dimanche 21 juillet 2019

Entrepreneuriat/salariat, le loup ou le chien ?

Chronique Terrienne n° 175
Il y a quelques mois, lors d'un "coffee business" (entendez "petit-déjeuner réseau") je suis coopté dans un Club d'affaires via ma minute de gloire lors de laquelle je me présente à mes congénères. La présidente me félicitant, me remet un... collier (à badge), signe que je fais partie de la confrérie ! Ce cadeau symbolique me fait penser à la fable "le loup et le chien" de La Fontaine. En effet, me mettre autour du cou un collier d'appartenance, n'est-ce pas contradictoire avec l'image que je porte sur l'entrepreneuriat (stature dont ce Club se revendique) ? Il s'avère que nombre des adhérents sont free-lance et veulent sortir de l'isolement en participant à ces rencontres. Cependant, entreprendre pour moi, c'est creuser son propre sillon, autrement dit sortir de la flottille (au sens maritime) et voguer vers son propre cap. Aujourd'hui, la démocratisation et la généralisation de l'entrepreneuriat, avec les outils nomades accessibles à tous, les nombreuses aides à la création dont les micro-statuts, les pratiques de sourcing des entreprises (tout sauf recruter et augmenter la masse salariale) et la féminisation des métiers (avec l'aspiration au travail à domicile) nous amènent vers une surpopulation de solo, qui se révèle avoir besoin de rompre leur solitude. Situation pesante car exigeante en terme de pro-activité (vs le volet commercial de toute activité à son compte) mais aussi d'une forme de précarité financière.
Si la morale de la fable se résume ainsi : mieux vaut être pauvre, affamé et libre que riche, bien nourri mais esclave ; votre serviteur y voit les enjeux d'une situation douillette (de salarié) vs l'aventure de la liberté (entrepreneuriat). Combien sont en effet prêts à assumer vraiment une certaine frugalité dans leur confort de vie en refusant un collier... (sans être dépendant d’un seul client, ce qui n’est pas facile, mais aussi interdit, ou d'une autre façon, dépendant de son conjoint, ingénieur à gros salaire par ex. ?) JMP


"Le loup et le chien" de Jean de La Fontaine :
https://education.toutcomment.com/article/quelle-est-la-morale-de-la-fable-le-loup-et-le-chien-13039.html

lundi 8 juillet 2019

"Mon parcours est atypique"...

Chronique Terrienne n° 174
Quand une personne qui doit se présenter en quelques mots démarre ainsi, je ressens (je vous l'avoue bien volontiers) une forme d'exaspération tant cette expression est pour moi un lieu commun et une périphrase pour se cacher... Commencer en qualifiant son profil au lieu de parler de qui on est, et de ce qu'on a fait, est souvent l'apanage des amateurs. "Ne vous souciez pas d'être sans emploi, souciez-vous plutôt d'être digne d'un emploi" aurait déjà dit Confucius. Dites rapidement en quoi vous êtes unique bon sang ! Atypique par rapport à quoi ? à qui ?... en vérité, si ces gens là savaient combien de profils "atypiques" je croise dans mon métier ?
"Ingénieur à Grenoble (sic), j'ai travaillé 5 ans dans une SSI puis 20 ans chez Schneider (re-sic). Je suis de la région parisienne, je suis venu pour mes études, et pour les montagnes aussi..." ;-)
A cela je préfère nettement le pitch d'une de mes clientes qui commence ainsi : "Je me prénomme Isabelle, je suis une jeune diplômée de 58 ans ! ... avec un profil à double dimension (ingénieur + marketing) et une formation de 10 mois en cybersécurité" (...) Isabelle, elle, a fait le point sur son parcours et a élaboré un projet, travaillé sa bande-annonce avec son coach (qui lui a proposé également un atelier collectif d'une journée complète avec appui vidéo), elle a rédigé par écrit plusieurs versions, a demandé des feed-back, s'est entraînée pendant plusieurs semaines (ps : elle a retrouvé un job depuis).
"La plus haute récompense du travail n'est pas ce qu'on en retire, mais ce qu'on en devient" a dit John Ruskin. Attention à nous croire le nombril du monde, ou à méconnaitre le marché de l'emploi et sa sélectivité. Travail et humilité valent mieux qu'approximation et arrogance. JMP

mardi 14 mai 2019

Quel est le coût émotionnel d'une transition professionnelle ?

