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mercredi 30 novembre 2016

Semer d'un coeur léger...

Chronique Terrienne n° 154
Depuis des années, je creuse deux sillons : la transition et l'entrepreneuriat. Ils se recoupent lorsque un des clients que j'accompagne lance sa propre entreprise, reprend ou s'associe.
Sur ces deux thématiques, j'ai beaucoup d'échantillons sur moi et "rebond", "résilience", "projet", "engagement" sont les mots clefs de ces combats.
"Si nous nous levons le matin avec pour seul objectif d'empêcher notre petit MOI de se faire égratigner, nous trouverons partout des obstacles" dit Alexandre Jollien.
En effet, "quand faut y aller"... "faut y aller" dirait l'autre ! Courage et bonne foi font aussi partie des vertus mise en avant par Comte Spontville.
Courage de faire des choix, de les annoncer, de les mettre en œuvre et de les assumer. Bonne foi de celui qui, a priori, cherche à construire, voit l'autre comme un partenaire avant de voir un adversaire.
L'homme de bonne foi possède l'amour de la vérité, toujours selon André ! Et comme déjà cité "La vérité n'existe que dans l'expérience" (Goa Xingjian) je crois également, comme "ACS", que l'humour est une très grande vertu. Les choses compliquées, la transition et l'entrepreneuriat en font partie, ne devraient en effet pas être abordées par des personnes dénuées d'humour !
Alors comme un grand frère compatissant, car éprouvé en toutes choses sur ces questions là, je guide mes clients vers leur voie, et je sème en toute légèreté.
"Là où vous voulez aller, JMP y est déjà passé !" JMP

samedi 1 mars 2008

Se mettre en 4 !

"Mais, que fait un coach au juste ?" me demande un interlocuteur.

D’abord le professionnalisme du coach nécessite 4 dimensions : 1- une qualité d’être (donc avoir travaillé sur soi), 2- une capacité à gérer une relation (empathie), 3- la compréhension des problèmes et enjeux, 4- des techniques et outils.
L’équation peut même se résumer ainsi : sécurité ontologique + compétentes = OK +
Ensuite, dans le cadre du déploiement de son accompagnement, le coach utilisera une méthode lors des entretiens, des outils de diagnostic, des "cartes du territoire". Il aura à l’esprit, tel un tableau de bord, une quinzaine de paramètres, veillant qu’ils soient tous au vert.
Au delà de sa qualité d’écoute, son intervention consistera, grâce à des techniques relationnelles, à donner le "coup de marteau". L’essentiel n’étant pas de frapper en tant que tel, mais de savoir où donner le coup de marteau libérateur !
Nous voyons bien que le coach doit être compétent pour savoir où taper. Car le coup réparateur peut se transformer en KO s’il n’est pas ajusté. Et là, ce n’est plus OK.
Attention donc aux brutalités et méconnaissances liées à l’incompétence d’apprentis sorciers, car alors on est vite dans la quatrième dimension…

dimanche 24 février 2008

Un ange passe…

Alors que je croise de plus en plus de business angels, je me dis qu’au-delà des réseaux institutionnels d’assistance au démarrage des nouvelles entreprises, il doit exister un vrai besoin d’aider son prochain en matière entrepreneuriale !
Outre les seniors sortant de leurs grands groupes et ayant besoin d’adrénaline, les incitations fiscales ne sont pas étrangères à cet état des choses.
Posons un instant la question de la relation que l’on peut entretenir avec un business angel (BA) alors que l’on est jeune entrepreneur ?
Alors qu’un nombre certain de BA n’ont jamais créé leur entreprise, ce qui peut constituer un premier obstacle d’ordre culturel d’ailleurs, le parrain fortuné souhaite de plus en plus intervenir dans la stratégie voire dans l’opérationnel. Une saine relation ne proviendrait-elle pas d’un positionnement sans équivoque ? Faire bénéficier son poulain de son expérience et de son carnet d’adresse tel un facilitateur me semble pertinent, vouloir se transformer en administrateur-mentor est beaucoup plus délicat. Quant à ceux qui disent vouloir "accompagner", même les banquiers utilisant le terme aujourd’hui, c’est parce qu’il devient à la mode tout simplement ! En étant suffisamment vague, ce terme qui commence à être galvaudé mérite mieux. Car c’est un vrai métier que d’accompagner et c’est aussi un vrai charisme. Ne l’a pas qui veut. C’est aussi un positionnement clair de par sa neutralité obligatoire à l’égard du dirigeant. Que les uns et les autres soient suffisamment lucides et honnêtes pour que l’ange passe… la main au coach quand il en est encore temps. L’entrepreneur en sortira le grand gagnant, son entreprise très certainement ensuite.

vendredi 14 septembre 2007

Les 3 métiers de la relation d’aide

Je constate que les 3 grands métiers de l’écoute et de l’accompagnement en émergence sont le métier de coach, le métier de counsellor* et le métier de psychothérapeute.
- Le métier de coach : intervention à caractère professionnel. Métaphore du Client : le client roule sur sa route, il n’avance pas comme il le souhaite. Métaphore du Coach : le coach est un « co-pilote ».
- Le métier de counsellor : intervention à caractère professionnel et/ou personnel. Métaphore du Client : le client est arrêté sur sa route. Métaphore du Counsellor : le counselor est un « dépanneur ».
- Le métier de psychothérapeute : intervention à caractère personnel. Métaphore du Client : le client a perdu sa route, il est désorienté. Métaphore du Psychothérapeute : le psychothérapeute est un « réparateur ».

Cette présentation, avec cependant toutes ses limites, peut participer à la clarification des postures des professionnels de la relation d'aide au delà des « statuts » identitaires et réglementaires. Car comme chacun le constate, de multiples « métiers » se propagent aujourd’hui, du life coaching (dont les contours sont assez flous pour moi) au psychiatre (qui est médecin et traite donc les pathologies), en passant par des professions plus anciennes (psychologues, psychanalystes...) et nombre de nouvelles appellations souvent fort originales (...) Ainsi toute approche à visée sincèrement pédagogique peut être éclairante pour l’un ou l’autre d’entre nous.

* il n’existe pas de traduction satisfaisante en français, à ne pas confondre avec le consultant, le counsellor ne donne pas de conseils mais il « tient Conseil » (à titre d’exemple : le conseil conjugal et familial)