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mercredi 25 mars 2020

"J'accompagne, tu accompagnes..."

Chronique Terrienne n° 184
"Accompagner" semble vraiment à notre époque le mot magique d'une posture professionnelle idéale ! "Tous à la maison, Dunod vous accompagne pendant le confinement", mon banquier dit m'accompagner lui-aussi, tout comme mon magasin de bricolage (!) ainsi qu'une kyrielle de métiers (agents immobiliers, avocats, architectes et prestataires en tout genre...) Or, en n'étant guère précis (par malice), on gomme du vocabulaire la réalité qui est souvent : vendre, écouter, conseiller, accueillir, transmettre, former, fournir etc... Mais l'accompagnement recouvre en effet nombre de vocations et de postures professionnelles. Je vais tenter d'y apporter un peu d'éclairage, moi qui ai démarré ma carrière en 1984 en tant qu'Attaché Commercial et non "Conseiller", ou mieux "Ingénieur" Commercial" ! Rester dans la confusion, c’est refuser de donner du sens à ce qu’on fait quand on dit accompagner. C'est, vous l'aurez compris, évidemment exclure clairement les pratiques qui ne sont ni de près, ni de loin, de l'accompagnement. "La posture d’accompagnement confronterait à un ajustement de l’action à la demande particulière corollaire d’une attitude d’effacement, de mise en retrait, consistant à ne pas faire ni dire à la place de l’autre" écrivait Maela Paul en 2002 (CNAM et Université de Nantes) in "L’accompagnement : une nébuleuse." Pour moi, accompagner signifie épauler un individu d'un point A à un point B (son objectif à lui, pas le mien) en toute sécurité (respect du libre arbitre, confidentialité etc...) sur une durée de quelques mois (le coach étant biodégradable ;-) JMP



dimanche 3 février 2013

Choisir de choisir

Chronique Terrienne n° 108
Mes clients, ceux qui m’ont choisi… et que j’ai choisis, décident de cerner leurs limites pour développer leurs possibles. Ils laissent leur ego de côté et écoutent leur cœur : "je ne fais rien sans les autres. Je vais prendre soin de moi en bénéficiant de l’accompagnement d’un pro. car je suis moi-même un pro." Tout comme un champion a besoin d’un entraîneur pour améliorer ses performances et dépasser les épreuves. C’est une démarche pertinente de se faire accompagner. Quand on ne le fait pas, trop souvent c’est par peur, complaisance et/ou méconnaissance. Déni d’une situation trop dure pour être regardée en face. Pas d’exigence à tirer les leçons des difficultés et des échecs. Ignorance des mécanismes de la psycho-dynamique humaine du changement.
"Il faut accepter de changer pour rester soi-même" disait Simone de Beauvoir. Ceux qui rebondissent vite savent s’entourer, ils le doivent souvent à leurs expériences passées. Travaillez à être ce que vous pouvez devenir est un vrai travail, difficile à faire seul, de plus dans un timing limité. J'ai été mal payé pour le comprendre par moi-même il y a 10 ans !
Mes clients font donc le choix de choisir de choisir, pour ne pas subir. "Nos limites n'existent, que parce que nous n'avons pas travaillé à en faire des possibles". JMP

"Nous ferons de nos grilles des chemins. Nous changerons nos villes en jardins… (Il suffira)"

mercredi 12 décembre 2012

Choisir son coach (2)