Chronique Terrienne n° 173
"53% des français de plus de 40 ans subissent une évolution non choisie. Les carrières linéaires sont de plus en plus rares, alors autant choisir sa trajectoire et le timing … Mais pas facile d’initier le changement car c’est un processus qui demande de l’énergie, du temps et qui comporte des risques... mais aussi énormément de satisfaction s’il se fait dans la juste direction." Ce qu'évoque l'extrait de cet article récemment lu par votre serviteur, c'est qu'une transition professionnelle non anticipée nous engloutit un maximum d'énergie. Faire face lucidement à ses enjeux, aborder le changement sereinement, prendre de la distance par rapport au quotidien, bien se connaître, développer ses compétences relationnelles, osez être soi... requiert de (re)trouver un équilibre émotionnel, exercices quotidiens grands dévoreurs d'énergie. En effet quand notre sécurité ontologique est re-questionnée, que c'est difficile !
Pour atteindre une forme de sérendipité (ouverture, curiosité, esprit positif...) idéale pour rebondir, un lâcher-prise certain est nécessaire. Il s'agit en fait de se faire confiance et de faire confiance à la vie. En accompagnant depuis plus de 10 ans des professionnels en transition, je vois combien l'acceptation est une des clefs de la transformation.
"Votre meilleur futur arrive, a dit Frédéric Hudson, quand vous avez le courage d’être : saisissez, formez-vous, risquez, osez, faites le saut. Étreignez l’inconnu à venir. Vivez à l’extrême de vos possibilités et non au maximum de votre sécurité."
Parce que je crois qu'accroître sa confiance est de notre responsabilité personnelle, pour conduire nos changements, le lâcher-prise peut transformer nos vulnérabilités en forces et éviter ainsi une débauche d'émotions négatives. JMP


Soirée AdC le 17 juin 2019 avec atelier expérientiel (dans le Club House d'un haras en Grésivaudan) :
https://www.eventbrite.com/e/changement-et-si-le-lacher-prise-transformait-mes-vulnerabilites-en-forces-tickets-61492054390

dimanche 10 mars 2019

Avec Jean-Michel, pas que du virtuel !

Chronique Terrienne n° 172
Le marché de l'emploi se transforme fortement sous mes yeux et depuis quelques temps déjà l'emploi industriel s'écroule alors que le tertiaire explose (et ne parlons pas du primaire car l'amour n'est plus vraiment dans le pré depuis longtemps...). Le secteur des services explose donc, et hormis les start'up qui ne "start and stop" pas, il se précarise souvent.
Voila 35 ans que j'ai démarré ma carrière et moi qui ai monté ma première boîte (dans le conseil et le service) il y a un quart de siècle, j'ai vu arriver en entrepreneuriat bien des profils. Car nombre de personnes, qu'elles conduisent ou subissent, doivent ainsi, de "simples" salariés, devenir à leur compte "des professionnels recommandables". Non pas qu'elles n'étaient pas au point avant, en tant que "suiveur", mais l'entrepreneuriat c'est être entreprenant et donc leader (même de sa micro-entreprise). Cela est bien souvent différent du contexte du salariat. Notre identité pro. et notre personnalité deviennent clefs, et notre comportement évidemment !

L'enjeu fondamental étant toujours le même avec un prospect (et de manière général dans toutes nos relations), sécuriser et en même temps donner envie. Comment alors envisager, surtout dans les métiers incarnés (conseil et accompagnement particulièrement) d'entreprendre essentiellement, voire uniquement via les réseaux sociaux comme je le vois de plus en plus pour un certain nombre de nouveaux impétrants ? Certes, internet est incontournable (je pratique assidûment depuis 1996), mais ce n'est qu'un outil parmi d'autres. Un "professionnel" est pour moi une personne qualifiée dans son métier et sérieuse (fiable) d'une part, qui va se comporter de manière ouverte et bienveillante d'autre part. A cette double condition, elle sera recommandée durablement. Et sans le présentiel, tout est donc seulement... virtuel ?
Alors après le "paiement sans contact", "l'entrepreneuriat sans contact" ? JMP


Voir mon dernier post LinkedIn, JMP café 1500ème relation mars 2019 :
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:6508731074040991744


lundi 31 décembre 2018

En venir aux mains...

