement personnel et professionnel, la gestion du contrat, la construction de la relation, l'accompagnement de l’émergence de prises de conscience et d’enseignements, l'orientation sur le résultat et l’action, l'utilisation des modèles et techniques et enfin l'évaluation. On peut aussi parler d'hygiène du coach d'ailleurs quand à l'espace de supervision, et de thérapie, dont le coach pro doit faire une utilisation régulière au bénéfice d'une relation ajustée vis-à-vis de ses clients. Clients à qui il doit offrir la stabilité par sa stabilité intérieure, sa stabilité familiale, sa stabilité sociale et économique... bref, l'équilibre est au cœur d'une vocation réussie. Donc, choisir un coach aligné (entre ses valeurs et une activité réelle), ce qui se voit à travers sa congruence ; c'est un coach qui épaule vraiment, en inoculant l'énergie positive et l'enthousiasme qui font avancer ! JMP


lundi 16 septembre 2019

Déontologie, mon amie

Chronique Terrienne n° 177
Un coach pro. certifié par une école sérieuse et reconnue, doit ensuite pour pratiquer, proposer un "écosystème professionnel sain" à ses clients. Il doit notamment adhérer à une des Fédérations Professionnelles du Métier. Celle-ci, au-delà de son référentiel de compétences,  peut être un "tiers de confiance médiateur" pour les éventuels recours clients. Mais devenir membre d'une communauté-métier représentative est surtout un acte objectif fort sur des engagements de bonne pratique, via le respect d'un code de déontologie : discrétion et confidentialité, parité et confrontation, travail sur soi et supervision, formation et progression permanente etc... (des points de repère qui nous éloignent ainsi du gourou autoproclamé).
Si je suis membre de l'EMCC France (Conseil Européen du Coaching, du Mentorat et de la Supervision), c'est pour exercer selon des protocoles conçus pour sécuriser mon activité et mes clients. Je me suis également investi dans le développement de l'Antenne Dauphiné-Savoie, faisant passer le nombre de coachs pro. adhérents EMCC de 5 à 75 -entre 2013 et 2019-. J'ai organisé et/ou supervisé plus de 30 évènements locaux et notamment des "ateliers de professionnalisation". J'ai animé celui sur "l'éthique et la déontologie du coach pro." à plusieurs reprises où l'on décortique notre code (partagé par plus de 18 000 coachs pro., rien qu'en Europe) et l'on travaille sur des dilemmes, propre à nourrir notre réflexion éthique personnelle. 

"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. JMP

Lien code déontologie EMCC France : https://www.emccfrance.org/deontologie-coach-mentors
... et relire ma CT 126 : "Tous coachs ? " :
http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2014/02/tous-coachs.html

samedi 31 août 2019

Qui coache qui ? (Le contrat)

Chronique Terrienne n° 176
Vous souvenez-vous du film "Le Coach" avec le tandem Richard Berry et Jean-Paul Rouve ? (il y a déjà 10 ans). C'est l'histoire d'un coach renommé, par ailleurs accablé de dettes de jeu et quitté par sa femme, qui accepte de se faire passer pour un stagiaire, à la demande de son commanditaire (le PDG). Dans la grande entreprise où il va donc intervenir, il est ainsi question de "qui veut changer l'autre à l'insu de son plein gré"! Mensonges et dissimulations aboutissent alors à instrumentalisation et manipulation...
Ce scénario, bien relevé, est une farce forte agréable à visionner (et qui finira bien); mais on est cependant pour moi bien à l'opposé de notre métier. En effet, chez AdC un coaching débute systématiquement par un contrat écrit co-rédigé avec mon client. S'il s'appuie bien entendu sur une demande de sa part, celle-ci est analysée et contextualisée pour être traduite en objectif. Ce contrat est complété par une charte relationnelle qui est formalisée au paper-board lors de notre première séance de travail. Cette approche, c-à-d un coaché volontaire et clairement engagé, évite malentendus voire imposture. Avant tout, prenons garde aux interventions dommageables qui découlent d'accompagnants non-professionnels ou mal intentionnés. "Primum non nocere"* est la locution latine qui signifie "en premier ne pas nuire" : si un coach "amateur" sait peut-être ce qu’il faut faire, un coach professionnel et expérimenté, lui, sait ce qu’il ne faut surtout pas faire. JMP


 * Dans un cadre général, non limité à la médecine, le principe de non malfaisance "Primum non nocere" peut s'exprimer d'une autre façon : face à un problème particulier, il peut être préférable de ne pas faire quelque chose ou même de ne rien faire du tout que de risquer de faire plus de mal que de bien.