Dans ma chronique du 1er mai 2008 j’abordais la délicate question du choix de son coach.
La recommandation par un de ses anciens clients que vous connaissez ou la prescription par votre DRH au sein de l’entreprise étant faite, vous êtes face à un professionnel, il vous consacre un entretien de prise de contact : qu’en faites-vous ?
Pour cela, posez-vous les bonnes questions avant l’entretien : Quelles craintes avez-vous pour vous ? Quel est votre vrai besoin ? Quel écart entre la situation actuelle perçue et votre désir ? Quelle pourrait être votre demande explicite à ce professionnel pour cet accompagnement ?
Profitez de ce temps initial de rencontre pour écouter votre ressenti. Osez découvrir la personne derrière le coach. De quelle personnalité avez-vous besoin à votre étape de vie ? Notez vos impressions sur un bloc-notes, elles sont précieuses pour ne pas ensuite faire un choix soi-disant rationnel, càd uniquement basé sur le cérébral.
Questionner le coach sur sa pratique, ses clients, son parcours et ses valeurs. Trop peu de personnes sont au clair sur les critères de choix qui seront les leurs. D’autres évoquent le "fit" en étant incapables de le définir*. Vous ne travaillerez pas par hasard avec cette personne-là. Alors quel est votre degré de maturité sur ce type de choix. Il en dit déjà long sur votre prochaine étape de croissance !

* une clef : pouvez-vous vous envisager dans une relation de confiance avec cette personne ; au-delà du superficiel évidemment ?

vendredi 31 décembre 2010

Depuis 2 ans et demi...

...me voilà vraiment en immersion dans la "pâte humaine", comme je l'ai souhaité.
Dans ce métier de "seconde génération" pour moi, j'accompagne des professionnels dans les caps qu'ils ont à passer, qu'il s'agisse de défis à relever ou bien de mobilité à conduire.
Je travaille avec des individus dans le cadre de dispositifs d'entreprises prévoyant un accompagnement individualisé (outplacement par exemple), voire totalement personnalisé (coaching de développement par exemple).
Le point commun à tous, c'est qu'ils vivent une "transition", leur transition.
(La transition est la façon -subjective- dont chacun vit intérieurement le changement, changement qui lui est un fait objectif -ex. je suis licencié ; mon entreprise est rachetée...-)

Ces 30 premiers mois chez BPI, j'ai accompagné dans le changement des ETAM et des cadres dans les métiers tertiaires (assistante, comptable, DAF, RRH, commercial, acheteur...), mais aussi nombre de dirigeants et d'entrepreneurs.
J'ai accompagné aussi plusieurs équipes de direction dans des situations de "crise" (restructuration, fusion et déménagement...). J'interviens notamment sur les problématiques de stress et de risques psychosociaux au sein des organisations.
J'aime par ailleurs concevoir et animer des parcours de montée en culture managériale destinés à faire progresser les managers et à développer l'intelligence collective.
Je m'aperçois que je travaille de plus en plus avec des quadras dans leur CMV*, particulièrement dans la réalisation d'un bilan dynamique de carrière.

Au plaisir de vous rencontrer, et pour 2011 : que le meilleur vous gagne !

* Crise de Milieu de Vie

jeudi 1 mai 2008

Choisir son coach ?

L’accès à la profession étant ouvert, la vigilance est évidemment recommandée. Je vous propose ici 7 recommandations pour faire le meilleur choix m’inspirant d’un propos de Lydie Colders (journaliste économique, dont j'aimerais avoir les cordonnées).
Anciens managers, psychologues, consultants... les coaches viennent d’horizons variés. Rencontrez-en plusieurs, faites-vous expliquer leurs méthodes de travail et vérifiez les points suivants :
Ses connaissances théoriques. Le coaching prend sa source dans différents courants de la psychologie et des sciences sociales : analyse transactionnelle, PNL (programmation neurolinguistique), approche systémique... Le coach doit être formé à l’une de ces disciplines et aux méthodes de coaching, de préférence dans une des écoles renommées.
Son parcours. Un solide itinéraire en entreprise, un passé de manager et une expertise dans l’accompagnement humain sont indispensables.
Sa déontologie. Le coach s’interdit toute influence sur le salarié et il est tenu au secret professionnel. Au cours de votre entretien, testez sa discrétion. S’il commence à citer des noms d’anciens coachés, c’est mauvais signe !
Sa maturité. Faire du coaching suppose de bien se connaître et d’être au clair avec ses motivations. Le coach doit avoir réalisé un travail sur lui-même (une thérapie ou un processus de développement personnel).
Sa supervision. Un coach supervisé est lui-même suivi par l’un de ses pairs. Un garde-fou nécessaire pour maîtriser tout risque de dérapage et de transfert affectif dans la conduite d’un coaching.
Le feeling. Au-delà de l’expérience du coach, c’est l’aspect le plus important. Vous devez vous sentir en parfaite confiance pour envisager un accompagnement.

