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jeudi 20 août 2020

Urb(e)y et Orb(e)y

Chronique Terrienne n° 191 

La relecture, cet été, du "Pouvoir de l'instant présent" d'Ekhart TOLLE, "l'un des livres les plus importants de notre époque" d'après Marc Allen qui en signe la préface (Editions J'ai lu), je la dois à cette cliente qui, il y a quelques années, ne me rapporta pas l'ouvrage que je lui avais prêté. Ce bouquin se retrouva donc dans le top case de ma moto pour notre séjour 2020 en Val d'Orbey, étant tombé dessus quelques jours plus tôt dans le rayon livres de mon supermarché préféré. Le message de cet ouvrage : le problème de l'humanité est profondément enraciné dans le mental lui-même, ou plutôt notre identification au mental. Ekhart TOLLE, qui l'a écrit en 1997, y parle beaucoup de lâcher-prise. L'ego nous orientant beaucoup vers le manque et la peur, donc la résistance, le contrôle, le pouvoir, la cupidité, la défensive et l'hostilité. Si je ne fais pas honneur à l'instant présent en le laissant être, je suis en plein mélodrame. En totale conscience, fini le mélodrame, les choses mauvaises qui arrivent dans la vie des gens résultent de l'inconscience. En totale conscience, aucun conflit ! Distinguons bien notre Vie et nos conditions de vie. Quand une situation ou une circonstance à laquelle on s'est attaché et identifié prend fin, l'esprit ne peut l'accepter (résistance au changement). Le livre se termine ainsi : "Comment savoir si j'ai lâcher-prise ? Quand vous n'aurez plus besoin de poser cette question !" "Il semble bien que le savoir essentiel ne soit pas encore accessible à la vaste majorité". Clamer cette nouvelle "urbi et orbi" dans la petite ville d'Orbey (près de Colmar) et à l'univers entier est mon idée ! JMP


dimanche 12 août 2018

Tout-à-l'ego

Chronique Terrienne n° 166
Laurent Gounelle vit aujourd'hui à Cluny, lieu du roman que j'ai lu, en Poche, pendant mes congés d'été : "Et tu trouveras le trésor qui dort en toi". Il est consultant en relation humaine depuis plus de 15 ans et écrivain depuis 10 ans. J'avais lu "L’homme qui voulait être heureux" et "Dieu voyage toujours incognito", ses deux premiers livres (de gros succès de librairie parmi ses 5 titres d'ores et déjà publiés).
Je recommande cet ouvrage, pour ses différents aspects (questionnements spirituels et quête de vérité universelle pour le fond, lecture fluide et style enlevé pour la forme), mais parlons un peu de l'ego qui y est abondamment abordé, en s'inspirant d'un autre Laurent* (qui rédige
des fiches de lecture d'ouvrages de développement personnel) :
Ne sachant pas vraiment qui nous sommes, car ce que nous sommes est trop abstrait, nous nous assimilons souvent à des choses plus palpables, comme par exemple notre intelligence, nos rôles (cool, sérieux, bourgeois...), notre job etc. Ce n’est pas forcément grave mais c’est très limitant. L’ego étant la représentation que l’on a de soi-même, cette fausse identité fait écran à notre vraie nature, un peu comme si une partie imaginaire de nous-même prenait le pouvoir en nous. Ayant souvent peur de ne pas être suffisamment ce que l’on croit être (ce rôle auquel on cherche à s’identifier), l’ego est donc aussi le fruit de la peur, et on le sait, les peurs infondées sont le fruit d’un processus mental. Le mental cultive l’égo. Se libérer du mental afin de vivre les choses telles qu'elles sont, dans l’instant présent (alors que le mental ne voit que le passé ou le futur) est la voie. Attention, mon ego s’attache seulement à ce qui me valorise, mais il n’est pas Moi. A la fois mon ego est constitutif de mon estime de moi-même (et c'est essentiel), mais lutter contre mon ego pour être vraiment moi-même est la grande question. Alors canalisons humblement notre tout-à-l'ego ! JMP

www.laurentnizette.com

samedi 9 février 2008

Ski t’attend…

Ma belle région attire les passionnés de glisse en les transformant en amateurs de files d’attentes (péages autoroutiers et remontées mécaniques entre autres). Peut-être qu’apprendre la patience est une vertu pédagogique pour faire croître nos contemporains que les messages promotionnels des stations de ski occultent, tant elle ne serait pas vendeuse.
Dans la relation, "ski t’attend" n’est parfois en effet pas triste ! Cette semaine, je me suis surpris à être fier de la façon dont j’ai géré deux entretiens commerciaux avec des névrosés particulièrement inconscients de leur état. La patience, je l’ai eu avec eux. Découvrir les enjeux identitaires de personnalités ayant des positions professionnelles qui pourraient laisser penser qu’ils ont travaillé sur leur ego peut surprendre. Leur permettre d’en prendre conscience, tout d’abord en ne rompant pas le début d’une relation juste initiée, en faisant preuve de cette patience, que je crois de plus en plus nécessaire dans nos rythmes quotidiens effrénés.
Dans les télésièges de nos fameuses stations, un de mes enfants qui reprend cette saison le ski, doit s’attendre à voir certaines personnes mal gérer leur impatience en se prenant trop au sérieux pour travailler sur eux !
Je crois, comme Jean de la Bruyère, qu’il vaut mieux en rire. Il faut rire avant d'être heureux, disait-il, de peur de mourir avant d'avoir ri ! Ce qui serait dommage n’est-ce pas ?
Un bon client me disait ces jours-ci qu’avec l’âge, il avait enfin réussi à renoncer à l’Idéal. Le "driver" : "Sois parfait" est en effet souvent un vrai défaut ! Figurez-vous qu’il travaille, lui, sans ego, avec les opérateurs de remontées mécaniques des nos belles stations françaises…