 

dimanche 21 juillet 2019

Entrepreneuriat/salariat, le loup ou le chien ?

Chronique Terrienne n° 175
Il y a quelques mois, lors d'un "coffee business" (entendez "petit-déjeuner réseau") je suis coopté dans un Club d'affaires via ma minute de gloire lors de laquelle je me présente à mes congénères. La présidente me félicitant, me remet un... collier (à badge), signe que je fais partie de la confrérie ! Ce cadeau symbolique me fait penser à la fable "le loup et le chien" de La Fontaine. En effet, me mettre autour du cou un collier d'appartenance, n'est-ce pas contradictoire avec l'image que je porte sur l'entrepreneuriat (stature dont ce Club se revendique) ? Il s'avère que nombre des adhérents sont free-lance et veulent sortir de l'isolement en participant à ces rencontres. Cependant, entreprendre pour moi, c'est creuser son propre sillon, autrement dit sortir de la flottille (au sens maritime) et voguer vers son propre cap. Aujourd'hui, la démocratisation et la généralisation de l'entrepreneuriat, avec les outils nomades accessibles à tous, les nombreuses aides à la création dont les micro-statuts, les pratiques de sourcing des entreprises (tout sauf recruter et augmenter la masse salariale) et la féminisation des métiers (avec l'aspiration au travail à domicile) nous amènent vers une surpopulation de solo, qui se révèle avoir besoin de rompre leur solitude. Situation pesante car exigeante en terme de pro-activité (vs le volet commercial de toute activité à son compte) mais aussi d'une forme de précarité financière.
Si la morale de la fable se résume ainsi : mieux vaut être pauvre, affamé et libre que riche, bien nourri mais esclave ; votre serviteur y voit les enjeux d'une situation douillette (de salarié) vs l'aventure de la liberté (entrepreneuriat). Combien sont en effet prêts à assumer vraiment une certaine frugalité dans leur confort de vie en refusant un collier... (sans être dépendant d’un seul client, ce qui n’est pas facile, mais aussi interdit, ou d'une autre façon, dépendant de son conjoint, ingénieur à gros salaire par ex. ?) JMP


"Le loup et le chien" de Jean de La Fontaine :
https://education.toutcomment.com/article/quelle-est-la-morale-de-la-fable-le-loup-et-le-chien-13039.html


 

lundi 8 juillet 2019

"Mon parcours est atypique"...

Chronique Terrienne n° 174
Quand une personne qui doit se présenter en quelques mots démarre ainsi, je ressens (je vous l'avoue bien volontiers) une forme d'exaspération tant cette expression est pour moi un lieu commun et une périphrase pour se cacher... Commencer en qualifiant son profil au lieu de parler de qui on est, et de ce qu'on a fait, est souvent l'apanage des amateurs. "Ne vous souciez pas d'être sans emploi, souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi" aurait déjà dit Confucius. Dites rapidement en quoi vous êtes unique bon sang ! Atypique par rapport à quoi ? à qui ?... en vérité, si ces gens là savaient combien de profils "atypiques" je croise dans mon métier ?
"Ingénieur à Grenoble (sic), j'ai travaillé 5 ans dans une SSI puis 20 ans chez Schneider (re-sic). Je suis de la région parisienne, je suis venu pour mes études, et pour les montagnes aussi..." ;-)
A cela je préfère nettement le pitch d'une de mes clientes qui commence ainsi : "Je me prénomme Isabelle, je suis une jeune diplômée de 58 ans ! ... avec un profil à double dimension (ingénieur + marketing) et une formation de 10 mois en cybersécurité" (...) Isabelle, elle, a fait le point sur son parcours et a élaboré un projet, travaillé sa bande-annonce avec son coach (qui lui a proposé également un atelier collectif d'une journée complète avec appui vidéo), elle a rédigé par écrit plusieurs versions, a demandé des feed-back, s'est entraînée pendant plusieurs semaines (ps : elle a retrouvé un job depuis).
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. Attention à nous croire le nombril du monde, ou à méconnaitre le marché de l'emploi et sa sélectivité. Travail et humilité valent mieux qu'approximation et arrogance. JMP


mardi 14 mai 2019

Quel est le coût émotionnel d'une transition professionnelle ?