Chronique Terrienne n° 171
Un client, que j’accompagne depuis 18 mois, m'apporte un livre sur la résilience en clin d'œil à nos échanges lors de son outplacement.
Mathieu, développeur informatique dans de grands groupes internationaux durant 10 ans, se voit aujourd'hui en potier-céramiste à son compte à la suite d'une formation conséquente. A 35 ans, il fait partie de ces professionnels qui veulent donner plus de sens à leur quotidien. Il n'est pas le seul dans sa promotion, ils sont presque tous en reconversion et ils en viennent aux mains !
Des ouvrages tels "Éloge du carburateur" de Matthew B. Crawford (déjà cité), mais aussi "La révolte des premiers de la classe" de Jean-Laurent Cassely ont évoqué ce changement de la relation au travail : "Pour faire quoi, concrètement ? La plupart des jeunes révoltés se tournent vers des métiers ultra-concrets. D’après les chiffres de l’Institut Supérieur des Métiers, 30% des reprises de sociétés artisanales le seraient par d’anciens diplômés du supérieur, et jusqu’à 60% pour les créations parmi les nouveaux artisans."
Retour aux sources ? Certainement. Le manuel, le "je mets la main à la pâte" n’a jamais été aussi valorisé dans notre mutation sociétale actuelle. Mais laisser tomber son "bullshit job", abstrait et superficiel, pour passer un C.A.P. cuisine après un Bac+5 n'est parfois pas seulement l'envie du milieu de vie, mais une aspiration plus profonde liée à son Essentiel.
Au fait, le livre que Mathieu m'a permis de lire s'appelle "Kintsugi, l'art de la résilience" de Céline Santini (First Editions). J'y ai trouvé la phrase d'Hemingway : "Le monde brise les individus. Par la suite, certains sont plus forts à l'endroit de la fracture". JMP

dimanche 4 novembre 2018

Spinoza, l'Ethique et moi...

Chronique Terrienne n° 170
Frédéric Lenoir, philosophe et sociologue, est l'un des historiens des religions des plus connus (il a dirigé "Le Monde des Religions"). Il est l'auteur de contes et romans mais surtout une bonne quinzaine d'essais à succès dont "La puissance de la joie", "L'âme du monde", "Le Christ philosophe"... (50 ouvrages au total pour plus de 6 millions d'exemplaires vendus).
J'apprécie sa façon de rendre accessible les questions philosophiques les plus ardues, aussi j'ai lu cet été son dernier ouvrage qui nous retranscrit ce qu'il appelle le "miracle" Spinoza *. En effet, en plein XVIIème siècle, cet homme élabore une œuvre révolutionnaire : pionnier d’une lecture historique et critique de la Bible, fondateur de la psychologie des profondeurs, initiateur de la philologie, de la sociologie et de l’éthologie, et surtout, l’inventeur d’une philosophie fondée sur le désir et la joie, qui bouleverse notre conception de Dieu, de la morale et du bonheur. A bien des égards, ce philosophe là est non seulement très en avance sur son temps, mais aussi sur le nôtre.
Avant cette lecture, Baruch Spinoza, auteur notamment de "L’Éthique" (sa grande œuvre, un livre de "transformation de soi"), était pour moi ce philosophe controversé à la pensée foisonnante et un peu tendancieuse... J'ai eu confirmation, via les explications de Lenoir, que la vraie morale ne consiste plus à suivre des règles extérieures, mais à comprendre les lois de la nature universelle et de notre nature singulière afin d'augmenter notre puissance d'agir et notre joie... et c'est ainsi que nous serons le plus utiles aux autres.
Et comme je tente de le transmettre à mes clients : "être libre, c'est être pleinement soi-même; mais être soi-même c'est répondre pleinement aux déterminations de sa nature. Un homme restera toujours déterminé par ce qu'il est dans son essence singulière"... JMP

* "Le miracle Spinoza - Une philosophie pour éclairer notre vie" de F. Lenoir chez Fayard

dimanche 28 octobre 2018

Rester pour partir...