dimanche 24 février 2008

Un ange passe…

Alors que je croise de plus en plus de business angels, je me dis qu’au-delà des réseaux institutionnels d’assistance au démarrage des nouvelles entreprises, il doit exister un vrai besoin d’aider son prochain en matière entrepreneuriale !
Outre les seniors sortant de leurs grands groupes et ayant besoin d’adrénaline, les incitations fiscales ne sont pas étrangères à cet état des choses.
Posons un instant la question de la relation que l’on peut entretenir avec un business angel (BA) alors que l’on est jeune entrepreneur ?
Alors qu’un nombre certain de BA n’ont jamais créé leur entreprise, ce qui peut constituer un premier obstacle d’ordre culturel d’ailleurs, le parrain fortuné souhaite de plus en plus intervenir dans la stratégie voire dans l’opérationnel. Une saine relation ne proviendrait-elle pas d’un positionnement sans équivoque ? Faire bénéficier son poulain de son expérience et de son carnet d’adresse tel un facilitateur me semble pertinent, vouloir se transformer en administrateur-mentor est beaucoup plus délicat. Quant à ceux qui disent vouloir "accompagner", même les banquiers utilisant le terme aujourd’hui, c’est parce qu’il devient à la mode tout simplement ! En étant suffisamment vague, ce terme qui commence à être galvaudé mérite mieux. Car c’est un vrai métier que d’accompagner et c’est aussi un vrai charisme. Ne l’a pas qui veut. C’est aussi un positionnement clair de par sa neutralité obligatoire à l’égard du dirigeant. Que les uns et les autres soient suffisamment lucides et honnêtes pour que l’ange passe… la main au coach quand il en est encore temps. L’entrepreneur en sortira le grand gagnant, son entreprise très certainement ensuite.

vendredi 19 octobre 2007

C'est la reprise !

Le choc démographique du "happy boom" et les départs massifs en retraite envisagés constituent un enjeu de taille en matière de savoirs-faire et d’emplois des les PME et TPE.
1 dirigeant de PME sur 5 va passer la main d’ici 2012 !
Aussi stimulent t-on les vocations de repreneurs d’entreprises. Les candidats n’ont pas les même caractéristiques en général que les créateurs. En premier lieu il faut avoir un budget d’amorçage souvent bien plus important. Par conséquent les repreneurs sont souvent des personnes plus âgées et aussi plus expérimentées que la plupart des créateurs.
J’ai d’ailleurs personnellement créé de toutes pièces à 31 ans, et j’ai repris, ensuite, à 39.
La reprise n’est d’ailleurs pas exactement la même aventure que la création. Ces principaux écueils sont les suivants :
- la compétition est immédiate… avec les autres repreneurs potentiels,
- la décision d’acheter est souvent à prendre avec moins de temps qu’on ne souhaiterait,
- les premiers mois sont décisifs, notamment avec l’équipe en place, mais aussi parce que l’on découvre la réalité (et parfois aussi ce que l’on vous a caché).
Le problème que j’y vois, c’est qu’on ne devient pas entrepreneur du jour au lendemain et que le saut est donc périlleux pour un cadre issu d’un grand groupe par exemple. Les réponses : bien se connaître, être bien entourer familialement, et se faire accompagner.
Pourquoi pas par un coach professionnel ayant l’expérience de l’entrepreneuriat ?
www.paroles-de-patrons.com