Chronique Terrienne n° 173
"53% des français de plus de 40 ans subissent une évolution non choisie. Les carrières linéaires sont de plus en plus rares, alors autant choisir sa trajectoire et le timing … Mais pas facile d’initier le changement car c’est un processus qui demande de l’énergie, du temps et qui comporte des risques... mais aussi énormément de satisfaction s’il se fait dans la juste direction." Ce qu'évoque l'extrait de cet article récemment lu par votre serviteur, c'est qu'une transition professionnelle non anticipée nous engloutit un maximum d'énergie. Faire face lucidement à ses enjeux, aborder le changement sereinement, prendre de la distance par rapport au quotidien, bien se connaître, développer ses compétences relationnelles, osez être soi... requiert de (re)trouver un équilibre émotionnel, exercices quotidiens grands dévoreurs d'énergie. En effet quand notre sécurité ontologique est re-questionnée, que c'est difficile !
Pour atteindre une forme de sérendipité (ouverture, curiosité, esprit positif...) idéale pour rebondir, un lâcher-prise certain est nécessaire. Il s'agit en fait de se faire confiance et de faire confiance à la vie. En accompagnant depuis plus de 10 ans des professionnels en transition, je vois combien l'acceptation est une des clefs de la transformation.
"Votre meilleur futur arrive, a dit Frédéric Hudson, quand vous avez le courage d’être : saisissez, formez-vous, risquez, osez, faites le saut. Étreignez l’inconnu à venir. Vivez à l’extrême de vos possibilités et non au maximum de votre sécurité."
Parce que je crois qu'accroître sa confiance est de notre responsabilité personnelle, pour conduire nos changements, le lâcher-prise peut transformer nos vulnérabilités en forces et éviter ainsi une débauche d'émotions négatives. JMP


Soirée AdC le 17 juin 2019 avec atelier expérientiel (dans le Club House d'un haras en Grésivaudan) :
https://www.eventbrite.com/e/changement-et-si-le-lacher-prise-transformait-mes-vulnerabilites-en-forces-tickets-61492054390


dimanche 10 mars 2019

Avec Jean-Michel, pas que du virtuel !

Chronique Terrienne n° 172
Le marché de l'emploi se transforme fortement sous mes yeux et depuis quelques temps déjà l'emploi industriel s'écroule alors que le tertiaire explose (et ne parlons pas du primaire car l'amour n'est plus vraiment dans le pré depuis longtemps...). Le secteur des services explose donc, et hormis les start'up qui ne "start and stop" pas, il se précarise souvent.
Voila 35 ans que j'ai démarré ma carrière et moi qui ai monté ma première boîte (dans le conseil et le service) il y a un quart de siècle, j'ai vu arriver en entrepreneuriat bien des profils. Car nombre de personnes, qu'elles conduisent ou subissent, doivent ainsi, de "simples" salariés, devenir à leur compte "des professionnels recommandables". Non pas qu'elles n'étaient pas au point avant, en tant que "suiveur", mais l'entrepreneuriat c'est être entreprenant et donc leader (même de sa micro-entreprise). Cela est bien souvent différent du contexte du salariat. Notre identité pro. et notre personnalité deviennent clefs, et notre comportement évidemment !

L'enjeu fondamental étant toujours le même avec un prospect (et de manière général dans toutes nos relations), sécuriser et en même temps donner envie. Comment alors envisager, surtout dans les métiers incarnés (conseil et accompagnement particulièrement) d'entreprendre essentiellement, voire uniquement via les réseaux sociaux comme je le vois de plus en plus pour un certain nombre de nouveaux impétrants ? Certes, internet est incontournable (je pratique assidûment depuis 1996), mais ce n'est qu'un outil parmi d'autres. Un "professionnel" est pour moi une personne qualifiée dans son métier et sérieuse (fiable) d'une part, qui va se comporter de manière ouverte et bienveillante d'autre part. A cette double condition, elle sera recommandée durablement. Et sans le présentiel, tout est donc seulement... virtuel ?
Alors après le "paiement sans contact", "l'entrepreneuriat sans contact" ? JMP


Mon post LinkedIn, JMP café 1500ème relation mars 2019 :



lundi 31 décembre 2018

En venir aux mains...