Chronique Terrienne n° 169
Célébrer mes 10 ans de pratique du coaching professionnel avec mes clients et anciens clients le mois dernier m'a permis de retracer le chemin parcouru depuis septembre 2008. Les revoir lors de ma journée "portes ouvertes", rue des Sources à Crolles (au sein d'un quartier intégralement refait) et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), a été une vraie joie. Tout comme recevoir les nombreux messages sympathiques par mail ou SMS.
Si j'ai dédicacé une cinquantaine d'exemplaires de mon ouvrage anniversaire "2008-2018 : Chemin disant", cela parle de nos relations, forcément uniques et parfois singulières.
En terme d'anniversaires, j'en ai eu plusieurs ces dernières semaines : le mien en effet, (mais passons, j'ai 10 ans hein !), 2 copains de lycée (40 ans de rires et d'amitié !) et tiens par contre, celui que je partage avec l'une de mes psychothérapeutes colocataires professionnelles, celle avec qui j'ai une relation fort singulière... puisque (motarde) nous sommes aujourd'hui mariés depuis 32 ans !
"On est loin d'être lassés / Rester, rester, rester / Dans un coin de mes pensées / Une vie à t'enlacer / Mille fois recommencée / Et c'est pour ça qu'on va rester (...) La niche où se cachent les clefs / De la mécanique éternelle / Mais l'horloge est hors de portée / Et ce n'est pas là l'essentiel / Elle peut continuer de tourner / Elle peut tout emporter / Je te trouve chaque jour plus belle"... Heureusement qu'on était "Partis pour rester" comme le chante Cabrel ! JMP

Message personnel : "Bref, mon rêve, c'était d'être le tiens" ;-)

jeudi 13 septembre 2018

"2008-2018, CHEMIN DISANT"

Chronique Terrienne n° 168
L'ouvrage que je publie ce mois-ci : "2008-2018, CHEMIN DISANT"... c'est 10 ans de pratique professionnelle du coaching de transition et de l'outplacement, c'est à dire épauler des licenciés pour qu'ils rebondissent et puissent piloter leur trajectoire en confiance, foi de coach motard !

Les 41 "Chroniques Terriennes" éditées dans ce livret sont issues du "Blog de JMP" (AdC : www.accelerateur-de-croissance.com *) parmi plus de 160 actuellement : plus de 10 ans à s'étonner, 10 ans à contribuer. 10 ans à rédiger sur mes pérégrinations et mon métier : un Blog-Notes en somme. Celui qui m'inspira le nom de ces "mémos" s’appelait Ray Bradbury. Ce très prolifique auteur américain de science-fiction est le créateur des fameuses "Chroniques Martiennes" en 1950 qui le rendirent mondialement populaire.
Je dédicacerai ce recueil anniversaire lors de ma journée "portes ouvertes" au Cabinet à Crolles fin de ce mois. Au sein d'un quartier refait intégralement et de l'agrandissement récent de nos locaux (+ de 120m² dédiés à l'accompagnement humain), ce sera "open bar" non-stop de 11h00 à 19h00 chez AdC ! Si vous ne pouvez passer un moment à cette occasion, vous pouvez télécharger "2008-2018, CHEMIN DISANT" en cliquant sur ce lien : http://eepurl.com/dG5kI9
Un livret de 64 pages qui permet une lecture chronologique mais également pour picorer.

Bonne dégustation ! JMP

* et abonnez-vous pour les recevoir les prochaines directement sur votre mail.

dimanche 26 août 2018

Zorro ce héro

Chronique Terrienne n° 167
"Un cavalier, qui surgit hors de la nuit court vers l'aventure au galop. Son nom, il le signe à la pointe de l'épée d'un Z qui veut dire Zorro". (France 3 diffuse toujours cette série culte)
Il faut que je vous l'avoue aujourd'hui, Zorro a aussi joué un grand rôle... dans ma vie !
Don Diego de la Vega à la ville, un aimable et élégant jeune notable, devient la nuit venue "le renard", justicier et défenseur des citoyens d'un Los Angeles alors Californie espagnole.

