Affichage des articles dont le libellé est engagement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est engagement. Afficher tous les articles

lundi 2 novembre 2020

DRH mon ami(e)...

Chronique Terrienne n° 194 

Ces 12 années de cotisation à l'ANDRH (Association des Dirigeants Ressources Humaines et métiers associés) se seront terminées dans la confusion du grand confinement de 2020. Que de participations de ma part à des soirées, conférences et autres visites d'entreprises locales (j'appartenais au Groupe Dauphiné) que j'affectionnais. Mais voilà, comment dire, ce monde qui est devenu tellement féminisé et extrêmement juridique ne m'attire plus vraiment. Bardé(e)s de diplômes (à l'exemple de ces "Masters RH"), je ne reconnais plus vraiment ce beau métier où l'essentiel semble s'être perdu en route. A 40 ans, en 1972, celui qui vient de disparaître cette année, prenait la gestion des ressources humaines d'un site sidérurgique et métallurgique de 800 personnes. Bien qu'autodidacte, il était bien expérimenté dans la vie et travaillait déjà depuis 12 ans dans cette société qui lui a fait confiance. Il assurera alors 15 années de dialogue social et d'administration du personnel (recrutement ici et en Lorraine, intérim et prestations de maintenance etc...) avec fermeté et bienveillance. Puis à une époque où les crises économiques commençaient à se succéder, il termina sa carrière, à 55 ans, via une pré-retraite où il allait être encore plus en responsabilité (mandataire dans le secteur associatif) que dans son ancien job ! Il était un homme sociable et engagé, on aimait l'avoir comme ami. Je porte son nom et même à moitié son prénom. C'était mon père. JMP

lundi 15 avril 2013

Talents... cachés

Chronique Terrienne n°112
Quand 300 dirigeants se retrouvent pour réfléchir ensemble sur "l’entreprise lieu d’épanouissement des talents", on pourrait penser que dans le contexte actuel ce thème est d’un optimisme béat. Et pourtant, des témoins se succèdent toute la journée pour porter une parole vraie sur la force de l’engagement, le pari sur les hommes et le rôle de l’entrepreneur qui peut être un révélateur de talents.
Quand Antoine Raymond (A. Raymond Group) nous dit que pour lui le bien-être au travail est la clef du succès, Stéphanie Paix (Caisse d’Epargne R-A) nous parle de sa mission : "réenchanter le métier de banquier" qui est aujourd’hui "fracassé", Jean-Luc Petithuguenin (Paprec) lui, bien qu’élu "Entrepreneur de l’année 2012" se présente comme un "imbécile heureux" parce qu’il mise sur l’homme (et l’optimisme, ça marche !)
Avec un peu plus de respect, de bienveillance et de gentillesse en entreprise on réduirait déjà de manière conséquente les souffrances individuelles et les coûts collectifs des risques psychosociaux(RPS).
Et oui le talent a besoin d’un environnement favorable pour s’exprimer : confiance, coopération positive, esprit de responsabilité et d’initiative, droit à l’erreur…
Si le talent se révèle sans doute à l’expérience, il est certainement "capacité à faire différemment". Au-delà de la compétence et du savoir-faire, le talent est plus une aptitude, une habileté, une singularité... trop souvent caché. JMP

* Assises régionales des EDC (Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens) WTC Grenoble -  6 avril 2013.

dimanche 25 mai 2008

Engagement

Dans les TPE-PME, "on bosse" davantage que dans les grandes entreprises.
L'information est confirmée par l'enquête emploi de l'INSEE. Les cadres des sociétés de moins de 10 salariés travaillent 131 heures de plus par an que les autres ; soit plus de 3 semaines d’écart.
Je ne regrette pas les 35 heures dans ma précédente grosse société mais quand même ! Cadres de TPE, c’est le prototype de l’homme à tout faire, compte-tenu de la polyvalence réclamée et de l’absence de services généraux. Les bosseurs tournent ainsi à plus de 50 heures par semaine.
Si dans les petites structures l’investissement énergétique est conséquent, il va concerner de plus en plus de monde. Ces 20 dernières années, on a connu en France une croissance de 35 % des effectifs dans les PME, pour une population active en hausse seulement de 10%. Et que dire des entrepreneurs, professions libérales, artisans, commerçants indépendants…
Trop de tâches ne sont en effet pas valorisables lorsque l’on est à son compte. La rentabilité de nombre d’activités ne peut souffrir de l’imputation des temps de trajets, du travail administratif, de la veille concurrentielle et recherche d’informations par exemple. Souvent dans les TPE, c’est même évidemment la maintenance du matériel, le nettoyage des locaux, le rangement etc... Pas étonnant que l’investissement temps corresponde à un total engagement. A méditer quand on reparle de RTT !