Chronique Terrienne n° 171
Un client, que j’accompagne depuis 18 mois, m'apporte un livre sur la résilience en clin d'œil à nos échanges lors de son outplacement.
Mathieu, développeur informatique dans de grands groupes internationaux durant 10 ans, se voit aujourd'hui en potier-céramiste à son compte à la suite d'une formation conséquente. A 35 ans, il fait partie de ces professionnels qui veulent donner plus de sens à leur quotidien. Il n'est pas le seul dans sa promotion, ils sont presque tous en reconversion et ils en viennent aux mains !
Des ouvrages tels "Éloge du carburateur" de Matthew B. Crawford (déjà cité), mais aussi "La révolte des premiers de la classe" de Jean-Laurent Cassely ont évoqué ce changement de la relation au travail : "Pour faire quoi, concrètement ? La plupart des jeunes révoltés se tournent vers des métiers ultra-concrets. D’après les chiffres de l’Institut Supérieur des Métiers, 30% des reprises de sociétés artisanales le seraient par d’anciens diplômés du supérieur, et jusqu’à 60% pour les créations parmi les nouveaux artisans."
Retour aux sources ? Certainement. Le manuel, le "je mets la main à la pâte" n’a jamais été aussi valorisé dans notre mutation sociétale actuelle. Mais laisser tomber son "bullshit job", abstrait et superficiel, pour passer un C.A.P. cuisine après un Bac+5 n'est parfois pas seulement l'envie du milieu de vie, mais une aspiration plus profonde liée à son Essentiel.
Au fait, le livre que Mathieu m'a permis de lire s'appelle "Kintsugi, l'art de la résilience" de Céline Santini (First Editions). J'y ai trouvé la phrase d'Hemingway : "Le monde brise les individus. Par la suite, certains sont plus forts à l'endroit de la fracture". JMP


dimanche 4 novembre 2018

Spinoza, l'Ethique et moi...

Chronique Terrienne n° 170
Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, est l'un des historiens des religions des plus connus (il a dirigé "Le Monde des Religions"). Il est l'auteur de contes et romans mais surtout une bonne quinzaine d'essais à succès dont "La puissance de la joie", "L'âme du monde", "Le Christ philosophe"... (50 ouvrages au total pour plus de 6 millions d'exemplaires vendus).
J'apprécie sa façon de rendre accessible les questions philosophiques les plus ardues, aussi j'ai lu cet été son dernier ouvrage qui nous retranscrit ce qu'il appelle le "miracle" Spinoza *. En effet, en plein XVIIème siècle, cet homme élabore une œuvre révolutionnaire : pionnier d’une lecture historique et critique de la Bible, fondateur de la psychologie des profondeurs, initiateur de la philologie, de la sociologie et de l’éthologie, et surtout, l’inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur. A bien des égards, ce philosophe là est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.
Avant cette lecture, Baruch Spinoza, auteur notamment de "L’Éthique" (sa grande œuvre, un livre de "transformation de soi"), était pour moi ce philosophe controversé à la pensée foisonnante et un peu tendancieuse... J'ai eu confirmation, via les explications de Lenoir, que la vraie morale ne consiste plus à suivre des règles extérieures, mais à comprendre les lois de la nature universelle et de notre nature singulière afin d'augmenter notre puissance d'agir et notre joie... et c'est ainsi que nous serons le plus utiles aux autres.
Et comme je tente de le transmettre à mes clients : "être libre, c'est être pleinement soi-même; mais être soi-même c'est répondre pleinement aux déterminations de sa nature. Un homme restera toujours déterminé par ce qu'il est dans son essence singulière"... JMP

* "Le miracle Spinoza - Une philosophie pour éclairer notre vie" de F. Lenoir chez Fayard


dimanche 28 octobre 2018

Rester pour partir...

Chronique Terrienne n° 169
Célébrer mes 10 ans de pratique du coaching professionnel avec mes clients et anciens clients le mois dernier m'a permis de retracer le chemin parcouru depuis septembre 2008. Les revoir lors de ma journée "portes ouvertes", rue des Sources à Crolles (au sein d'un quartier intégralement refait) et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), a été une vraie joie. Tout comme recevoir les nombreux messages sympathiques par mail ou SMS.
Si j'ai dédicacé une cinquantaine d'exemplaires de mon ouvrage anniversaire "2008-2018 : Chemin disant", cela parle de nos relations, forcément uniques et parfois singulières.
En terme d'anniversaires, j'en ai eu plusieurs ces dernières semaines : le mien en effet, (mais passons, j'ai 10 ans hein !), 2 copains de lycée (40 ans de rires et d'amitié !) et tiens par contre, celui que je partage avec l'une de mes psychothérapeutes colocataires professionnelles, celle avec qui j'ai une relation fort singulière... puisque (motarde) nous sommes aujourd'hui mariés depuis 32 ans !
"On est loin d'être lassés / Rester, rester, rester / Dans un coin de mes pensées / Une vie à t'enlacer / Mille fois recommencée / Et c'est pour ça qu'on va rester (...) La niche où se cachent les clefs / De la mécanique éternelle / Mais l'horloge est hors de portée / Et ce n'est pas là l'essentiel / Elle peut continuer de tourner / Elle peut tout emporter / Je te trouve chaque jour plus belle"... Heureusement qu'on était "Partis pour rester" comme le chante Cabrel ! JMP

Message personnel : "Bref, mon rêve, c'était d'être le tiens" ;-)