Si les 82 épisodes télévisuels initiaux ont "fait un tabac" juste avant mon arrivée sur terre (1957-1961), j'ai été ensuite bercé dans mon enfance par ce personnage au double visage : oisif le jour et intrépide la nuit !
Fils du respectable Don Alejandro de la Vega, avec son fidèle serviteur muet Bernardo, son cheval Tornado, un superbe étalon noir, Zorro ne perd pas une occasion de ridiculiser le sergent García, que le Commandant Monastorio lance à ses trousses. Don Diego "masque" donc en société ses préoccupations ultimes (ainsi que son habileté à l'escrime), se faisant volontiers passer pour un érudit, feignant de s'intéresser aux choses politiques; ceci pour mieux observer et enquêter sur les vils desseins du Commandant corrompu.
Et dire que ce personnage, qui a inspiré d'autres héros masqués (par ex. Batman, du propre aveu du dessinateur Bob Kane) était interprété dans la série TV par Armando Catalano, alias Guy Williams, un acteur italo-américain qui effectuait lui-même ses cascades. Quand j'appris que cet "homme parfait" qu'il était dans la série (intelligent, sociable, fringant, mais surtout honorant ses valeurs de justice et de liberté avec audace et courage) est mort en 1989, seul et alcoolique à 65 ans dans un hôtel à Buenos Aires, j'ai compris que l'idole de ma jeunesse, Zorro, mon héro, n'existait pas. Il n'était en fait qu'une de mes "petites voix du passé" ! JMP

Lire la Chronique Terrienne n° 160 (11 09 2017) :
http://accelerateur-de-croissance.blogspot.com/2017/09/ces-petites-voix-du-passe.html

dimanche 12 août 2018

Tout-à-l'ego

Chronique Terrienne n° 166
Laurent Gounelle vit aujourd'hui à Cluny, lieu du roman que j'ai lu, en Poche, pendant mes congés d'été : "Et tu trouveras le trésor qui dort en toi". Il est consultant en relation humaine depuis plus de 15 ans et écrivain depuis 10 ans. J'avais lu "L’homme qui voulait être heureux" et "Dieu voyage toujours incognito", ses deux premiers livres (de gros succès de librairie parmi ses 5 titres d'ores et déjà publiés).
Je recommande cet ouvrage, pour ses différents aspects (questionnements spirituels et quête de vérité universelle pour le fond, lecture fluide et style enlevé pour la forme), mais parlons un peu de l'ego qui y est abondamment abordé, en s'inspirant d'un autre Laurent* (qui rédige
des fiches de lecture d'ouvrages de développement personnel) :
Ne sachant pas vraiment qui nous sommes, car ce que nous sommes est trop abstrait, nous nous assimilons souvent à des choses plus palpables, comme par exemple notre intelligence, nos rôles (cool, sérieux, bourgeois...), notre job etc. Ce n’est pas forcément grave mais c’est très limitant. L’ego étant la représentation que l’on a de soi-même, cette fausse identité fait écran à notre vraie nature, un peu comme si une partie imaginaire de nous-même prenait le pouvoir en nous. Ayant souvent peur de ne pas être suffisamment ce que l’on croit être (ce rôle auquel on cherche à s’identifier), l’ego est donc aussi le fruit de la peur, et on le sait, les peurs infondées sont le fruit d’un processus mental. Le mental cultive l’égo. Se libérer du mental afin de vivre les choses telles qu'elles sont, dans l’instant présent (alors que le mental ne voit que le passé ou le futur) est la voie. Attention, mon ego s’attache seulement à ce qui me valorise, mais il n’est pas Moi. A la fois mon ego est constitutif de mon estime de moi-même (et c'est essentiel), mais lutter contre mon ego pour être vraiment moi-même est la grande question. Alors canalisons humblement notre tout-à-l'ego ! JMP

www.laurentnizette.com

jeudi 26 juillet 2018

Se savoir unique (vocation)

Chronique Terrienne n° 165
Sur LinkedIN hier matin : je découvre Nadine CANARD, Catherine GOUJON, Marjorie LATOUILLE, Etienne PEPIN, Philippe RAGOT... Si nos patronymes orientent certainement notre vocation, pour ma part je me dirigerais sur le PONT...SAIT ;-)
Celui qui "sait" construire des "ponts"... s'occupe en effet depuis 10 ans du projet de personnes en transition, entre deux... tel William BRIDGES, le bien nommé !
Mais trêve de jeux de mots, quand on sait qu'il n'y a qu'un seul et unique JMP sur terre, que parmi les quelques dizaines de milliards d'individus qui m'ont précédé et que parmi tous ceux qui me succéderont, aucun ne me ressemble vraiment et ne me ressemblera jamais, on peut se dire que je peux m'autoriser à travailler à être ce que je peux devenir !
J'aime dire à mes clients, avec qui je propose de travailler leur singularité, qu'on n'est un peu tous pareils mais que chacun est unique. Et que dire de ce client actuel qui porte un prénom très original et un patronyme tellement révélateur de son potentiel ! "Je me suis senti très tôt spécifique, différent" me disait-il. Je lui ai proposé son Profilscan. Sa personnalité est l'articulation de 3 dimensions essentielles : ses valeurs, ses motivations génériques et son fonctionnement cognitif. Elle est unique (22 millions de Profilscans différents possibles d'après l'éditeur) mais recèle de grandes orientations qu'il connaissait (sinon "intuitait") et a pu donc valider. Accueillir ses points d'appui, puis décider de travailler ses points de progrès.
Le rapport complet que je lui ai remis fait 20 pages et comporte de nombreuses évaluations -not. sous stress-, mais ce référentiel aide surtout à parler de soi avec professionnalisme et précision, donc à gagner en crédibilité. JMP

dimanche 3 juin 2018

Retour d'image

Chronique Terrienne n° 164
J'ai récemment participé à Paris à un atelier de Aude Roy, coach en image bien connue de longue date. Le crédo de cette spécialiste est de dire que mon image, en toute conscience, peut être juste et confortable, crédible voire stratégique, et qu'ainsi mon bien-être et mon efficacité professionnelle seront décuplés. Qui nierait en effet que son image n'est pas une clef de réussite dans la vie (pour se différencier, pour convaincre...) ?
Lors d'une première rencontre entre deux personnes, nos différents cerveaux entrent en action : le reptilien (instinct) veille (rassuré/défiance, ouverture/fermeture) puis ensuite le limbique (émotionnel) apprécie (sympa/pas sympa) et enfin le cortex (pensée) lui va trouver des justifications (...) -le tout en moins de 20 secondes- !
Si les composantes de notre image personnelle sont nombreuses (silhouette et attitude, faciès et sourire, ton et respiration, coiffure et vêtements etc), elles sont autant de leviers à exploiter. En effet, un look se travaille, une posture s'améliore, une poignée de mains se prépare.
En début d'atelier, Aude nous a fait échanger nos premières perceptions entre participants, ce via une carte sur laquelle rédiger 3 talents. Mon jeune voisin (avec qui j'avais échangé quelques mots en arrivant) a écrit de moi "humour, amical, bienveillant" et le monsieur de l'autre côté de l'allée "sensibilité, fidélité, engagement". Constat : ces 6 qualités me correspondent tout à fait et j'avais moi-même écrit quelques minutes avant sur ma carte (pour moi) 4 synonymes sur 6 mots ! En tout cas, je validais bien qu'en parlant à mon voisin le plus proche, j'avais eu un impact par rapport à l'autre personne, pour qui mon non-verbal avait aussi "parlé" néanmoins ! JMP

PS : Aude Roy a démarré son parcours professionnel dans l'univers de la haute-couture, elle préside l'association francophone de l'image et de la posture, elle est aussi synergologue* (*en 2 mots : le non-verbal). Elle a déjà rédigé 3 ouvrages et aime dire "L'image ne fait pas le moine, mais permet d'entrer au monastère"!

jeudi 12 avril 2018

La confiance en soi, une philosophie ?

Chronique Terrienne n° 163
Tel est le titre du dernier ouvrage de Charles Pépin, un philosophe que j'ai croisé il y a 10 ans et dont j'apprécie la pédagogie. Mais au fait, porter un patronyme comme celui-ci affaiblit-il la confiance ? J'ai souvent pensé qu'être client des Ambulances Pépin, proche de chez moi, ne serait pas très évident à vivre ! Bref (dirait l'historien), Charles nous éclaire sur les mystères de la confiance en puisant dans les textes des anciens mais aussi les témoignages de grands sportifs, artistes ou anonymes. J'avais particulièrement apprécié la lecture des "Vertus de l'échec", son précédent essai. Effectivement pour moi, se donner le droit à l'erreur n'est-il pas le premier pas vers la confiance en soi ? S'il nous livre, en cet opus (mars 2018 chez Allary Editions) 10 sujets de réflexion pour nous montrer le chemin de la confiance en nous, nous sommes au cœur du stage PTC dont la saison 2018 vient d'être programmée avec mon acolyte coach-motard Gérard-Philippe à Grange Fayet en Ardèche verte chez Fabyenne (un Relais Motards comme je les aime).
PTC, comme "piloter sa trajectoire en confiance" est un espace-temps hors du monde du travail, où la déconnexion, les processus d'animation et la moto permettent de vivre une expérience unique pour faire le plein de confiance en soi.
Quand la moto en duo est ici un remarquable outil pour accéder vraiment au lâcher-prise, attitude nécessaire à la confiance, ce stage où tout est aidant pour atteindre l'objectif d'être présent à soi devrait être remboursé par la sécurité sociale ! JMP

Plus d'infos sur https://www.efficacite-professionnelle.com/confiance-et-lâcher-prise

dimanche 11 février 2018

Garder la flamme

Chronique Terrienne n° 162
Grenoble fête en ce mois de février les 50 ans des Jeux Olympiques de 1968. Je rédige aujourd’hui ma CT 162 (un "œuf" après le "un"... et c'est mon année de naissance ;-) Né en cette ville, j'avais 5 ans et demi quand Killy gagnait ses 3 médailles d'or sur les pistes de Chamrousse. "Gratianopolis" s'est complètement transformée en quelques années : plus d'un milliard (de francs) investi -dont les 3/4 par l'état- destiné à 90% à des projets non sportifs. Ils ont permis de déverrouiller notre ville grâce à des accès autoroutiers, de la structurer avec la refonte des grands boulevards et autres aménagements de voies, mais aussi de la doter d'équipements modernes (l'aéroport, la gare, la maison de la culture, le palais des sports, Alpexpo, l'hôtel de Ville, l'hôpital sud...) et de la développer (le nouveau quartier du village olympique, les trois tours de l'île verte...) De Gaulle (Charles) présent à l'inauguration, "schuss" (première mascotte de l'histoire des JO) qui pendait au rétroviseur de la 2CV paternelle, mais surtout la vasque et sa flamme... Mes souvenirs s'essoufflent, la modernité arrivait et le monde allait changer. Si avant 68 "tout était à faire à Grenoble", 50 ans plus tard tout reste (toujours) à faire... "On gagne sa vie parce que l'on reçoit ; on construit sa vie parce que l'on donne" a dit Churchill. Gardons la flemme flamme... pour transmettre la ferveur ! JMP

samedi 21 octobre 2017

J'ai 10 ans !

Chronique Terrienne n° 161
Et oui "Le Blog de JMP" a 10 ans en cet automne 2017. La première CT (Chronique Terrienne pour les non-initiés) a en effet été rédigée en 2007. A l'époque, je travaillais sur Paris (rue Bayard la bien nommée pour ceux qui connaissent ma proximité avec le Chevalier) et étais donc stimulé par une autre proximité, celle de mon bureau avec la rédaction du quotidien national du Groupe de presse qui m'avait proposé une année à la Capitale. Moi qui ai connu l'encrier à 5 ans, les premiers PC pour mes 20 ans et étais déjà devenu digital senior depuis ! Le titre de cette CT était "(Longue) Distance" (je vous laisse la relire) : j'y vois aujourd'hui un clin d’œil à ma capacité à rebondir sur la durée.
Si la vie me bonifie, c'est justement via mes transitions. De nos jours, plus d’un actif sur quatre est concerné chaque année par une transition professionnelle. Selon l’Insee, celui qui entre aujourd’hui sur le marché du travail changera en moyenne 4,5 fois d’employeur pendant son parcours, quand ses parents changeaient 1,5 fois.
Les carrières ne sont en effet plus linéaires et la transition professionnelle devient une étape fréquente. Au fait, depuis 10 ans, j'ai encore vécu trois changements professionnels,
une manière de rester jeune, j'ai 10 ans j'vous dis ! JMP